12142018Headline:

Présidentielle camerounaise: Akere Muna accusé de plagiat de logo.

Le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) qui accuse l’ex-bâtonnier camerounais Akere Muna d’utiliser son logo dans ses supports médiatiques de campagne comme preuve de son soutien à sa candidature demande à la commission de prendre des dispositions afin qu’il ne s’en serve plus.

Le MANIDEM a “adressé un courrier à Elections Cameroon (la commission électorale) afin qu’elle saisisse Muna pour qu’il ne serve plus de notre logo”, a dit Valentin Dongmo Fils, le premier vice-président, joint par un journaliste de Afrique sur7.

“Nous avons émis 15 propositions que nous avons déposées chez tous les candidats y compris AKere Muna. Au lieu de nous contacter et s’en tenir aux 15 propositions, il est allé rencontrer Dieudonné Yebga qui est un ancien militant du MANIDEM, exclu lors du dernier congrès”, a expliqué M. Dongmo Fils.

Le MANIDEM traverse une crise interne qui dure depuis plusieurs mois. Anicet Ekane qui avait été révoqué au cours du Comité national de coordination (Cnc), a été réhabilité début juillet.

L’actuel ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji a désigné M. Ekane comme représentant légal de la formation politique, tandis que René Emmanuel Sadi avait reconnu le bureau que conduisait Dieudonné Yebga.

Le 1er septembre, le camp dirigé par Yebga a adhéré à la Plateforme pour une nouvelle république et appelé sa “base à voter” pour l’ex-bâtonnier, candidat du Front populaire pour le Développement (FPD).

“La direction issue du 4e congrès du 2 juin, n’est pas concernée et ne soutient pas la candidature de Muna, avait réagi Ekane, après l’appel de Yebga, accusant le leader du mouvement Now de se “servir d’un militant égaré pour s’attirer les faveurs de l’électorat patriotique”

Yebga “n’a pas qualité d’engager le parti dans une négociation puisqu’il n’est plus militant du MANIDEM”, a ajouté Valentin Dongmo Fils, précisant que “Muna a fait une plateforme avec celui-ci sachant qu’il est exclu du parti.”

“Nous sommes dans la conciliation, s’il (Muna) ne s’exécute pas nous serons obligés de procéder autrement”, a conclu M. Dongmo Fils.

Quelque 6.596.900 citoyens camerounais sont appelés aux urnes le 7 octobre, pour élire leur nouveau président, parmi neuf candidats dont le chef de l’Etat sortant Paul Biya (85 ans).

 

afrique-sur7.fr

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