09302022Headline:

Somalie: le bilan de l’attaque de l’hôtel Hayat de Mogadiscio monte à 21 morts.

En Somalie, le bilan s’alourdit après une attaque des islamistes shebabs contre un hôtel de la capitale, Mogadiscio. Le ministère de la Santé a annoncé, ce dimanche 21 août, qu’au moins 21 personnes ont été tuées et 117 blessées dans l’attaque de l’hôtel Hayat. L’attaque a pris fin, samedi soir, après 30 heures de combats entre les shebabs et les forces de sécurité somaliennes.

Le siège de l’hôtel Hayat terminé, mais des opérations de ratissage se poursuivent. Le but est notamment de sécuriser la zone autour de l’établissement dont une bonne partie est détruite. La recherche d’explosifs se poursuit car, selon un militaire cité par l’agence Reuters, ils ont été éparpillés dans l’hôtel, notamment dans des sacs en plastique.

Les combats ont duré une trentaine d’heures. C’est du jamais vu pour Mogadiscio, bien que la capitale somalienne soit habituée aux incursions des shebabs.

Ce dimanche matin, les Somaliens restent sidérés, comme nous raconte ce témoin au micro de l’AFP: « Je peux vous dire que ce qui s’est passé ici est un désastre qui a touché notre peuple à tous les niveaux, qu’il s’agisse du bilan des morts ou de la destruction de biens. Le siège de l’hôtel a duré environ 32 heures. Les forces de sécurité et les shebabs se sont battus sous nos yeux. Comme vous pouvez constater, il y a beaucoup de bâtiments détruits, ici. Ce genre d’incidents est répétitif et c’est nous les jeunes qui sommes toujours les cibles de telles attaques. »

Questions en suspens

Les autorités somaliennes ont tenté de rassurer la population, annonçant avoir libéré 106 otages, principalement des femmes et des enfants.

Après cette attaque, beaucoup de questions restent en suspens : comment cet hôtel très fréquenté par des ministres et responsables gouvernementaux a-t-il pu être pris pour cible ? Pourquoi n’était-il pas mieux gardé ?

Il y a aussi les questions des familles de personnes portées disparues. Ce dimanche matin, elles étaient rassemblées dans la rue menant à l’hôtel, mais étaient tenues à distance par les forces de sécurité, dans l’attente de nouvelles de leurs proches.

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