05252017Headline:

Abidjan/est elle toujours belle?Koumassi, Marcory, Adjamé, Abobo, Yop..La Dégradation partout…Photos

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Le désarroi des populationsIci, non loin de la grande mosquée de Koumassi, lorsqu’il pleut, le mauvais état de la route fait peur à tout le monde

Aussi belle soit-elle, Abidjan, la perle des Lagunes, la capitale économique de la Côte d’Ivoire, a de gros soucis avec ses routes.

Il est 17 h, le samedi 31 octobre 2015, lorsque nous entrons à Koumassi par le carrefour communément appelé ”carrefour camp Commando”. « C’est la meilleure entrée en matière de routes pour accéder à la commune de Koumassi. Sinon, toutes les routes sont fichues », nous avait conseillé un taximan, deux jours plus tôt. Pourtant, désillusion totale ce samedi soir! Les routes que nous sommes obligés d’emprunter, ne donnent pas envie à un touriste d’y passer. Même pas aux villageois des zones rurales. Dégradation avancée à gauche. Dégradation avancée à droite. Les nids de poule se confondent à des trous d’une autre nature. Au croisement d’une rue ou piste menant au quartier Sowéto, l’automobiliste est surpris par un énorme trou creusé pour des travaux. Avec cet obstacle, aller directement à Koumassi en passant par ce boulevard de la Zone industrielle, n’est plus possible. A cette intersection, les conducteurs ont le choix : bifurquer à droite pour traverser le bidonville Soweto, en passant par une sorte de décharge d’ordures ménagères nauséabondes ou tourner à gauche dans le sens de Koumassi Sicogi. Ce jour-là, la pluie a ressorti tous les maux des routes de Koumassi. En allant vers le quartier Abri 2000, quelque part au milieu de cette commune, on constate des étangs d’eau boueuse (ce ne sont plus des flaques d’eau) que préfèrent éviter des conducteur de véhicules de type berline. Parmi les audacieux, certains sont moins chanceux parce que tombant dans des trous invisibles dans ces cuvettes de boue. A partir de Koumassi-Sicogi, il est pratiquement impossible d’aller à la place Inch’Allah. « Pendant la campagne, lorsque le président Ouattara venait pour son meeting, son cortège a dû faire le grand tour en passant par Remblais Koumassi, Marais, pour sortir vers Prodomo afin d’atteindre la place Inch’Allah. Le passage direct que les organisateurs ont créé, en colmatant des brèches par endroits, s’est gâté avec la pluie », nous confie Mimi, habitante de Koumassi, convaincue qu’il faut un plan Marshall pour restaurer la voirie de sa commune. A Marcory, depuis le marché officiel de cette commune jusqu’à Marcory Remblais, les routes sont aussi dégradées. « Je ne sais pas qui s’occupe des routes. Mais, si vous écrivez et que ça change, c’est bon. Vraiment ! On dirait au village. Ne pensez pas que c’est ici seulement qui est comme ça. Je souhaite que l’État aide ceux qui doivent refaire nos routes parce que c’est vilain », se plaint Rodrigue, locataire dans un immeuble non loin d’une église en face du marché. Contrairement à la commune de Koumassi, les routes principales sont presque commodes à Marcory. Mais, pour quelques habitants interrogés, dimanche dernier, notamment dans le quartier Hibiscus, la population a toujours besoin du meilleur pour les rues qui mènent chez elle.

Souffrir le martyr

A Adjamé, que ce soit au carrefour Liberté, le boulevard qui mène à Mirador, siège de la Sicogi, ou encore le boulevard Nangui Abrogoua, séparant les marchés Forum, Gouro, Black, Mosquée, il y a problème. A Adjamé, il y a longtemps que les barres en béton séparant les voies du boulevard Nangui Abrogoua sont tombées. A la grande joie de chauffards qui conduisent comme ils rêvent. Dans le secteur qui fait office de gare routière, les opérateurs exerçant dans le secteur, souffrent le martyr. Aller du carrefour Stif au carrefour de la gare de Bingerville derrière le marché Gouro, est un véritable parcours du combattant. Les chauffeurs des cars, taxis, mini-cars et autres engins de transport luttent la chaussée avec les commerçants, les charretiers, les coordonnées… Des accidents surviennent mais la vie continue la seconde d’après. « Les piétons et les commerçants se foutent des klaxons. Quand le car tourne, il prend la voie inverse. Il y a aussi les mauvaises routes. Est-ce que vous avez vu la route qui arrive à la maternité Thérèse Houphouët-Boigny ? Ce n’est plus une route », a dénoncé un chauffeur d’une société, dimanche dernier. Le rond point Liberté d’Adjamé a acquis certainement ses lettres de noblesse en matière de liberté : sans les feux tricolores dans tous les sens et avec les nombreux nids-de-poule (c’est selon), ce carrefour multisens, offre toutes les libertés possibles. Ici, circuler devient complexe et délicat. A Abobo, plusieurs routes sont également foutues. Toutefois, le vrai désastre, c’est la route qui quitte la pharmacie Azur à Abobo pour le 22ème arrondissement à Angré (Cocody). Au regard de la dégradation avancée et prononcée à tous les niveaux, cet itinéraire devrait être déconseillé aux femmes enceintes. Dans la commune de Yopougon, le réseau routier est des plus dégradés. Outre les travaux de la Zone industrielle, qui avancent lourdement, pour le reste, dans les quartiers Wassakara, Niangon, Gesco (route menant à la gendarmerie)..,. il faut tirer la sonnette d’alarme. A Gesco, les commerçants vendent sur la chaussée, les caniveaux sont bouchés et le bitume a foutu le camp, laissant place à des trous béants sur la route, au grand dam des riverains, transporteurs, piétons… Dans la matinée du mercredi 4 novembre 2015, nous avons constaté qu’un relookage a été opéré la veille, sur la route du boulevard du Port au niveau de l’Institut d’Hygiène publique (Inhp) à Treichville. Cette embellie apportée à ce niveau, ne change par contre, selon des témoins, en rien, le reste du parcours en entrant en zone portuaire à Vridi. « Les dégradations des voies sur le boulevard du Port sont nombreuses. Certainement que la réhabilitation au niveau de l’Inhp va se poursuivre dedans, parce que le gouvernement sait que nous avons besoin de bonnes routes pour le développement du pays», a interpellé un opérateur économique installé en zone portuaire, dans la matinée d’hier mercredi 4 novembre 2015. À Biétry, nous avons constaté que la route principale qui mène au Boulevard Giscard d’Estaing a également besoin d’être restaurée. Vivement que chaque acteur (État, district et mairie) joue son rôle ! Parce que le programme de mise à niveau des routes, réalisé après la crise post-électorale de 2011, et qui a vu un investissement total de 20,5 milliards de francs à partir de 2013 dans les différents quartiers d’Abidjan, n’est désormais qu’un vieux souvenir.

Hermance K-N

l’inter

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