10212018Headline:

RDC: Pour la présidentielle, la majorité vient de désigner un champion auquel personne ne s’attendait.

Pour la présidentielle, la majorité vient de désigner un champion auquel personne ne s’attendait. Face à lui, une vingtaine de challengers, dont Jean-Pierre Bemba, Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe. Mais pas (pour l’instant) Moïse Katumbi.

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Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) n’a pas la tâche facile. Sous l’œil attentif du chef de l’État, dont le portrait surplombe le vaste bureau, Corneille Nangaa tente de déminer la litanie de critiques relatives à l’organisation des élections présidentielle, législatives et provinciales, prévues le 23 décembre. Une à une, il balaye les polémiques.

Celle sur les machines à voter ? « Un détail ! » Les doutes relatifs au fichier électoral ? « L’audit mené par les experts de la Francophonie a conclu que ce fichier était inclusif, exhaustif et actualisé. » Les craintes d’un énième « glissement » du calendrier électoral ? Elles seraient injustifiées. « Le processus est irréversible », tranche Corneille Nangaa.

Un processus mené au forceps par la Ceni, qui a mobilisé d’importants moyens logistiques et plus de 80 000 agents pour assurer la révision du fichier électoral. Car le défi de ces élections générales tant attendues est à la mesure de cet immense pays – 80 fois la superficie de la Belgique –, dont les déficits en infrastructures sont notoires. Le coût total de ces scrutins a été estimé à 432 millions de dollars (373 millions d’euros), soit un peu plus de 8 % du budget annuel de l’État, qui s’est engagé à le prendre en charge dans son intégralité. « Nous avons tenu à affranchir notre processus électoral des contingences du financement extérieur et, par conséquent, des chantages de tous genres », a expliqué le président, Joseph Kabila, le 19 juillet, lors de son discours sur l’état de la nation.

LA CENI RÉPOND AU DOIGT ET À L’ŒIL AUX INJONCTIONS DE L’EXÉCUTIF ET N’EST INDÉPENDANTE QUE DE NOM

« Des élections en décembre ? Mais à quoi ressembleront-elles ? » interroge Isidore Ndaywel è Nziem. Visage bienveillant et voix douce, l’intellectuel, auteur d’ouvrages de référence sur l’histoire du Congo, est l’un des hérauts du Comité laïc de coordination (CLC), lié à l’Église catholique et devenu l’un des fers de lance de la contestation anti-Kabila. Dans la ligne de mire du CLC : le non-respect de l’accord signé le 31 décembre 2016, censé mettre un terme à la crise politique provoquée par le maintien au pouvoir de Joseph Kabila à la fin de son deuxième…

 

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