09242018Headline:

Ramaphosa succède à Jacob Zuma à la tête de l’Anc et de l’Afrique du Sud

Le vice-président Cyril Ramaphosa a battu d’une courte avance (51,8 %) sa rivale Nkosazana Dlamini-Zuma dans la course à la tête du Congrès national africain. Le nouveau président du parti devient automatiquement candidat aux élections générales prévues en 2019. Il avait été le choix de Nelson Mandela. Le mythique président de l’Anc le voyait à la tête du plus vieux parti d’Afrique. C’est chose faite depuis hier. Cyril Ramaphosa a remporté 2 440 voix, contre 2 261 à sa seule rivale, l’ancienne présidente de l’Union africaine et ex-épouse de Jocob Zuma, Nkosazana Dlamin Zuma.

Au terme d’un duel très serré, il a devancé de 179 voix à peine son unique rivale. Soutenu par les milieux d’affaires et les centres urbains, le vice-président, militant anti-apartheid de la première heure, semblait se préparer au poste depuis sa tendre enfance. Cyril Ramaphosa, 65 ans, a fait campagne en dénonçant la corruption du clan Zuma. Ancien syndicaliste reconverti en richissime homme d’affaires, il a aussi promis de relancer l’économie du pays, qui peine à sortir de la crise, et de créer des emplois pour faire reculer un taux de chômage au plus haut à plus de 27 %.

Qui est Cyril Ramaphosa

Né en 1952 à Johannesbourg, dans une famille modeste, le nouveau patron de l’Anc est avocat. Il est dans la lutte contre la ségrégation raciale depuis l’âge de 20 ans. À l’université, il adhère à l’Organisation des étudiants sud-africains et est arrêté en 1974. Il reste emprisonné pendant onze mois, puis de nouveau en 1976, après les émeutes de Soweto. En 1982, il devient le secrétaire général du Syndicat national des mineurs nouvellement créé grâce à sa perspicacité. Avec ce syndicat, il enclenchera la plus grande grève de l’histoire du pays en 1987. Cyril Ramaphosa gagne sa notoriété à partir de cette grève qui avait énormément secoué le régime racial d’alors.

Très respecté en tant que négociateur habile et stratège redoutable, il joue un rôle crucial, au cours des négociations du début des années 1990 pour parvenir à une issue pacifique à l’apartheid et orienter le pays vers ses premières élections nationales non raciales au suffrage universel en avril 1994. Il est marié au Dr Tshepo Motsepe et il a quatre enfants. Devenu ensuite un homme d’affaires, il fera fortune. Il revient à la politique, devient vice-président du Congrès national africain en décembre 2012 et de la République depuis le 25 mai dernier.

Mp

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