01182019Headline:

Sénégal: L’Union des Magistrats du Sénégal n’est pas d’accord avec le Président Macky Sall.

Macky Sall, présidant le Conseil supérieur de la magistrature.

Au Sénégal, l’Union des Magistrats du Sénégal (UMS  ) n’est pas d’accord avec le Président Macky Sall qui déclarait en fin décembre que sa présence au Conseil supérieur de la magistrature (CSM ) est à titre honorifique. Leur président persistent qu’il y a une pression exercée sur les magistrats, a appris KOACI.COM.

Souleymane Téliko , le président de l’Union des magistrats du Sénégal (UMS  ), répond au Président Macky Sall. Samedi, en marge de la cérémonie de lancement de la plateforme des acteurs de la société civile pour l’indépendance de la justice (PASCIJ  ), M. Téliko a battu en brèche les propos du chef de l’État.

« La présence du président de la République dans le conseil Supérieur de la magistrature est un des éléments qui conforte la mainmise de l’exécutif sur le fonctionnent du conseil supérieur de la Magistrature . Si nous avons demandé des reformes et des modifications sur la composition c’est justement pour jouer sur la perception qu’on peut avoir  sur l’image de la justice » a soutenu Souleymane Téliko.

Le magistrat explique que le conseil supérieur de la Magistrature est l’un des organes centraux qui gèrent la carrière d’un magistrat.  Et donc, « s’il est dirigé par un autre qu’un magistrat, on peut avoir l’impression que c’est la justice qui est dirigée par l’exécutif », explique-t-il.

Le président de l’UMS conclut donc, que « sa présence symbolise l’assujettissement du pouvoir judiciaire au pouvoir exécutif. » « Sa présence est loin  d’être honorifique car, au fond, les attributions essentielles du conseil supérieur de la Magistrature, que sont le pouvoir de proposition et de nomination, sont exercés par l’exécutif. Dans ces conditions sa présence n’est pas honorifique », précise–t-il. 

Rappelons que le président de l’ UMS Souleymane Téliko  Aa fait cette déclaration ce 5 Janvier 2019 à Dakar lors du lancement de la Plateforme des Acteurs de la Société Civile pour l’Indépendance de la Justice (PASCIJ  ), constituée de la Ligue Sénégalaise des Droits Humains (LSDH), de la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), du Forum du Justiciable (FJ), de l’Association des chroniqueurs judiciaires et d’Amnesty International – Section Sénégalaise. 

La plateforme est mise sur pied en vue d’apporter des réformes face à la « situation de crise » que connaît la justice ainsi qu’à la perception qu’a le justiciable qui se traduit par un manque notable de confiance envers la justice sénégalaise. 

Sidy Djimby Ndao , Dakar 

koaci.com

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