09222017Headline:

Putsch raté au Burkina : Grandes inquiétudes autour du sort de deux journalistes arrêtés

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Plusieurs organisations professionnelles des médias burkinabè ont diffusé un communiqué commun pour attirer l’attention sur le sort de deux journalistes arrêtés dans le cadre de l’enquête sur la tentative de coup d’État, à la mi-septembre.

Adama Ouédraogo, dit Damiss, chef du desk politique au quotidien L’observateur Paalga, et Caroline Yoda, journaliste reporter d’image (JRI) à la télévision BF1,avaient été interpellés et incarcérés en décembre. Suspectés d’avoir été les complices des putschistes de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP), ils sont visés par plusieurs chefs d’inculpations, dont complicité d’atteinte à la sûreté de l’État, complicité de meurtre, ou encore complicité de destruction aggravée de biens.

Une délégation représentant plusieurs organisations professionnelles des médias a récemment pu leur rendre visite à la Maison d’arrêt et de correction des armées (Maca), à Ougadougou, où ils sont détenus. Constatant des conditions de détention « globalement acceptables », cette délégation a aussi relevé plusieurs motifs d’inquiétudes : Caroline Yoda est gardée uniquement par des hommes la nuit, tandis qu’Adama Ouédraogo connait des « complications de santé » en raison de crises d’asthme fréquentes.

Opacité des poursuites

Dans leur communiqué, les organisations professionnelles des médias réclament aussi la publication des faits reprochés à leurs confrères qui pourraient justifier leur détention, tout en se demandant si ces derniers « relèvent de l’ordre professionnel ou de l’ordre privé ». « Ce n’est pas parce qu’ils sont journalistes que nous devons donner tous les détails de ce qu’ils ont fait, en violation totale de la procédure judiciaire », rétorque, irritée, une source sécuritaire proche de l’enquête.

Benjamin Roger

jeuneafrique

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