09232017Headline:

Qui est vraiment Fatou Bensouda/Decouvrez ses différentes vies

En Côte d’Ivoire, on la connaît plus pour les fonctions qu’elle occupe actuellement à la Cour Pénale Internationale. Mais avant, Fatou Bensouda, la cinquantaine, a eu un long et riche parcours. On pourrait même dire qu’elle a eu différentes vies.

 

Fatou Bensouda (née Bom) naît à Banjul, la capitale gambienne, le 31 janvier 1961.

Son père, fonctionnaire, est polygame. Il a deux épouses et 13 enfants. La mère de Fatou elle aussi travaille (dans le service de restauration scolaire d’un lycée).

 

Une passionnée “acharnée’’

Très jeune, Fatou s’enthousiasme pour les questions de droits des personnes avec un penchant plus prononcé pour la défense des intérêts des femmes. Après un brillant parcours scolaire, c’est donc sans surprise qu’elle devient greffière au tribunal de Banjul.

Quelques temps plus tard, bénéficiant d’une bourse, elle fait des études de droit maritime au Nigéria (en 1982 puis en 1987). Elle en ressort avec une maitrise.

Insatiable, après trois années d’activité professionnelle, la jeune femme s’inscrit en 1990 à International Maritime Law Institute basé à Malte. C’est une agence des Nations Unies. Elle y obtient un diplôme de droit maritime en 1994. Fatou Bensouda devient ainsi le premier expert en droit maritime international de Gambie. Elle ne s’arrêtera pas là. En novembre 2001, elle obtient un diplôme en bénévolat au sein du Comité international olympique à New York, ainsi qu’un diplôme d’études en langue française (DELF) 1er degré délivré par le ministère de la Jeunesse, de l’Éducation Nationale et de la Recherche de la République française.

 

Une juriste “quelque peu’’ politicienne

En 1987, de retour du Nigeria, Fatou Bensouda est admise au barreau gambien. La même année, elle est nommée conseillère auprès du gouvernement et fait son entrée au ministère de la Justice où elle gravira tous les échelons. Substitut du Procureur, avocate générale, secrétaire juridique de la République, puis procureure en février 1994. Après le coup d’État de juillet 1994, qui porte Yahya Jammeh au pouvoir, elle devient sa conseillère juridique.

Elle est promue en 1996 procureur principal, jusqu’en 1998 où elle devient procureur général de Banjul et ministre de la Justice. Elle le restera jusqu’en 2000.

Fatou Bensouda ouvre ensuite un cabinet d’avocat et prend un temps (entre 200 et 2002) la direction d’une banque. Celle de son époux, Philippe Bensouda.

 

Une intellectuelle engagée pour la chose commune

Fatou Bensouda a participé aux négociations préalables au traité instituant la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), son parlement et sa cour de justice.

Elle a également été déléguée lors des conférences des Nations Unies sur la prévention du crime et des réunions ministérielles de l’Organisation de l’unité africaine consacrées aux droits de l’homme.

Elle était, en outre, membre de la délégation de Gambie aux réunions de la Commission préparatoire de la Cour pénale internationale.

 

Une fonctionnaire internationale

En mai 2002, Fatou Bensouda devient conseillère juridique et substitut du procureur au Tribunal pénal international pour le Rwanda, à Arusha en Tanzanie. Elle se hisse au rang de conseillère juridique principale et de chef du service des avis juridiques.

Depuis 2004, elle est en poste à la Cour pénale internationale de La Haye. D’abord procureure adjointe, elle est désignée procureure générale le 12 décembre 2011, et prête officiellement serment le 15 juin de l’année suivante.

 

Epouse et mère

Musulmane pratiquante, Fatou Bom est mariée à un économiste et géographe israélien d’origine marocaine devenu industriel. Ils ont deux fils.

Issu d’une famille qui s’est installée vers 1920 en Gambie, son époux, Philippe Bensouda a fait fortune dans la pêche.

Après la nomination de son épouse à la CPI, il va la rejoindre à La Haye où le couple vit depuis plusieurs années.

 

Une fierté nationale

En 2012, Fatou Bensouda figure sur la liste des 100 personnes les plus influentes au monde selon le magazine Time.

En 2014 et 2015, elle fait partie du classement Jeune Afrique des « 50 femmes africaines qui, de par leurs actions et leurs initiatives dans le cadre de leurs fonctions respectives, font avancer le continent africain ».

imatin

 

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