12122017Headline:

Accusée d’avoir tuer son ex-mari : Sidonie la Tigresse : sort de son silence

sidonie la tigresse

Accusée d’avoir tue son ex-mari : Sidonie la Tigresse : “Demandez aux parents de Gaby”

L’année 2016 a commencé dans la douleur pour Sidonie la Tigresse. Après les multiples rumeurs la donnant pour morte dans des accidents de voiture finalement imaginaires, un tabloïde affirmait dernièrement à sa Une que la chanteuse aurait tué son ex-mari. Cette semaine, Sidonie s’est confiée à Top Visages. Pour tout expliquer. La Tigresse affirme même qu’elle a porté l’affaire devant la justice.

• Toi qui as chanté “jalousie” tu es d’accord qu’il y a de la jalousie dans le milieu ?

– Tout le monde naît avec la jalousie. Au marché, il y a la jalousie, au maquis, etc. S’il y en a qui sont jaloux de moi, je ne vois pas qui c’est. Je ne sors pas, je suis toujours à la maison. Je n’ai jamais eu à me disputer avec quelqu’un. Mes chansons viennent seules, je n’ai jamais eu à écrire. Quand je me couche et que ça vient, je retiens. Je suis née avec ça. Je ne sais pas écrire. Je ne m’enregistre pas aussi. Quand je décide de rentrer en studio, tout est dans ma tête.

• A quel moment décides-tu de sortir un album ?

– Avant, je sortais tous les 3 ans. Mais à cause de la guerre, on a attendu jusqu’à 9 ans. Il y a aussi la piraterie. Pour nous, on croyait que ça allait finir, mais non. Faute de mieux, on a sorti le tout dernier, il n’y a pas encore trois mois et qui signifie « Reste là et parle de moi, je suis toujours devant. Vous parlez, moi j’avance ». Parce qu’il y a des gens, quand tu fais quelque chose qui est bon, au lieu de t’encourager, ils cherchent à te détruire. J’ai été victime de ça, cette année.

• Tu veux parler de cette affaire où on t’accuse d’avoir tué ton ex-mari ?

– Oui. Pourtant, ça fait plus de 4 ans que je n’ai pas revu ce monsieur pour lequel on m’accuse. Je ne suis pas à Yamoussoukro où il vivait, pour dire que je le voyais. Et là où je vais, il n’y allait pas avec moi, sauf s’il prenait l’avion comme moi pour les déplacements à l’extérieur du pays. Cet homme est mort et on m’accuse de l’avoir tué. Après ça, on raconte qu’il a cherché la femme de quelqu’un et que c’est ce dernier qui l’a tué. Je ne comprends plus rien. Il y a une jeune fille qui était partie à ses funérailles. On a raconté là-bas que c’est moi qui l’ai envoyée. Ils l’ont frappée jusqu’à la déshabiller. Or, c’était la copine du défunt. Finalement, à écouter tout ça, on se demande combien de personnes l’ont tué ?

• Explique-nous cette affaire, depuis le début.

– L’homme qu’on m’accuse d’avoir tué s’appelle Gabriel. C’est mon ex-mari. Je l’ai connu au tout début ma carrière, lorsque j’étais encore à Yamoussoukro. On jouait ensemble à la guitare à trois cordes, on faisait des tournées dans les campements, etc. Je n’étais pas mariée à lui, mais on vivait ensemble. Après quelques années, on s’est quittés. C’était au début des années 90. Il a pris son chemin, et moi j’ai pris le mien.

• Dans quelles circonstances vous êtes-vous quittés ?

– Tu sais, quand c’est fini, c’est fini ! Moi je suis allée avec lui parce que j’avais mon petit maquis à Yamoussoukro qui ne marchait pas. En ce temps-là, je n’avais pas les moyens. C’est comme ça que je l’ai suivi. Après, j’ai trouvé qu’il fallait que je me sépare de lui, pour venir faire ce que je veux : c’est-à-dire la musique. Les gens avaient commencé à raconter que je suis alcoolique. Alors que, lui-même buvait plus que moi. Je lui avais pourtant précisé que je voulais qu’on cherche de l’argent. Mais si l’argent qu’on gagne doit servir à aller toujours au «tchapalodrôme», moi je ne peux plus. Voilà pourquoi je l’ai quitté. On ne s’est pas quittés suite à des disputes. Mais, lui, partout où il allait s’asseoir, il avait toujours mon nom à la bouche. Il continuait à parler de moi comme si j’étais encore sa femme. Et quand il chantait aussi, c’était avec mon nom.

• Sais-tu dans quelles conditions il est décédé ?

– Je ne sais pas. Je ne vivais plus avec lui. Sa femme, qui est à Yamoussoukro, dit qu’il a eu un AVC (accident vasculo-cérébral : ndlr). Mais aujourd’hui, c’est moi qu’on accuse de l’avoir tué.

•…

– J’ai accepté d’en parler aujourd’hui dans votre journal, parce qu’il y a des gens qui m’aiment et qui ne comprennent pas cette histoire. Ils ne seront pas contents, s’ils ne savent pas la vérité. Voilà pourquoi je veux profiter pour dire que moi, je suis vivante. Je ne suis pas en prison, je n’ai pas été déshabillée devant la police. Je n’ai pas fait d’accident, je ne suis pas devenue aveugle, ni quoi que ce soit. Je suis toujours Sidonie la Tigresse !

• Comment as-tu vécu ces accusations ?

– La première fois, ça m’a fait mal. Mais monsieur Konan (son époux : ndlr) m’a dit de ne même pas y penser. Pourquoi s’inquiéter pour une chose que tu n’as pas faite ? Depuis lors, je me suis apaisée. Je mange, je dors. Quand j’ai des choses à faire en ville, j’y vais. Et je suis même surprise de constater que les gens ne m’appellent plus. Je suis très occupée en ce moment. Et puis, à cause de toutes ces choses que les gens racontent sur moi, quand je suis annoncée quelque part, la curiosité pousse le public à venir voir. Et ils viennent en grand nombre, pour me voir.

• Désormais immunisée contre les rumeurs ?

– Ça ne me dit même plus rien ! J’ai porté cette affaire devant la justice. Parce qu’il y a un certain Loukou qui se dit manager de Gabriel. Or, personne ne le connaît dans le milieu. Ils se sont entendus dans leur famille pour me salir comme ça. Donc, je les ai convoqués. Et ce fameux Loukou-là, c’est à lui que j’ai affaire. C’est lui qui est à l’origine de toute cette affaire. La plupart des rumeurs où on a dit que j’ai fait des accidents, que je suis décédée… c’est lui qui est à l’origine. Moi aussi, je ne le connais pas, je ne l’ai jamais vu. Mais la justice fera son travail pour le retrouver.

• Déçue du milieu du show-biz ?

– Oui. Ce sont des «kpakpatos», ceux qui ne voient pas et qui parlent. Sinon, la musique, c’est mon travail. Je veux la faire toute la vie.

•…

– Après tout ce qui a été dit sur moi, j’aimerais dire aux Ivoiriens et à tous ceux qui me connaissent que tout est faux ! Ce sont des menteurs, des « kpapkatos », ils n’ont rien à faire. Ils sont toujours derrière, et moi je suis toujours devant. Je voudrais que les gens sachent que je ne suis pas malade. La dernière fois où ils ont appris que j’ai fait un accident ou que je suis décédée, j’ai reçu près de mille appels téléphoniques. Je leur dis vraiment merci de m’avoir soutenue jusqu’à ce jour. Je les aime tous, même ceux qui ne m’aiment pas. Je souhaite une bonne année à tout le monde !

Par François Yéo

topvisags.

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