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Première Dame ou « First Lady »:Ce qu’elles font ?

premieres dames

Le terme « Première dame » ou « First Lady », désignait historiquement, le premier personnage féminin dans l’ordre protocolaire monarchique (Britannique, en particulier). A l’époque, la « First Lady », était, entre autre,  l’impératrice, la régente ou bien la mère du souverain.

Lors de la création des États-Unis d’Amérique, les rédacteurs du protocole de la Maison-Blanche empruntèrent à la monarchie britannique le terme pour désigner par « First Lady » l’épouse du président des États-Unis d’Amérique et lui octroyer un titre officiel. La « Première dame » n’est généralement pas un titre officiel pour les autres Républiques. Au fil du tempset par abus de langage, le terme « Première dame » fut utilisé pour désigner la conjointe de tout chef d’État (ou chef de gouvernement en régime parlementaire) qu’elle dispose ou non d’attributions protocolaires. En Afrique, La Première Dame a parfois des pouvoirs qui débordent, et en abuse des certains cas.

Mais en réalité, La Première Dame ou encore « The First Lady » est un concept ou une fonction ? Quel est son rôle dans la société d’un pays ? Une Première Dame pour quoi faire ?  Ces questions restent posées.

Si aux Etats-Unis, l’épouse du président élu, est contrainte d’abandonner ses activités pour endosser la fonction de First Lady, en Europe et Afrique cela n’est pas forcément le cas.

En France, l’appellation de « Première dame » n’est pas officielle.Le protocole du palais de l’Élysée, ne reconnaît pas officiellement la conjointe, du président de la République, bien qu’elle soit conviée aux réceptions et déplacements officiels. Néanmoins depuis Danielle Mitterrand, l’épouse de l’ancien chef d’Etat français, François Mitterrand, les choses ont changés. Il semblerait, que le conjoint du président soit légitimement salarié (indemnité mensuelle) et dispose d’avantages en nature (bureau, cabinet, secrétariat et services généraux). Seulement, le détail du budget de la présidence n’est pas rendu public pour favoriser son indépendance. Les services de presse de la présidence et les médias en général favorisent,  la mise en lumière de la conjointe du président.

 

Il est bon de savoir que la Première dame n’est pas, nécessairement, l’épouse du chef de l’État en titre. Dans certaines monarchie, l’épouse du Premier ministre est parfois, désignée par comme telle. Dans le cas où le président n’a pas d’épouse, que celle-ci ne souhaite pas porter cette charge ou qu’elle soit décédée, c’est un autre membre de sa famille qui est responsable. Pour exemple Madame Nhu, au Vietnam, dans les années 1950 et 1960 alors que son beau-frère Ngô Đình Diệm était président, ou encore, Keiko Fujimori au Pérou sous le mandat de son père Alberto Fujimori, dans les années 1990. La présidente de Corée du Sud, Park Geun-hye a joué le rôle de Première dame de Corée sous la présidence de son père Park Chung-hee, après l’assassinat de l’épouse de celui-ci et mère de Geun-hye.

En France, Valérie Trierweiler, compagne non mariée du président François Hollande, était qualifiée de Première dame de France, jusqu’à leur séparation.  Les médias américains l’appelaient alors la « First girlfriend » (« Première petite-amie »). De toute manière en France, la qualification de Première dame n’est qu’une commodité de langage, la compagne du président n’ayant pas de rôle important, encadré par des textes légaux.

Les cas où le chef de l’État ou du gouvernement est une femme sont rares. En Allemagne,  Joachim Sauer, époux de la chancelière allemande Angela Merkel apparaît ainsi rarement dans les médias et n’exerce pas vraiment de rôle public.

Il n’existe pas de définition claire du rôle des Premières dames, celui étant ou non officiel, ou non encadré par la législation en vigueur dans tel ou tel pays et dépendant du souhait de l’intéressée de remplir ce rôle. Néanmoins, certaines similitudes permettent de dresser une liste de ses activités, telles que : engagements caritatifs, défense d’associations et de bonnes œuvres, ayant souvent trait à l’humanitaire, la santé ou l’éducation; création d’associations; l’inauguration d’écoles, d’hôpitaux ou de centres d’aides ; la présence lors de dîners officiels et de sommets internationaux…

Il est notable, que les Premières dames bénéficient généralement d’un service détaché de l’administration, leur fournissant un cabinet politique, secrétaire, chauffeur et assistants. Elles ont également parfois, un bureau dans le palais présidentiel, aux États-Unis dans la Maison-Blanche, et en France dans le salon bleu du palais de l’Élysée. Il arrive même, qu’une rubrique sur le site Internet de la présidence leur soit dédié, ou un site propre, comme aux États-Unis, en France, en Côte d’Ivoire ou en Haïti.

La Première dame n’a aucune obligation, néanmoins, bien que son rôle ne soit pas toujours défini officiellement, elle est tenue à un certain devoir de réserve, du moins un devoir de retenue, comme tous les conjoints de dirigeants publics. Ceci l’empêche de prendre publiquement position pour des causes contraires à la politique du président (ou du chef de gouvernement) ou de son image, quitte à en altérer la popularité

Dans de nombreux pays, les Premières dames ont eu une influence certaine, que celles-ci soient des confidentes ou des collaboratrices de leurs époux, où qu’elles aient elles-mêmes mené auparavant une carrière politique ou aient bénéficié d’une formation universitaire poussée. Par exemple, dans les années 1990, aux États-Unis, Hillary Clinton est nommée par son époux Bill dans le groupe de conseillers de la Maison-Blanche chargés de réfléchir aux réformes du système de santé. La décennie suivante, en France, Cécilia Sarkozy travaille longtemps, dans les cabinets ministériels auprès de son époux Nicolas, avant de devenir, Première dame et d’influer sur le choix de certains conseillers et ministres. En Côte d’Ivoire, alors que son mari Laurent est président, Simone Gbagbo est députée et vice-présidente de l’Assemblée nationale.

Certaines Premières dames ont une influence sur des domaines précis, par exemple Moza bint Nasser Al Missned, épouse de l’émir de Qatar, dans le monde de la culture, Dominique Ouattara, l’actuelle Première Dame de Côte d’Ivoire, influente, elle, dans l’humanitaire. Elles interviennent parfois, dans des grands sommets ou des meetings politiques.

Seulement à côté de celles-ci, il y a des Premières Dames, peoples. Celles qui ont une influence loin de la scène politique. Elles sont plutôt « hors gamme », pour certains. Elles sont parfois accusées de gaspiller l’argent de l’Etat. Elles sont brillantes, des cheveux aux ongles. Celle-ci, vont jusqu’à parcourir, plus de 6000 km, pour faire du shoping. Elles sont parfois inactives dans la vie socio-politique de leur pays.

En Afrique ces cas sont récurrents. Nous assistons de plus en plus, à l’émergence des First Lady flashions et peoples. Comme fer de lance, nous pouvons citer Chantal Biya, l’épouse de Paul Biya, Président de la République du Cameroun. Les exemples sont légions. Ces situations, poussent, les populations africaines, à de pas voire ou percevoir l’utilité d’une Première Dame ou « First Lady » dans nos Etats. Pour de nombreux africains, elles ne font que profiter de leur position pour s’enrichir et parfois appauvrir l’Etat. Elles sont inutiles et ne doivent pas avoir autant de privilèges.

fr.wikipedia

 

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