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Union africaine : ce qu’il faut retenir de la première journée du sommet des chefs d’État

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Le 27è sommet de l’Union africaine s’est ouvert le 17 juillet à Kigali, avec de nombreux sujets à l’ordre du jour, dont l’élection du nouveau président de la Commission. Voici ce qu’il faut retenir de la première journée de la grand-messe des leaders africains.

Une minute de silence pour Mohamed Abdelaziz

Dès le début de son discours d’ouverture du 27e sommet des chefs d’État de l’Union africaine (UA), dimanche 17 avril, le président en exercice, le Tchadien Idriss Déby Itno, a demandé à l’auditorium comble du centre de conférences de Kigali de faire une minute de silence en mémoire de Mohamed Abdelaziz, le secrétaire général du Polisario et président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), décédé le 31 mai. Une initiative remarquée (et qui ne dura finalement que 10 secondes) alors que le Maroc est en train de préparer son retour au sein de l’UA, après avoir claqué la porte il y a 32 ans pour protester contre la reconnaissance de la RASD par l’organisation panafricaine.

L’élection de la Commission aura bien lieu

C’est LA décision de la première journée du sommet. « L’élection des membres de la Commission de l’UA aura bien lieu lundi matin », a déclaré lors d’une conférence de presse le conseiller juridique de l’organisation, le Nigérian Vincent Nmehielle. De fait, comme nous l’annoncions plus tôt dans la journée, les chefs d’État, réunis en huis clos dimanche matin avant l’ouverture officielle du sommet, ont rejeté la demande de report déposée par la Commission économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Reste à connaître le comportement des partisans du report. Feront-ils tout pour qu’aucun des trois candidats en lice – l’Équato-Guinéen Agapito Mba Mokuy, dont les tracts sont les seuls présents dans les couloirs, la Botswanaise Pelonomi Venson-Moitoi et l’Ougandaise Speciosa Wandira-Kazibwe – n’obtienne la majorité nécessaire pour l’emporter ? L’Afrique de l’Ouest restera-t-elle unie ? Rien n’est moins sûr, car selon plusieurs sources, Mba Mokuy a marqué des points dans la sous-région.

Les présents, les absents

Alors que le Burundi est au coeur des préoccupations de l’UA, l’image fait tâche. Dimanche, à l’ouverture du sommet, les sièges réservés à la délégation burundaise étaient vides. Présents jusqu’à mercredi, les Burundais ont quitté Kigali avant la fin du Conseil exécutif qui rassemblait les ministres des Affaires étrangères.

Pour le reste, un peu moins d’une quarantaine de chefs d’État du continent a fait le déplacement dans la capitale rwandaise : Faure Gnassingbé (Togo), Abdel Fattah Al-Sissi (Égypte), Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Mahamadou Issoufou (Niger), Jacob Zuma (Afrique du Sud), Haile Mariam Dessalegn (Éthiopie), Robert Mugabe (Zimbabwe), John Dramani Mahama (Ghana), Ali Bongo Ondimba (Gabon), Yoweri Museveni (Ouganda) et même Omar el-Bechir (Soudan), malgré la polémique provoquée par la demande d’arrestation envoyée par la CPI au Rwanda.

En ce qui concerne les absents, l’Algérien Abdelaziz Bouteflika s’est fait représenter sans surprise par son Premier ministre Abdelmalek Sellal, le Sud-Soudanais Salva Kiir par un envoyé spécial et encore le Béninois Patrice Talon par son ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbenonci.

Nkosazana Dlamini-Zuma, pour sa dernière ?

Émue ? Elle le semblait en prononçant ce qui devrait être son dernier discours en tant que présidente de la Commission. Comme Idriss Déby Itno, elle a d’abord rendu hommage à Mohamed Abdelaziz. Puis elle a tenu à féliciter les nouveaux venus : Patrice Talon (Bénin, absent de l’assistance), Faustin-Archange Touadéra (Centrafrique), Roch Marc Kaboré (Burkina Faso) en tête… et les présidents réélus cette année, parmi lesquels Denis Sassou-Nguesso, Idriss Déby Itno ou encore Teodoro Obiang Nguema.

L’appel de Mahmoud Abbas

Deux semaines après la tournée africaine du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, le discours de Mahmoud Abbas à la tribune du sommet de l’UA a pris une portée particulièrement forte. Qualifiant l’État hébreu de pays « se comportant comme une puissance au dessus des lois », le leader de l’Autorité palestinienne a lancé un appel à l’organisation panafricaine. « Nous attendons que vous nous appuyiez pour mettre fin à la colonisation d’Israël. L’Afrique peut faire beaucoup plus pour l’instauration de la paix dans notre région. » Il a terminé son intervention en remettant à Nkosazana Dlamini-Zuma l’Étoile de Jérusalem « pour la place qu’elle a occupé sur la scène africaine et ses efforts pour la juste cause du peuple palestinien ».

Le premier passeport panafricain

La cérémonie, qui a eu lieu lors de l’ouverture du sommet, se voulait symbolique. Idriss Déby Itno et Paul Kagame se sont vus remettre leur tout nouveau passeport africain par Nkosazana Dlamini-Zuma. « Ne négligez pas l’importance de ce moment, a déclaré Déby en brandissant son nouveau passe-muraille. C’est une étape historique. En le recevant, je me sens le Premier africain. Mon frère Paul est le deuxième…” a-t-il dit en plaisantant.

Michael PauronVincent Duhem

.jeuneafrique

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One Response to "Union africaine : ce qu’il faut retenir de la première journée du sommet des chefs d’État"

  1. Sorokaté says:

    Je suis sidéré, du fait que ces préfets de la francafrique n’ont pas parlé de quitter le franc CFA.
    L’afrique, tous les pays africains doivent battre leur propre monnaie.
    C’est dommage qu’on n’en parle pas….

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