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Sommet Ue/Ua : Les raisons de son voyage à Conakry/ La Lettre du continent revèle un secret B sur la crise entre Ouattara et Soro

 

Sommet Ue/Ua : Ouattara manœuvre pour sauver la rencontre

Les raisons de son voyage à Conakry

Les bisbilles entre le président de la République, Alassane Ouattara, et le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, vont-elles impacter l’organisation du sommet Union europénne (Ue) et Union africaine (Ua) en Côte d’Ivoire, les 29 et 30 novembre prochains ?

C’est ce que croit la Lettre du continent (Lc), dans sa dernière parution du 25 octobre 2017. Le bi-mensuel révèle en effet que la diplomatie européenne élabore en secret un plan B rendu nécessaire par la crise ouverte entre Ouattara et son ”jeune frère”. « Si ces tensions venaient à croître, la diplomatie européenne opterait pour une délocalisation rapide du sommet à Addis-Abeba, où se trouve le siège de l’Union africaine », relate la Lc. Une lettre aurait même été adressée dans ce sens au président de la Guinée Conakry, président en exercice de l’Ua.

Conscient des difficultés qui pourraient plomber l’organisation de cette rencontre internationale, Alassane Ouattara s’est envolé pour Conakry hier jeudi 26 octobre 2017. Officiellement, indiquent ses services de communication, pour s’entretenir avec son homologue, Alpha Condé, président de la Conférence des chefs d’État de l’Ua. « Les deux chefs passeront en revue plusieurs sujets d’intérêt commun ainsi que les questions relatives à la sous-région et au continent », note le communiqué officiel émanant du Palais présidentiel.

 

Ce que le communiqué ne dit pas, c’est que le chef de l’État effectue ce voyage pour obtenir de son homologue ”son adhésion ferme” à l’organisation du sommet Ue/Ua en Côte d’Ivoire. Les deux chefs d’État profiteront de la rencontre pour parler encore du cas Soro, puisque Alpha Condé, selon le site mediaguinee.org, avait tenté de concilier, en vain, les positions des deux protagonistes. La conciliation devient donc plus que nécessaire, si on s’en tient aux informations communiquées par la Lc.

L’autre question qui pourrait faire l’objet de réflexion, c’est la participation à ce sommet de la République arabe saharaouie démocratique (Rasd), pourtant membre de l’Union africaine. Selon Radio France internationale (Rfi), la Rasd s’est plainte de n’avoir pas été invitée à ce sommet. Elle est soutenue par des pays comme l’Algérie et l’Afrique du Sud, qui menacent de boycotter, eux aussi, ce sommet si leur « protégé » est exclu. Ces pays veulent demander la délocalisation du sommet à Addis-Abeba. La Côte d’Ivoire estime, quant à elle, être libre d’inviter qui elle veut, selon Rfi. Une autre crise diplomatique que pourraient tenter d’éviter Ouattara et son homologue guinéen.

En tout cas, les jours à venir permettront d’avoir une lisibilité sur l’organisation de ce sommet qui constitue un défi majeur pour le pouvoir d’Abidjan.

Y.DOUMBIA

la Lettre du continent

 

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