09162019Headline:

Présidentielle du 11 octobre: 8 millions de Burkinabé appelés à s’inscrire sur la liste électorale

 

presidentielle vote

Quelque 8 millions de Burkinabé sont attendus dans les bureaux de vote le 11 octobre 2015. Mais, pour pouvoir exercer ce devoir civique, il faut qu’ils s’inscrivent sur la liste électorale. L’opération a été lancée le 3 mars 2015, par le président Kafando.

Le fichier électoral qui a servi aux élections de 2012, comportait environ 5 millions d’électeurs. Mais, quelque 3 millions d’autres pourraient s’y ajouter au terme de la révision de la liste électorale, le 18 mai prochain. Ils seront quelque 8 millions de personnes inscrites sur la liste. Parmi elles, il y aura un nombre important de jeunes qui vont voter pour la première fois. Il s’agit surtout de cette jeunesse qui a été le fer de lance de la révolte qui a chassé du pouvoir l’ex-président Blaise Compaoré.

Le N°1 de la transition Michel Kafando a solennellement exhorté ces jeunes à s’inscrire nombreux sur le fichier, afin de se donner eux-mêmes un président de leur choix. Tous les citoyens âgés de 18 ans vont pouvoir voter. Les étrangers aussi sont autorisés à voter, mais uniquement pour les municipales qui se tiendront le 31 janvier 2016. Pour cela ils doivent se munir de leur carte de résidence. Quant aux citoyens burkinabé, ils doivent présenter pour se faire enrôler sur les listes, soit leur carte nationale d’identité, soit un acte de naissance, ou un jugement supplétif. Les Burkinabé de la diaspora, eux, ne sont pas concernés par ces élections.

Le président de la transition avait évoqué entre autres, des raisons de sécurité et d’impréparation pour justifier l’exclusion de millions de citoyens burkinabé des prochaines élections. Cette décision a été accueillie avec un certain désespoir par la très forte communauté burkinabé de Côte d’Ivoire, le pays qui abrite le plus grand nombre de Burkinabé dans la sous-région. Ils y seraient, en effet, plus de trois millions. Le président Michel Kafando avait laissé entendre que l’organisation du vote en Côte d’Ivoire présente des dangers. La présence de l’ancien président, Compaoré, sur le sol ivoirien où il vit en exil depuis sa chute, explique sans doute cette réaction du président de la transition.

Charles d’Almeida

Source : BBC

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