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Plusieurs Ivoiriens dont des footballeurs arrêtés en Tunisie/les faits

Niangoran Abé Alain Fabrice, qui réside en Tunisie depuis 2017, et dont les parents étaient sans nouvelles, est dans une prison en Tunisie, a-t-on appris auprès de ses proches en Côte d’Ivoire. Sa mère Chantal Sika Coussou, en pleurs, originaire de Yakassé-Mé, département d’Adzopé, s’est rendue, le mercredi 2 mai 2018, à notre rédaction à Marcory-Zone 4 C, pour faire part aux autorités ivoiriennes et à l’opinion publique, de cette information qui l’attriste au plus haut point. « Nous avons maintenant retrouvé les traces de mon fils Niangoran Abé Alain Fabrice. Selon le ministère des Affaires étrangère où nous nous sommes rendus le vendredi 27 avril 2018, mon fils est en détention en Tunisie, en compagnie de 16 Ivoiriens, au nombre desquels figurent des footballeurs (2). Ils ont été arrêtés par la police tunisienne et jetés à la prison de Sabat Edhalem de Tunis (l’équivalent, en Côte d’Ivoire, de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) », a-t-elle rapporté.

Une information confirmée aux parents par Caritas-Tunisie, dont les responsables ont rendu visite aux prisonniers ivoiriens dans leur lieu de détention, le lundi 30 avril 2018. De sources proches du dossier en Tunisie, « on leur a collé un délit imaginaire, bidon, artificiel, pour justifier leur détention. On leur a d’abord reproché le fait d’être en situation irrégulière sur le sol tunisien, avant de requalifier le délit, une fois présenté au juge ».

L’inspection des postes consulaires et diplomatiques que nous avons approchée, s’est gardée de tout commentaire. Néanmoins, une liste de ces 16 jeunes Ivoiriens est disponible auprès du ministère des Affaires étrangères qui s’emploierait, selon notre source, « à faire quelque chose » pour ces jeunes gens. Un contact avec les autorités diplomatiques tunisiennes devrait être établi les jours à venir. Il est aussi prévu le recrutement d’un avocat, en vue de défendre ces détenus au cas où les démarches diplomatiques échouaient.

Pour l’heure, sa mère vit un drame intérieur, à l’idée que son fils est emprisonné « dans des conditions insoutenables » dans ce pays ami de la Côte d’Ivoire. Le jeune homme a un passeport ivoirien en état de validité. Le visa n’est pas exigible entre la Côte d’Ivoire et la Tunisie…

Niangoran Abé Alain Fabrice, 23 ans, a posé ses valises à Tunis en 2017, à la recherche d’un mieux-être, après avoir fait une croix sur ses études. Il a été accueilli par un homme de bonne volonté. Mais, la Tunisie est loin d’être l’eldorado dont il rêvait, au point qu’il est aujourd’hui dans les geôles de ce pays.

 

Encadré : Sauver à tout prix ces jeunes !

16 Ivoiriens dont deux footballeurs sont dans une prison de haute sécurité à Tunis. Ces jeunes dont l’âge varie entre 18 et 30 ans, étaient allés, individuellement, en Tunisie, espérant se faire une place au soleil dans ce pays du Maghreb. Depuis près d’un mois, sans jugement, ils croupissent dans des conditions déshumanisantes, dans la prison de Sabat Edhalem de Tunisie, réputée pour son extrême sévérité à l’encontre des pensionnaires. De sources proches des milieux ivoiriens en Tunisie, la police de ce pays procède, depuis quelque temps, à des opérations de sécurisation de grande envergure, accompagnées d’interpellations massives. Ce qui est de son droit régalien. Mais, le hic est que dans le milieu diplomatique subsaharien, ces arrestations passent très mal. On estime qu’elles « présentent des relents pour le moins xénophobes, puisqu’elles ne visent que les ressortissants africains originaires de l’Afrique au sud du Sahara », glisse un diplomate. « Des Ivoiriens, Maliens, Camerounais, Centrafricains etc. sont plus touchés… Le ministère des Affaires étrangères, à travers la Direction des Ivoiriens de l’étranger, doit, impérativement et nécessairement, prendre ses responsabilités pour sauver ces jeunes gens de la mort », demande ce diplomate.

Loin des siens, sans assistance adéquate, il est évident que ces jeunes gens ne supporteront pas un long séjour carcéral. C’est pourquoi leurs parents plaident pour que le gouvernement d’Amadou Gon Coulibaly prenne des dispositions diplomatiques, en vue d’obtenir, dans un bref délai, la libération de ces jeunes gens, et pourquoi pas, leur rapatriement au pays. Pour eux, le devoir l’impose, la responsabilité régalienne l’exige.

 

A.B. DEPEYLA

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