05212022Headline:

RDC: se dirige-t-on vers une crise politique majeure?

En République démocratique du Congo (RDC), l’opposant Adolphe Muzito, l’un des leaders de la coalition Lamuka fait savoir qu’à son tour il entend boycotter les débats la semaine prochaine, comme le FCC, proche de l’ancien président Kabila, avant lui. Il demande que le sujet soit débattu lors d’un dialogue hors de l’Assemblée nationale, une option que le président de l’Assemblée a déjà écartée et dont ne veut pas non plus la Dypro, branche du FCC qui siège à la commission électorale.

Le camp de l’ancien Premier ministre, Adolphe Muzito, l’un des leaders de la coalition Lamuka, avec Martin Fayulu, refuse de prendre part, à son tour, au débat concernant la proposition d’une nouvelle loi électorale en vue des élections générales de 2023. Il adopte ainsi la même position que le FCC (Front commun pour le Congo), coalition de l’ancien président Joseph Kabila. Tous demandent, au préalable, l’organisation d’un dialogue politique qui devrait définir les contours de cette loi.

Au micro de Pascal Mulegwa, Adolphe Muzito, tout comme les membres de la coalition pro-Kabila, réclame, avant tout examen de ce projet de loi, l’organisation d’un dialogue politique : « Il faut une rencontre formelle pour que l’on trouve un consensus de manière à ce que nous puissions faire des réformes qui nous permettent d’aller aux élections dans la cohésion et dans l’unité. »

L’ancien Premier ministre réagit également au fait que le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, ait rejeté cette option : « Eh bien, lui, il tient à son hémicycle, il tient à cette institution qui pour nous est illégitime. Elle n’est déjà pas représentative de leurs alliés d’hier. Si j’entends la coalition FCC, elle n’est pas d’accord avec cette approche. Ils veulent un consensus en dehors de ce cadre illégitime pour que nous ayons de grandes options qui vont être discutées au parlement après que nous ayons arbitré comme force sociale, comme partie prenante FCC, Lamuka et Union sacrée.

Ce qui nous intéresse, c’est que nous puissions échanger et que notre proposition soit soumise à la discussion, leur proposition aussi et qu’ensemble, on trouve une synthèse qui peut nous unir tous et qui peut même baisser la tension dans le peuple telle que nous la vivons à l’Est et au Sud du pays.

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