09192018Headline:

RDC: Opération contre les taxis illégaux pour les kidnappings à Kinshasa

A Kinshasa, trois personnes, présumées kidnappeurs, ont été appréhendées ce mercredi. Elles auraient tenté d’extorquer de l’argent à une dame qui venait d’embarquer dans la voiture. Ce nouveau type d’enlèvement est en plein essor à Kinshasa. Des hommes en armes utilisent les marques de voiture exploitées comme taxi pour enlever des personnes à qui ils extorquent argent et autres biens de valeur. La police nationale a lancé une vaste opération de contrôles des taxis dans le but de dissuader les auteurs de ces actes.

 

Il est quatorze heures sur le boulevard du 30-Juin. Le rond-point Mandela est bloqué. Toutes les petites voitures de marque Toyota appelée à Kinshasa « ketch » sont contrôlées. La police a installé un imposant check-point ici.

Le Commissaire supérieur adjoint Roger Ntambwe est convaincu que cette opération va décourager les auteurs des kidnappings : « Nous faisons ça parce qu’il y a beaucoup de plaintes. Il y a des enlèvements qui sont faits journellement et la nuit aussi ».

Sont traqués tous les taxis qui n’ont pas de numéro d’identification de l’Hôtel de ville et qui ne disposent pas d’un signal lumineux indiquant qu’ils font le transport en commun.

A la mi-journée, le commissaire Ntambwe en a déjà envoyé à la fourrière 15 voitures : « Quand on arrête le véhicule qui n’est pas en règle, on n’accepte pas l’argent pour la corruption. Il y a les officiers de police judiciaire qui sont là-bas en train d’identifier d’abord les chauffeurs. A l’issue de cela, s’il n’est pas en règle : on lui demande de payer la somme de 50 dollars ».

L’opération est diversement perçue à Kinshasa. Certains Kinois soulignent les embouteillages causés par ces check-points et craignent des abus de la part de la police, mais d’autres apprécient.

C’est le cas d’Emmanuel, un étudiant, qui se dit plutôt rassuré : « Parce que j’attends simplement les taxis qui sont dans les normes. Les autres, je ne préfère pas ».

Pour sa part, l’Association des chauffeurs du Congo (ACCO) a sollicité un moratoire d’un mois pour permettre aux taxis de se conformer aux exigences de l’Hôtel de ville.

 

 

imatin.net

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