09282022Headline:

Tunisie: un nouveau drame suite au naufrage d’un bateau de migrants

Un nouveau drame est survenu, en Tunisie a apprit AbidjanTv.net, la semaine dernière, en Méditerranée, suite au naufrage d’un bateau de migrants. Le dernier bilan fait état de douze morts, six nouveaux corps ayant été repêchés par les garde-côtes, ce lundi 12 septembre, au large de Mahdiya, ville du centre-est du pays, selon les autorités. L’embarcation transportait 37 migrants, tous de nationalité tunisienne.

Ces migrants essayaient d’atteindre les côtes italiennes comme des centaines d’autres. Depuis 2021, les départs clandestins de Tunisiens vers les côtes italiennes, via la Méditerranée centrale, connaissent une forte augmentation.

Selon l’agence européenne Frontex, le chemin de la Méditerranée centrale a été emprunté par plus de 42 500 personnes durant les six premiers mois de 2022, soit une hausse de 44% par rapport à la même période de l’année 2021.

Parmi ces migrants, originaires de plusieurs pays africains, il y a 13 300 Tunisiens dont 2 000 mineurs, si l’on en croit le ministère de l’Intérieur italien qui indique que, toujours entre janvier et début juillet 2022, 1 004 migrants clandestins ont trouvé la mort, la moitié de ces personnes étant des Tunisiens.

De Tunisie, les départs se font sur des embarcations de fortune qui, la plupart du temps, échouent, avant de traverser les 200 km qui séparent la Tunisie de l’île italienne de Lampedusa.

Fin août, en seulement quelques jours, les autorités tunisiennes ont intercepté ou secouru plus de 500 migrants illégaux, lors de plusieurs opérations de sauvetage.

L’appauvrissement d’une partie de la population
Face à la grave crise économique et politique que traverse le pays, les tentatives d’émigration clandestine ont tendance à augmenter, surtout au printemps et en été. Les candidats à l’immigration profitent ainsi des conditions climatiques clémentes.

Interviewée par RFI, Samia Abou Slama Létaeif, membre du comité directeur du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), une ONG qui travaille notamment sur la migration clandestine tunisienne, explique que cette augmentation du nombre de migrants illégaux tunisiens est due à l’appauvrissement d’une partie de la population.

Les personnes qui courent le risque d’une émigration clandestine, particulièrement, voient et considèrent que le risque est moindre par rapport aux mauvaises conditions qu’elles vivent.

Melv

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