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Mali: le colonel Assimi Goïta accueille son homologue burkinabè Paul-Henri Damiba à Bamako

Sandaogo Damiba chez Assimi Goïta : choisir Macron ou PoutineL’actuel dirigeant du Faso a quitté samedi Ouagadougou pour une visite à son homologue malien, le colonel Assimi Goïta. Son avion a atterri à l’aéroport international Modibo Keïta de Bamako vers 15 heures, heure locale. Une mission diplomatique afin de convaincre tous les voisins du Burkina Faso de se retrouver autour d’une même table pour définir une stratégie commune de lutte anti-jihadiste, selon une source proche de la présidence burkinabè.

Le chef de l’État burkinabè a été accueilli avec tous les honneurs dus à son rang : tapis rouge, fanfare, haie d’honneur et une grande mobilisation populaire le long des artères jusqu’au palais de Koulouba, selon une source sur place à Bamako.

« C’est un grand honneur pour le Mali de recevoir mon frère le président, c’est un honneur pour le Mali de recevoir mon frère Paul Henri Sandaogo Damiba », a écrit le colonel Assimi Goita, le chef de l’État malien, sur son compte Twitter.

Parmi les membres de cette délégation à Bamako, plusieurs chefs militaires, notamment le lieutenant-colonel Yves Didier Bamouni, le commandant des opérations du théâtre national, qui assure la coordination de la lutte antiterroriste et le lieutenant-colonel Mahamadi Bonkoungou, le patron du renseignement au Burkina.

 

Après l’aéroport, les deux chefs d’État se sont entretenus en tête-à-tête, avant que la rencontre ne soit élargie aux membres des délégations. Les échanges se sont déroulés en toute convivialité, dans la transparence, a confié une source proche de la présidence burkinabè. Les discussions ont principalement portés sur les enjeux sécuritaires qui concernent les deux pays, mais aussi sur la coopération bilatérale.

Ils ont décidé de renforcer leur coopération militaire pour sécuriser davantage leur frontière commune. Le Burkina Faso, le Niger et le Mali se mettront ensemble pour travailler à juguler cette crise sécuritaire.

Le colonel Assimi Goita et le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba souhaitent que les pays de l’Afrique de l’ouest aient le même point sur cette crise. Pour les chefs d’état malien et burkinabè, il s’agit bien de « groupes armés terroristes » qui s’attaquent à leur territoire. « Le Burkina Faso et le Mali décident de maintenir l’appellation groupes armés terroristes pour éviter toute ambiguïté dans la définition de ce qui leur arrive », selon notre source

En ce qui concerne l’affaire des soldats ivoiriens arrêtés au Mali, Paul Henri Sandago en a parlé avec son homologue malien. L’idée est d’amener les deux pays à collaborer davantage et surtout à lever tout malentendu lié à cet incident, relate notre interlocuteur.

Melv

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