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Sommet Ua-Ue à Abidjan : Une décision de Ouattara sur ordre de la France fâche 10 pays/ce qui s’est passé

Le chef de l’État, Alassane Ouattara, à en croire Jeune Afrique (J.A) de cette semaine, a pris une décision diplomatique qui a soulevé l’ire d’une dizaine de pays, dont l’Algérie.

La décision en cause aurait été inspirée à Alassane Ouattara par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui a séjourné, récemment, à Abidjan. De fait, dans le cadre de l’organisation, à Abidjan, les 29 et 30 novembre 2017, du sommet Union africaine-Union européenne (Ua-Ue), Alassane Ouattara se refuserait à inviter en Côte d’Ivoire, la République arabe sahraouie démocratique (Rasd), pour être en conformité avec la position de l’Onu qui ne reconnaît ni l’autonomie du Sahara occidental ni la Rasd. Un territoire que revendique le Maroc qui contrôle 80 % des 266 000 Km2 de sa superficie. Le hic, c’est que pour l’Union africaine, la Rasd « est un État africain ». De ce fait, « elle est membre à part entière de cette organisation depuis 1982 ».

Parlant du volume des activités d’Alpha Condé, chef de l’État guinéen, président en exercice de l’Ua, J.A glisse « qu’il s’est préoccupé de la tenue dans des conditions acceptables par tous, du sommet Ua-Ue, prévu les 29 et 30 novembre à Abidjan ». Soutenu par la France dont le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a émis le vœu que « seuls les États souverains participent à cette réunion », le président Alassane Ouattara, hôte du sommet, se refuse à adresser une lettre d’invitation à la Rasd, provoquant le courroux des Algériens et d’une dizaine de pays africains « pro-Rasd». Lesquels, selon les informations de J.A, menacent de boycotter le sommet, et d’exiger sa délocalisation à Addis-Abeba.

Quelle est donc la position des autorités ivoiriennes sur cette épineuse question ? Hier mardi 17 octobre 2017, en milieu d’après-midi, toutes nos tentatives pour faire réagir la présidence de la République, sont restées vaines. Nos appels et nos messages sont restés sans suite. En tout état de cause, la Côte d’Ivoire d’Houphouët-Boigny à Alassane Ouattara, en passant par Bédié, Guéï Robert et Laurent Gbagbo, est restée droit dans sa posture de non reconnaissance de la Rasd comme État souverain. Par cette décision, elle veut sauvegarder ses bonnes relations avec le Maroc…

Signalons qu’un peu plus de 80 pays, à travers le monde, reconnaissent la Rasd, sauf les États-Unis, la France, l’Allemagne, la Chine, la Russie, la Belgique ainsi que la quasi-totalité des grandes puissances. Parmi ces 80 pays qui reconnaissent la Rasd, figurent, au plan africain, notamment, le Nigeria, l’Afrique du Sud, la Libye, le Ghana, le Burkina Faso, Le Kénya, l’Algérie, le Togo, le Rwanda, le Bénin…

Armand B. DEPEYLA

jeuneafrique

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