05282017Headline:

URGENT! Burkina Faso: l’ex-chef d’état-major de Compaoré désigné nouveau président après le coup d’Etat

gilbert diendéré

‪#‎BurkinaFaso‬ : l’ex-chef d’état-major de Blaise Compaoré à la tête des putschistes.Le général Gilbert Diendéré, ancien chef d’état-major de l’ex-président Blaise Compaoré, a été placé à la tête du Conseil national de la Démocratie, nouveau pouvoir mis en place par les militaires putschistes qui ont renversé les autorités de transition du Burkina Faso, a annoncé le CND jeudi dans un communiqué.

Burkina Faso: Le général Gilbert Diendéré désigné nouveau président par les auteurs du coup d’Etat

A peine vingt quatre heures après la prise d’otage du palais présidentiel de Kossyam à Ouagadougou que les militaires du RSP proches de l’ancien président Compaoré signent officiellement jeudi matin leur coup d’Etat et désignent le généralGilbert Diendéré  (ancien chef d’Etat major de Compaoré, ndlr) comme nouveau président du pays.

En effet, alors que jeudi matin des manifestants étaient dispersés place de la révolution à Ouagadougou à coup de tirs d’armes automatiques aux alentours de 7HTU, quelques instants après, le Conseil national de la démocratie (Cnd), emmené par le médecin Colonel Bamba, est apparu sur les antennes de la télé nationale, coupée depuis lors, pour annoncer la démission du président de la transitionMichel Kafando  et de son gouvernement, comme constaté sur place par KOACI (voir intégralité de la déclaration ci-dessous).

Alors que tous les vols commerciaux en direction de la capitale burkinabé ont été annulés et qu’un couvre feu a été instauré de 19h a 6h, jusque tard dans la nuit des tirs sporadiques se sont poursuivis, les soldats du régiment de sécurité présidentielle traquant dans les quartier et dispersant  les manifestants opposés a ce coup de force.

Dénonçant un coup d’État militaire a quelque semaines des élections législatives et présidentielle, prévues le 11 octobre, et devant mettre un terme a la transition, des organisations de la société civile dont le balai citoyen ont appelé a un grand rassemblement ce matin a la place de la révolution.

Des syndicats, dans la même veine, ont appelé a une grève générale jusqu’à nouvel ordre sur l’ensemble du pays et l’Upc, à travers une déclaration signée de Zéphirin Diabré, exige le retour sans délai de l’ordre constitutionnel et de la légalité républicaine.

Des soldats du RSP, dont le chef, le Colonel Céleste Coulibaly, est en en France depuis deux mois pour une formation à Saint Cyr, ont arrêtés mercredi le président de la transition Michel Kafando, le premier ministre Yacouba Isaac Zida et deux autres ministres, conduits ensuite au camp militaire Naaba Koom situé non loin de la présidence.

Si aucune motivations de ces actes n’ont encore été dévoilées, un projet de loi portant dissolution de corps d’élite, favorable au président déchu était au menu du conseil des ministres interrompu avant terme, selon certains sources.

Des tractations entre la hiérarchie militaire et des soldats sont toujours en cours et devraient aboutir a la libération des détenus.

Pour l’heure aucun mouvements des soldats du RSP n’est signalé hors du quartier huppé de Ouaga 2000 là où se situe le palais présidentiel et le camp militaire.

Dès le début de ce coup de force, la communauté internationale – ONU, UA, UE et CEDEAO- ont condamné de tels actes, appelant a la libération immédiate des dirigeants retenus.

Une élection présidentielle devait se tenir le 11 octobre prochain sans le parti de l’ancien président Compaoré, chassé du pouvoir sans arme par ce même peuple cible des tirs et sorti pour manifester sa colère, qui pourrait bien signer avec ce coup de force, son retour.

Intégralité de la déclaration du CND:

Aujourd’hui 17 Septembre 2015, les forces patriotiques et démocratiques alliant toutes les composantes de la nation et réunies au sein du Conseil National pour la Démocratie (CND) a décidé de mettre un terme au régime déviant de la transition. Instauré à la suite de l’insurrection victorieuse du peuple des 30 et 31 octobre 2014, le régime de transition s’est progressivement écarté des objectifs de refondation d’une démocratie consensuelle. La loi électorale, taillée sur mesure pour des individus et décriée par les instances et les hommes de droit, se dresse alors comme un outil de négation des valeurs de notre peuple, fondées sur l’esprit de justice, d’équité et de tolérance.

Cette loi a créé une division et une grande frustration au sein du peuple, érigeant deux catégories de citoyens. Malgré les recommandations fortes des chefs d’Etat de la CEDEAO, malgré une condamnation ferme de la Cour de justice de la CEDEAO, enjoignant au Burkina Faso de lever tous les obstacles à la libre participation des candidats élections, le Conseil constitutionnel va être instrumentalisé pour violer cette décision internationale.

La démocratie, c’est le droit de tout citoyen d’être électeur et éligible. La loi portant statut général des personnels des forces armées nationales et celle portant code de l’information, ont été promulguées à des fins personnelles et pour museler la presse.

Cette transition s’est également illustrée par des arrestations arbitraires, en négation des règles de droit, faisant le lit d’une justice sélective au service des vainqueurs. Dans un contexte sécuritaire sous-régional caractérisé par le terrorisme et le grand banditisme, la question militaire a été politisée et instrumentalisée.

Les propositions de l’armée, visant un traitement adéquat des questions en suspens, ont fait l’objet d’engagements solennels au plus haut niveau, n’ont pas été respectés, le but ultime étant de créer une crise factice, permanente au sein des forces de défense et de sécurité.

Nombre d’acteurs de cette transition se sont illustrés par des comportements aux antipodes des règles de bonne gestion de la chose publique.

Peuple du Burkina Faso,

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