08222017Headline:

Abidjan /Les Samedis de Biton : Les mots et les maux en Afrique

C’est une passion pour moi de suivre, au jour le jour, l’actualité africaine, à travers la presse et les télévisions d’un grand nombre de pays. C’est réellement une grande avancée technologique de rester coucher, dans sa chambre, à Abidjan, et de suivre, en direct, le journal télévisé de Kinshasa, de Kigali ou de Dakar. J’attends, encore et toujours, que Canal-Horizons nous permette d’accéder à la télévision mauritanienne. Suivre l’actualité africaine à partir de chaque pays est importante pour mon travail de chroniqueur et surtout d’écrivain. Cela m’a permis d’être accessible un peu partout sur le continent. Par mes thèmes, je comprends mieux tous les enjeux réels de notre continent, étant introduit dans chaque maison, évitant ainsi l’étroitesse d’esprit devenu une marque déposée chez beaucoup de citoyens africains. A lire la presse africaine, à écouter les radios et regarder les télévisions africaines (merci Canal-Horizons) les mêmes mots qui sont des maux sont lus et vus partout comme si tous préparaient ensemble les réunions de rédactions. Voici donc quelques mots, phrases qui reviennent. 1- Les investisseurs. Un mot qui revient dans toutes les bouches sur le continent. Chaque pays en veut et en demande. Surtout les responsables politiques et économiques. Paradoxalement le peuple ne le comprend pas ainsi. C’est lui-même qui s’acharne pour faire fuir les investisseurs. Tout est fait pour éloigner, par l’instabilité, les troubles, les revendications, ces investisseurs qui sont en grande partie la solution du deuxième mot répandu et de ce deuxième mal devenu une tragédie. 2-Le chômage. Chaque citoyen du contient croit fermement que la solution se trouve dans la main des gouvernements. Comment leur dire, sans soulever de boucliers, que la seule solution se trouve dans l’initiative privée ? Ne plus s’attendre à des concours administratifs mais devenir comme des américains. Créer soi-même son activité en partant d’une petite somme ou en s’associant pour en créer. Se mettre en tête qu’on peut partir de rien et de peu pour devenir un capitaine d’industrie. 3. Les grèves. C’est la musique matinale de ma revue de presse. A ce niveau la presse gouvernementale et privée est différente. Les télés privées et les journaux privés parlent des grèves à satiété. C’est même un fonds de commerce dans de nombreux pays. Les journalistes payés par l’Etat, donc par les contribuables, c’est-à-dire les impôts des citoyens, ne sont au courant de rien. Mais quand il y a un accord entre les gouvernements et les syndicats ce sont eux qui nous « claironnent » cela. Plus que jamais le lecteur, l’auditeur et le téléspectateur doit se souvenir des règles élémentaires de la dissertation. Une introduction. Le pour. Le contre. Et enfin la conclusion. Comment faire comprendre à la population, aux travailleurs et aux fonctionnaires qu’un salarié ne deviendra jamais riche quel que soit le montant de son salaire. On gagne de l’argent en vendant ou en rachetant. Donc par le commerce. Un point. Un trait. Tant que cette vision ne sera pas changée nous avons pour des centaines d’années de grève comme en France. On sait que les pays anglo-saxons appellent la grève : « french Strike ». 5- Les accidents de la route. C’est devenu un des éléments des journaux télévisés et qui fait la Une quotidienne des journaux. Toute l’Afrique s’est familiarisée avec les accidents de la route. Les chiffres sont effrayants dans tous les pays. Les accidents de la circulation et les morts qui s’en suivent vont dépasser, sur ce contient, les décès par maladies chroniques ou graves. Presque partout c’est la même cause : manque de formation des conducteurs ou l’acquisition du permis de conduire sans avoir pris des cours de conduite, surtout des cours de code de la route. Tout le monde sait ce qui se passe et personne ne dit rien. On dirait qu’endeuillé nos routes profitent à des corporations. C’est sur la rigueur dans l’attribution du permis de conduire qu’on pourra juger réellement de la fermette de nos gouvernements. 6-Les vols. Le banditisme et autres délinquances. Quand certains étalent leur richesse, vivant sans modestie et humilité, une petite partie de la jeunesse, dans l’impossibilité d’en avoir, trouvent le chemin le plus rapide. On se souvient qu’en Chine de Mao-Tsé-Toung il était imposé à tout le monde de porter le même vêtement. 7- La politique. Les partis politiques. Les vrais mots et maux de l’Afrique. Inutile d’en parler. 8- L’émergence. C’est le mot à la mode dans toute l’Afrique. C’est le mot montant. Je me demande si ce n’est pas un vocabulaire crée par les bailleurs de fonds je ne sais pour quelle intention. Ce qui m’amuse c’est que chaque pays à son délai pour atteindre son émergence dont l’un des critères est l’électricité dans le dernier hameau de nos pays. A voir des capitales africaines plongées dans le noir tous les soirs avec le mot émergence nous sommes en possession d’un nouveau jouet pour enfants, d’un gadget pour distraire ou se distraire. Ainsi va l’Afrique. A la semaine prochaine.
Par Isaïe biton Koulibaly

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