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Mali: Le conseil de sécurité de l’ ONU a sanctionné jeudi, à l’unanimité de ses 15 membres, trois leaders maliens soupçonnés.

Au Mali, le conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) a sanctionné jeudi, à l’unanimité de ses 15 membres, trois leaders maliens de groupes armés, “soupçonnés d’entraver le processus de paix” engagé dans ce pays.

La sécurité au Mali préoccupe l’ ONU

Ces responsables de groupes armés “opérant dans le Nord Mali” (…) “avaient été identifiés par les experts du comité des sanctions de l’ ONU, en août 2018”, a indiqué le conseil de sécurité.

Accusé d’entretenir des liens avec le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) dans la région de Tombouctou et de Gao, Mohamed Ag Mohamedoune, est membre de la Coalition pour le peuple de l’ Azawad, un groupe qui a mené des attaques contre des camps militaires des Forces de défense et de sécurité maliennes.

Ahmoudou Ag Asriw issu du groupe progouvernemental Gatia, est accusé par l’ ONU d’être engagé depuis 2016 dans la sécurisation de convois transportant de la résine de cannabis. Ce trafic de drogue lui permettrait ensuite de financer des attaques au Mali.

Accusé de travail forcé, d’exploitation sexuelle et de punitions corporelles, Mahamadou Ag Rhissa est un homme très influent à Kidal, dans le Nord-Est du Mali. Membre du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA, ex-rébellion), il serait, selon des experts onusiens à la tête d’un réseau de contrebande de pétrole entre le Sud de l’Algérie et la ville de Kidal. Il participerait aussi au trafic de migrants.

Tous ces trois hommes “sont interdits de voyages, avec effet immédiat”, a décidé le conseil de sécurité, estimant qu’au-delà des condamnations, “ces sanctions sont une méthode pour ménager les principaux acteurs, afin de “ne pas fragiliser l’accord de paix”.

En 2017 le conseil de sécurité des Nations unies a adopté un régime général de sanctions pour le Mali, mettant ainsi en garde tous les acteurs intervenant dans le processus de paix d’Alger, signé en 2015.

Depuis lors, plusieurs missions d’enquêtes s’étaient rendues au Mali avec des résultats accablant certains membres, signataires de l’accord de paix, mais l’ ONU n’avait prononcé aucune sanction jusque-là.

“Cette approche graduelle des sanctions pourrait potentiellement conduire par la suite à un gel des avoirs”, a prévenu l’ ONU, pour qui “cela doit permettre de faire monter la pression” sur tous les acteurs du processus de paix au Mali.

koaci.com

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