04222024Headline:

Filière anacarde : Les acteurs s’imprègnent des dispositions sur la sécurité des aliments aux Etats-Unis

Une forte délégation de l’industrie agro-alimentaire américaine séjourne en Côte d’Ivoire. Dans ce sens, une rencontre d’échanges entre les opérateurs de la filière anacarde et la délégation américaine a eu lieu, le mercredi 27 mars 2024 au Plateau.
Les entreprises américaines ont de nombreuses exigences en termes de qualité. Pour y accéder, il y a des normes à respecter.
La Côte d’Ivoire qui veut passer de puissance agricole à puissance agro-industrielle, convoite l’important marché des Etats-Unis, notamment dans le domaine de l’anacarde.

C’est tout le sens de la visite de membres de haut niveau de l’industrie agro-alimentaire américaine en Côte d’Ivoire. Robert Paul Bauer, président de l’association of Food Industries des USA (AFI) ; James Libby, président de Finck-Jones-Libby, ex président de l’AFI ; Jean Marie Shaughnessy, PDG de PTNPA ; Michael Coughlun, PDG, directeur et propriétaire de Coughlin insurance services et Losseni Koné, président d’Ivory cashew, par ailleurs président de la section fournisseurs étrangers de l’AFI étaient présents à la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire au Plateau (CCI-CI), le mercredi 27 mars 2024. Plusieurs chefs d’entreprises de la filière anacarde sont donc venus pour échanger avec eux.

A l’ouverture des assises, le directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde, Adama Coulibaly, a souligné que la Côte d’Ivoire, pays à tradition agricole, s’évertue, depuis une décennie, à accroître les capacités de transformation locale de ses produits agricoles. Le DG s’est félicité des résultats déjà enregistrés. « En quelques années, la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de noix brutes est le troisième transformateur mondial et le deuxième fournisseur mondial d’amandes de cajou. Cette évolution est illustrée par des chiffres qui donnent, en 2023, plus de 265 000 tonnes de noix brutes de cajou transformées localement et 50 200 tonnes d’amandes de cajou produites et exportées dans la même année ».

L’augmentation substantielle des volumes transformés localement de produits agricoles, a affirmé Adama Coulibaly, est source de nouveaux challenges et défis notamment en ce qui concerne la recherche de débouchés. Sous ce rapport, la connaissance et l’adaptation aux conditions d’accès aux grands marchés consommateurs tel que celui des Etats-Unis devient une nécessité.

C’est conscient de cet enjeu, a déclaré M. Coulibaly que le Conseil du coton et de l’anacarde entretient un partenariat avec l’AFI et la PTNPA qui interviennent dans le segment du cajou et dans l’importation d’autres produits alimentaires aux Etats-Unis.

Le président de la CCI-CI, Faman Touré, a rappelé que plusieurs missions de prospection d’entreprises agro-industrielles d’américaines en Côte d’Ivoire, ont eu lieu ces dernières années. Comme pour montrer les bonnes relations économiques entre les deux pays. Il a exhorté les opérateurs ivoiriens à maîtriser les règles du marché américain afin d’accroître leurs affaires en accédant à ce vaste marché.

Il importe de relever que les hommes d’affaires américains visiteront plusieurs usines de transformation de l’anacarde durant leur séjour.

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