07192024Headline:

Mozambique/ Attaques des jihadistes: des personnes décapitées

« Mon mari, mon fils, mon beau-frère, tous décapités » par les groupes armés jihadistes qui sèment la terreur dans le nord du Mozambique depuis trois ans. Rabia Ali, grand-mère aux yeux hagards, dit son grand chagrin d’un ton monocorde.
Comme si le choc de cette violence avait enfermé ses émotions, son regard reste sec, absent. Ça s’est passé il y a presque un an. Comme si c’était hier. « J’ai réussi à m’échapper », raconte-t-elle à l’AFP. « Maintenant je suis ici à Metuge », dit-elle plantée devant sa tente dans le camp du 25 Juin, qui héberge 16.000 déracinés comme elle.

Selon le gouvernement, ces déplacés sont désormais quelque 500.000, à l’intérieur de la province de Cabo Delgado (Nord-Est). Et les groupes armés ont tué plus de 2.400 personnes, dont la moitié de civils, selon l’ONG ACLED qui répertorie déjà plus de 700 attaques.
Cette femme de 50 ans a quitté en février sa région de Quissanga. Elle a marché deux jours vers ce camp situé 60 km au nord, non loin de Pemba, capitale de la province. Elle se contente de répondre aux questions. Ce qui la préoccupe beaucoup, aujourd’hui, c’est de savoir comment elle va pouvoir manger, avec les trois enfants et trois petits-enfants qui partagent sa tente offerte par le Programme alimentaire mondial (PAM). Deux de ses fils bénéficient de rations, qu’ils partagent en famille. C’est tout.

Scènes de terreur
Les décapitations, comme le fait d’incendier les villages attaqués, sont devenues l’une des signatures des jihadistes qui terrorisent la région riche en ressources gazières. Le mois dernier, des assaillants ont ainsi décapité et démembré cinq hommes et quinze adolescents qui participaient à un rite d’initiation. Et en avril, une cinquantaine de jeunes avaient été fusillés et décapités, apparemment pour avoir refusé de rallier les groupes armés.

beninweb.TV

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