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Affaire Dj Arafat-A’Salfo: Debordo Leekunfa cogne fort “C’est Dj Arafat qui est un drogué”

 

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Debordo Leekunfa cogne Dj Arafat: «Je ne suis pas un drogué

Après les vidéos postées par Dj Arafat sur les réseaux sociaux, la semaine dernière, accusant A’Salfo, lead vocal de Magic System, de l’avoir écarté du concert de la Bad, Débordo Leekunfa dit ses vérités. Il s’insurge contre les accusations de son ancien pote. Celui qui se fait appeler Opah La Nation parle également de ses démêlées avec Arafat, non sans évoquer les raisons qui l’ont amené à arrêter la musique. Ainsi que la fuite de ses danseurs en France.

L’actualité en ce moment, c’est le clash Dj Arafat-A’Salfo dans lequel vous avez pris position. Pourquoi?

Pour moi, ce clash est loin d’être une actualité. J’ai pris position pour dire mes vérités à Dj Arafat. N’en déplaise à ses fans et à lui. Je veux l’amener à respecter la musique ivoirienne et aussi lui dire d’arrêter de saboter les autres. Qu’il arrête donc de toujours pleurnicher.

C’est quand même étonnant de votre part. Il était pourtant votre ami hier?

Je n’ai jamais été ami à lui. On a juste été des collègues à un moment, rien d’autre. Il n’y a que le boulot qui nous lie.

N’est-ce pas une affaire de femme qui vous a éloignés pour de bon?

Pour être franc, c’est une question de leadership qui nous a divisés. Chacun veut être leader en imposant sa vision à l’autre. Arafat veut me ”commander”, ce que je ne supporte pas. J’ai horreur qu’on me marche dessus. Je veux plutôt qu’Arafat me donne du respect. Et comme il veut toujours imposer son idéologie aux autres, il est inévitable qu’on ne puisse pas s’entendre.

Arafat vous accuse souvent d’être un accroc à la drogue, qu’en dites-vous?

Je n’ai jamais touché à la drogue. Maintenant, quand Arafat le dit, c’est parce qu’il pense que je fais la même chose que lui. Sinon, je ne suis pas un drogué.

Etes-vous déçu de n’avoir pas joué au concert de la Bad?

Je ne suis pas un pleurnichard. Si les organisateurs n’ont pas trouvé utile de m’associer à cette cérémonie, je ne peux pas en faire une frustration. À ce propos, Yves Zogbo Junior m’avait même contacté pour participer à ce concert. Mais au finish, il ne m’a plus fait signe, je ne sais pourquoi. Toutefois, je me dis que ce n’est pas le seul spectacle. Donc je ne peux pas être déçu.

Vous aviez décidé d’arrêter la musique après vos attaques contre Didier Drogba. Pourquoi?

C’était juste pour donner un semblant de raison à tous mes détracteurs. Toutefois, si j’ai pris cette décision, c’était pour me moquer de ceux-ci. Je me demande pourquoi les gens ont pu penser que j’ai injurié Didier Drogba. Les fans de Drogba m’ont tellement dénigré qu’à un moment donné, la seule issue pour faire taire toutes ces injures à mon endroit était de dire que j’arrête la musique. D’ailleurs, cette stratégie m’a réussi parce que toutes ces méchancetés qu’on disait sur moi ont cessé aussitôt après ma décision d’arrêter de chanter.

Pourtant, vous disiez que c’est sur les conseils d’Alpha Blondy que vous vous êtes ravisé…

Effectivement, quand Alpha a eu échos de ma décision d’arrêter la musique, il m’a appelé et m’a prodigué des conseils. Il m’a donc ordonné de reprendre immédiatement la musique. En fait, pour lui, c’était une histoire vraie, alors que comme je le disais tantôt, c’était juste pour stopper les injures à mon endroit, suite à l’affaire Drogba.

Qu’est-ce qui s’est passé pour que vos danseurs restent en France, où vous étiez allés pour un spectacle?

Je ne suis pas content de l’acte qu’ils ont posé, mais je ne peux que leur souhaiter bonne chance dans leur aventure. J’ai décidé de ne plus revenir sur cette histoire car elle reste pour moi un mauvais souvenir.

Un nouveau concept en préparation après ”Appéritif Gnamankoudji”?

Bien sûr. J’ai des sons en préparation. Je reviens en force pour relever le niveau du couper-décaler qui a drastiquement baissé. Les acteurs du couper-décaler ne travaillent plus. Ils ont baissé les bras parce qu’ils pensent qu’ils sont déjà arrivés au sommet de leur art. On ne sent plus cette rage qui animait les artistes couper-décaler. Ils doivent se réveiller car il y va de la survie du mouvement. Nous nous devons de rehausser l’image du couper-décaler. Et comme c’est moi qui contrôle ce mouvement, j’arrive en force pour jouer ma partition.

Philip KLA

L’INTER

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