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Mali/Présidentielle; Les candidats Diallo et Diarra ont préféré s’abstenir.

Arrivés 3e et 4e à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle au Mali, les candidats Cheick Modibo Diarra et Aliou Diallo se sont abstenus jeudi à Bamako de donner des consignes de vote pour le second tour prévu dimanche, entre le président sortant Ibrahim Boubacar Kéïta dit IBK et le chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé.

Premier à se prononcer sur la question, Cheick Mohamed Abdoulaye Souad dit Modibo Diarra, a pris “acte sans commentaire” des résultats définitifs du scrutin du 29 juillet proclamés mercredi par la Cour constitutionnelle, confirmant à quelques chiffres près les résultats provisoires du ministère de l’Administration territoriale, en charge des élections.

Modibo Diarra qui a obtenu 7,39% du suffrage exprimé, estime qu’aucun des deux candidats au second tour “ne correspond à (son) idéal de changement”, car “remplacer Ibrahim Boubacar Kéïta par Soumaïla Cissé”, selon lui, “n’est pas l’alternance” mais plutôt “un jeu de chaises musicales”.

Après avoir procédé à des “consultations”, il a annoncé que “chaque entité de (son) groupement (CMD2018) garde son autonomie et est libre de son choix” au second tour, dans une déclaration.

Plus critique dans ses propos et “convaincu que (son) score (08,03%) est très loin de refléter la réalité des urnes”, Aliou Diallo a pour sa part crié à l’”injustice” et dénoncé un “forcing électoral” à travers des “résultats scandaleux”, face à la presse.

“Tout a été fait pour nous écarter, car nous représentons une véritable menace électorale”, a dit M. Diallo à ses militants, ajoutant que ses soutiens et lui méritent “mieux que cette 3e place”.

“C’est donc aux maliens que je laisse le soin de s’exprimer comme ils le souhaitent” dimanche, a-t-il conclu, refusant au passage de “cautionner la continuité du mensonge, de la fraude qui (l’) a empêché d’arriver au second tour”.

Soumaïla Cissé (2e avec 17,78% du suffrage exprimé) qui a lancé à plusieurs reprises un appel à l’unité de l’opposition, ne pourra donc pas compter sur le soutien officiel de ces deux candidats, les seuls parmi les 22 autres à avoir de loin franchi la barre des 5%.

Plus de huit millions de Maliens étaient appelés le 29 juillet à élire leur futur président parmi 24 candidats. Pour diverses raisons dont des “attaques à main armée”, le scrutin n’a pu avoir lieu dans près de 700 bureaux de vote sur 23.041 au total, selon le gouvernement.

 

afrique-sur7.fr

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