06152019Headline:

RDC/ Situation socio-politique: l’opposant congolais Moïse Katumbi est rentré au pays, après trois ans d’exil

Après trois ans d’exil, l’opposant congolais est rentré à Lubumbashi, lundi 20 mai. Un retour inimaginable sous Joseph Kabila et signe de la détente observée dans le paysage politique depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi. Comment Moïse Katumbi va-t-il se positionner ? Quel rôle va-t-il jouer dans l’opposition ? Notre envoyée spéciale s’est entretenue avec lui.

Malgré son retour en RDC, Moïse Katumbi l’assure : il ne convoite aucun poste au gouvernement et sa place est bel et bien dans l’opposition. Une opposition « républicaine », mais « stricte ». Il se pose ainsi en « sentinelle du peuple congolais ».

« Ce qui est important pour moi, c’est que le nouveau président puisse changer ce pays. Est-ce qu’il va oublier le peuple ? Je ne crois pas, affirme-t-il. Nous, nous sommes de l’opposition, nous allons l’aider à changer le pays. Mais nous allons condamner là où il faut condamner. Nous serons une opposition exigeante. »

Un message qui s’adresse également au tout nouveau Premier ministre nommé lundi, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, qu’il a bien connu du temps où il était gouverneur de l’ex-Katanga. « C’est quelqu’un de bien, c’est un grand bosseur, estime-t-il. J’espère qu’il va écouter la population, l’aider aussi à sortir de la médiocrité. »

Quel avenir pour Lamuka ?

À peine rentré d’exil, et comme il l’avait fait à l’automne 2015 peu avant sa disgrâce, Moïse Katumbi met aussi en garde les autorités du pays contre toute velléité de modifier la Constitution. « Ils veulent toucher à la Constitution, aller au suffrage indirect pour la présidentielle. Nous ne serons jamais d’accord avec ça, prévient-il. La population congolaise veille à ça, et nous tous de l’opposition nous n’accepterons jamais ça. »

Comment compte-t-il s’y prendre sans disposer d’une majorité au Parlement ? « Le vrai Parlement c’est la population congolaise, répond Moïse Katumbi. Et ce ne sont pas des députés nommés qui vont nous faire peur. »

Et quel avenir pour la coalition Lamuka, dont il fait partie ? Aucun des leaders de cette coalition n’était présent lundi pour l’accueillir à Lubumbashi, même si plusieurs se sont fait représenter, dont Martin Fayulu.

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