05212022Headline:

Soudan: les tensions se multiplient dans plusieurs villes

Au Soudan, on manifeste dans de nombreuses villes du pays. À Khartoum, la capitale, les manifestants entendent se diriger vers le palais présidentiel, alors qu’il leur est interdit de se rassembler dans le centre de la ville. La mission de l’ONU au Soudan a appelé les autorités à la retenue et à l’arrêt des violences contre les civils.

Canons à eau teintés de couleur rouge pour marquer les manifestants en première ligne, gaz lacrymogène et tirs à balles réelles… La manifestation à Khartoum démarre sous tension. A la mi-journée, les premiers blessés ont commencé à être évacués à moto, se frayant un chemin à coups de klaxons. En milieu d’après-midi, un syndicat de médecins pro-démocratie faisait état d’un manifestant tué, un homme de 27 ans qui a été touché à la poitrine.

Trois mois après le putsch, le bras de fer se poursuit dans la rue. Ils sont toujours des dizaines de milliers à travers le pays à défier pacifiquement les forces de l’ordre. Ces dernières n’hésitent pas à tirer directement sur la foule.

Depuis trois mois, 78 personnes ont été tuées dans la répression. Aujourd’hui, police, armée et milices sont déployées massivement dans le centre de Khartoum.

Les autorités ont interdit tout rassemblement. Cela laisse craindre une répression violente, alors que les comités de résistance veulent se diriger vers le palais présidentiel… Dans la foule, dispersée par les premiers tirs de lacrymogène, les slogans demandent la chute des autorités putschistes.

Ce qui revient beaucoup, c’est aussi les conditions de vie catastrophiques, avec une économie au bord de l’effondrement.

Les manifestants demandent également la libération des dizaines de militants toujours sous les verrous. Le général al-Burhan a récemment donné des pouvoirs élargis au Service de renseignement intérieur qui bénéficie d’une totale immunité, alors que l’état d’urgence est toujours en vigueur.

Melv

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