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Abidjan: Sijiri Bakaba viens de retrouver son pays après sept ans d’exil; Il à été reçu en audience par Maurice Bandaman.

Lundi 19 novembre au cabinet du ministre de la Culture et de la Francophonie sis à la Tour E de la Cité administrative au Plateau, il régnait une ambiance de joie et de retrouvailles. Sijiri Bakaba venait de retrouver son pays après sept ans d’exil. L’ex-directeur du Palais de la Culture de Treichville était reçu en audience par le premier responsable de la Culture en Côte d’Ivoire, Maurice Bandaman.

L’atmosphère et l’ambiance ce lundi 19 novembre au cabinet du ministre de la Culture et de la Francophonie au 22ème étage de la Tour E étaient très gaies. Du ministre de la Culture et de la Francophonie en passant par son Directeur de cabinet, son Chef Cab et d’autres directeurs de son département, tous étaient mobilisés ce jour pour attendre l’arrivée de cet homme de culture, Sijiri Bakaba. Maurice Bandaman qui tenait à accorder toute son importance à cette audience accordée à son hôte de marque ne manquait de laisser quelques consignes à son protocole.

Et lorsque Sijiri Bakaba foule la porte de son secrétariat, c’est avec une vive émotion qu’il est accueilli. Témoignant des différentes médiations menées au plus haut niveau pour voir revenir l’ex-directeur du Palais de la Culture de Treichville. Après un huis clos avec son hôte, Maurice Bandaman traduit ses premiers mots à la presse pour planter le décor de cette audience. À l’en croire, « c’est une grande fierté de revoir à Abidjan Sijiri Bakaba ».

Reconnaissant les qualités et valeurs de l’homme de culture, Maurice Bandaman l’a aussitôt engagé sur plusieurs grands rendez-vous culturels dont le cinquantenaire du Fespaco qui selon lui revêt d’une grande importance pour la Côte d’Ivoire. « Sa présence à nos côtés sera très importante au cinquantenaire du Fespaco l’année prochaine. Il a donné son accord pour nous accompagner et nous l’en remercions », a-t-il traduit.

De retour au pays après sept ans d’exil, Sijiri Bakaba a dit sa joie de retrouver sa patrie. Et, a-t-il confié, son arrivée à la veille de la fête de la paix est le signe qu’il faut aller au pardon et à la réconciliation. « Je suis très heureux de retrouver mon pays. J’ai été honoré que le lendemain de notre arrivée marquait la célébration de la fête de la paix. Sept ans, ce n’est pas un homme qui l’a voulu mais notre créateur qui a voulu que le chiffre sept soit là. Toutefois, je n’ai pas été coupé de mon pays parce que quand le ministre m’a appelé de New York pour me dire qu’il avait besoin de me voir, on s’est retrouvés à l’ambassade de Côte d’Ivoire et vous avez tous suivi que déjà c’était fait. J’avais même déjà fait un article en 2013 où je disais pardonnons-nous, avançons, réconcilions-nous », a-t-il témoigné.

Selon Sijiri Bakaba, le temps est venu pour lui de mettre à nouveau son savoir à au service des plus jeunes. « Quand j’entends le mot réconciliation et paix aujourd’hui, je dis mais je ne suis pas fou. Et quand le président de la République a amnistié et gracié demandant à tout le monde de rentrer, quelle meilleure porte pour moi que la porte de la culture, de la transmission du savoir et devant ceux qui ont la noble mission divine de transmettre. Je suis très heureux. Je vais être là le plus souvent. Il le faut pour ressouder ces jeunes acteurs que nous avons formés qui sont dispersés aujourd’hui, les mettre ensemble et qu’ils se mettent à créer et qu’une troupe réelle et professionnelle existe comme on l’avait souhaité. Monsieur le ministre m’a donné l’assurance que cela sera fait et donc je viendrai de temps en temps monter des pièces comme je l’ai fais au Cameroun et maintenant en Côte d’Ivoire et continuer la marche de la culture. En gros, je suis très heureux de retrouver mon pays », a confié l’ex-directeur du Palais de la Culture de Treichville.

Enfin, Sijiri Bakaba s’est fait le messager de la paix et du pardon à l’endroit de tous ces artistes et hommes de culture en exil. À ceux-ci, il a demandé de rentrer au pays pour aider à son développement. « Qu’ils sachent que l’aîné que je suis est rentré. Ils sont des artistes et c’est à eux de prendre le flambeau de la paix et se pardonner », a-t-il invité.

Philip KLA

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abidjan.net

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