01182019Headline:

Mali: Les peules demandent à la CPI de leur rendre justice.

L’association Tabital Pulaagu internationale (TPI) engagée dans la lutte pour la promotion de la culture Peule a demandé au conseil de sécurité des Nations unies la saisine de la Cour pénale internationale (CPI) sur “les massacres et crimes contre l’humanité perpétrés au Centre du Mali”, dont la dernière a fait 37 morts du jour de l’an.

Mardi, 37 personnes ont été tuées dans le village peul de Koulogon, à 117 km de la ville de Bankass, dans la région de Mopti, au Centre du Mali, dans une attaque attribuée à des chasseurs traditionnels Dozos d’ethnie Dogon.

“Le Conseil de sécurité des Nations Unies (doit) prendre toutes les dispositions qui s’imposent pour une saisine de la CPI en ce qui concerne les massacres et crimes contre l’humanité perpétrés au Centre du Mali”, a exigé la TPI dans une note relayée par l’agence de presse mauritanienne ALAKHBAR.

L’Association a exigé des gouvernements malien et burkinabé l’ouverture d’enquêtes crédibles et neutres, afin que les véritables auteurs “de ces actes ignobles” comparaissent devant la justice.

Juste après les tueries de Koulogo, le gouvernement malien a dépêché sur les lieux une mission des Forces armées maliennes (FAMA) qui a interpellé sept personnes et ouvert une enquête.

Vendredi, le président malien Ibrahim Boubacar Keita, en visite surprise dans le village de Koulogon, s’est recueilli sur la tombe des 37 victimes et donné “des instructions fermes au chef d’état-major général des armées (CEMA), afin que les FAMA sécurisent davantage toutes les populations”.

“Les tragiques évènements survenus au Centre du Mali depuis 2012 prennent la dimension d’un génocide planifié contre les membres de l’ethnie peule, déplore la TPI pour qui, les massacres perpétrés dans cette région durant toute l’année 2018 constituent une consécration de la mise en œuvre d’un plan macabre qui vise les Peuls”.

Jeudi, l’opposant malien Soumaila cissé à indiqué dans une note que “laisser de paisibles populations civiles à la merci de hordes d’assassins, malgré les antécédents, est un manque de visibilité et de lucidité, estimant que le gouvernement devrait “agit plutôt que de réagir”, face à ces attaques.

Mercredi, la mission onusienne au Mali (MINUSMA) a annoncé “le déploiement d’une équipe des droits de l’homme à Mopti (Centre du pays) pour aider le gouvernement à mettre fin au cycle de la violence” dans la région, après les nouvelles attaques contres des civils, faisant 37 morts mardi.

lebanco

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