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Nigeria: une manifestation pour la libération d’un opposant dispersée par des tirs en l’air

Plusieurs dizaines de manifestants qui réclamaient la libération d’un journaliste nigérian et opposant au régime ont été dispersés mardi à Abuja par des agents des services de sécurité qui ont tiré en l’air, causant peur et confusion, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Entre 70 et 80 manifestants s‘étaient rassemblés devant le quartier général de la DSS, les services de sécurité qui détiennent Omoyele Sowore depuis début août, après son arrestation pour “trahison” et appel à la révolution, selon un journaliste de l’AFP présent sur les lieux.

Ils scandaient des slogans tels que Libérez Sowore ou Buhari est un tyran, quand une cinquantaine d’agents de la DSS sont sortis du bâtiment, certains en voiture, moto ou camion, et ont forcé le passage dans la foule.

Les agents des services de sécurité ont tiré en l’air et les manifestants ont commencé à courir dans tous les sens. Certains ont essayé de traverser l’autoroute en contre-bas, d’autres ont été piétinés et un journaliste a été frappé.

Candidat malheureux à la présidentielle de février, Sowore, âgé de 48 ans, avait été arrêté en août par la DSS pour avoir appelé sur Twitter à l’organisation d’une manifestation baptisée “Révolution maintenant”.

Pourfendeur virulent du régime
Pourfendeur virulent du président Muhammadu Buhari, il est aussi le fondateur du journal en ligne Sahara Reporters, qui se présente comme un média d’investigation indépendant dans un pays où la liberté de la presse reste fragile.

Fin septembre, la justice nigériane avait ordonné sa libération sans que cette décision ait été suivie d’effet.

La situation de Sowore a soulevé l’indignation sur les réseaux sociaux et dans les milieux intellectuels nigérians, des figures comme le prix Nobel de littérature Wole Soyinka dénonçant publiquement les atteintes aux droits individuels.

Plusieurs figures de l’opposition nigériane poursuivies pour corruption ou atteinte à la sécurité de l’Etat, sont toujours incarcérées malgré des décisions de justice ordonnant leur libération.

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