08252019Headline:

Tchad: le président Idriss Déby sous le choc après une descente en pleine nuit dans un hôpital

Le président de la République Idriss Déby a effectué vendredi nuit vers 21 heures, une descente inopinée aux services des urgences de l’hôpital général de référence nationale. Il a constaté la mauvaise prise en charge des blessés admis aux urgences et le mauvais comportement social du personnel soignant.

“Les hommes en blouse blanche qui semblent rêver, se rendront très vite à l’évidence. Ils ont en face d’eux le chef de L’État. Trop tard. Il est difficile pour eux de cacher la réalité. Cette réalité macabre dans la prise en charge des malades admis aux urgences. Le président de la République qui a eu la puce à l’oreille a décidé de venir voir lui-même la face cachée de cette structure, dont les services sont décriés par la population”, indique la Présidence.

A la réception de l’hôpital, le président a posé des questions sur le nombre des malades admis en urgence et l’a constaté dans le registre. Idriss Déby s’est ensuite rendue au service de petite chirurgie où “il a failli reculer, tellement, l’odeur est nauséabonde et irrespirable”. On lui propose un cache-nez, le chef de l’État refuse.

Le constat est indescriptible, les malades sont couchés à même le sol. « Vous n’avez pas des lits dans ce pavillon d’urgence ? », interroge le président de la République. On lui répondra par un silence de cimetière, tellement l’évidence explique tout.

Le président s’arrête devant un malade. « Que est-ce qu’il a ? », demande-t-il. Réponse : « C’est un malade mental qui a reçu une balle ». « La balle est-elle extraite ? Est-ce qu’on a fait la radio ? », insiste le président de la République. C’est la cacophonie dans la réponse. « On attend le résultat de la radio », rétorque l’un, « le chirurgien est au bloc renchérit », l’autre.

Les médecins de garde du jour n’étaient pas à leur poste. Le Chef de l’État a trouvé sur place cette nuit, deux médecins stagiaires en spécialisation, Dr Aboulkassim Oumar et Dr Brahim Ibet. Alertés par leurs subalternes, ces derniers qui se reposaient chez eux, accourent pour rejoindre leurs postes 30 minutes plus tard, mais la sécurité les stoppe net à la porte d’entrée.

La salle d’hospitalisation a constitué la 3ème étape de cette visite. Le chef de l’État a échangé avec quelques malades sur leurs conditions de prise en charge.

Sodjago 24

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