09222017Headline:

Voici quelques noms africains ;peuples Akan qui par ignorance sont pris pour des noms arabes

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Il fut un temps, avant que l’Afrique ne fût soumise par les Arabes et les autres colons, nos noms évoquaient notre espace cosmogonique particulier.

En effet, tous savons que les noms (et prénoms) avaient et ont toujours une signification chez nous. Il est vrai que par ignorance certaines personnes rétorqueront que le nom (et prénoms) qu’elles portent correspond simplement au jour de leur naissance. Ce qu’il faut cependant savoir, c’est les noms des jours de la semaine correspondent dans nos langues à des noms de divinités (ou énergies) qui gouvernent ces jours-là.

En plus, tous les noms (et prénoms) que nous portons ne sont pas des noms de jour de naissance. Le nom Abouré, Nzima et Agni Nyamké ous Niamké ou encore le nom Abey Okon, Êkoun, Edoukon (Agni) ou Loukou (Baoulé), etc. ne sont pas des noms qui correspondent à des noms de jour de la semaine dans ces langues. Tous ces noms sont chargés d’énergies particulières.

Certains de ces noms (et prénoms) sont assez particuliers en ce qu’ils évoquent des Divinités africaines autrefois vénérées par nous seulement, mais qui comme par enchantement, ont séduit nos colonisateurs dont les Arabes qui les premiers ont réussi à soumettre les Africains. En voici quelques-uns. Libre à chacun de faire ses recherches pour prouver le contraire des affirmations qui suivent.

Isis est le nom grec d’Aïssata (Assétou ou Aïssia, chez certains peuples Akan), la déesse gardienne et magicienne de la mythologie africaine (Égyptienne) dont le nom signifie « trône ». Grâce à ses pouvoirs magiques, elle réussit à ressusciter Wsir (Osiré, Osaré, Asaré), son époux, tué par Seth le temps d’une union d’où naquit le dieu Horou (ou Horus en grec).

En tant que mère d’Horus, elle est dispensatrice de vie et déesse gardienne. Dans ce rôle, elle est souvent représentée portant l’enfant Horus dans ses bras. Isis représente la matrice, la coupe féminine qui reçoit le principe masculin.

Son charisme était tel que les Grecs, puis les Romains la firent rentrer dans leurs panthéons respectifs. Et même après l’avènement du christianisme, on continua encore à adorer Aïssata (Isis) dans le temple de l’île de P-aaleq (Philae). Le culte sur l’île de Philae à duré jusqu’au VIe siècle apr. J.-C.. L’on retiendra que c’est ce nom d’origine africaine qui, passé dans les langues sémitiques à donner Aïshata, Aïchata, ou encore Aïcha (noms considérés aujourd’hui comme des noms arabes).

Mariama, prénom qui vient de l’égyptien Mery-Amon. Mery ou Mari (e) signifie « l’aimé » ou « l’aimée ». Tandis que Ama est le nom de Amon (Dieu). Mariama où Mery-Ama signifie littéralement « l’aimer d’Amon » (Dieu). Ce prénom Mariama était un des noms d’Isis. C’est ce prénom qui, passé dans les langues sémitiques s’est transformé en Mariam, Myriam.

Seneweb

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