06202019Headline:

RDC/Situation socio-politique: très en colère, le nouveau secrétaire général du parti présidentiel Augustin Kabuya, répond aux critiques sur sa nomination

le nouveau secrétaire général du parti présidentiel, Augustin Kabuya, répond aux critiques sur sa nomination alors que depuis plusieurs semaines, une crise agite l’UDPS au sujet de la succession de Felix Tshisekedi, désormais chef de l’État.
Actuellement, c’est Jean-Marc Kabund, également vice-président de l’Assemblée nationale, qui assure l’intérim à la tête de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Dans le même temps, c’est Augustin Kabuya qui le remplace depuis le samedi 18 mai au poste de secrétaire général qu’il occupait.

Dans son bureau de Limété, au siège de l’UDPS, Augustin Kabuya égrene les fonctions qu’il a exercées dans le parti, se targue d’en avoir gravi tous les échelons et n’accepte pas qu’on remette en cause sa légitimité : « Se retrouver aujourd’hui comme secrétaire général, ce n’est pas un cadeau. Je connais l’UDPS comme quelqu’un qui connaît sa poche ».

En effet, MM. Kabund et Kabuya doivent affronter la fronde de plusieurs cadres du parti, dont le président du groupe parlementaire UDPS, Léon Mubikayi. Ce dernier a donné mercredi 22 mai une conférence de presse pour réclamer la mise en place d’un directoire.

Ce dernier se composerait de trois personnes et serait chargé dans les 30 jours d’organiser un congrès du parti pour remplacer Félix Tshisekedi. Il met notamment en avant l’article 26 des statuts du mouvement politique, qui explique la procédure à suivre en cas « d’empêchement » du président du parti.

« Félix Tshisekedi n’est pas empêché définitivement »

Pour Augustin Kabuya, ceux qui brandissent cet article 26 des statuts de l’UDPS pour réclamer la mise en place d’une direction temporaire à trois têtes, en attente d’un congrès, cherchent « à tromper l’opinion » :

« L’article 26 intervient en cas d’empêchement définitif. Or, dans le contexte actuel, le chef de l’État Félix Tshisekedi n’est pas empêché définitivement. Le chef de l’État est en détachement pour un mandat de l’État. Ce qui se passe ici, c’est un acharnement et c’est de la mauvaise foi. Ils sont en train de monter des enchères pour être casés quelque part. »

À ses côtés, le député UDPS Tony Mwaba déplore que le président de son groupe parlementaire ait pris position publiquement sans attendre la fin des consultations engagées par le président Félix Tshisekedi : « Le chef de l’État a dit qu’il a rendez-vous avec les principaux protagonistes pour qu’on trouve une solution en famille. Alors qu’on attendait la suite, nous-mêmes avons été surpris par la déclaration faite par certains de nos collègues. Ils ont mis vraiment de l’huile sur le feu. »

Ce député appelle à « dépassionner le débat » et propose qu’une équipe de travail, composée d’élus du parti, fasse des propositions de sortie de crise.

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