03262017Headline:

Affou Kéïta sans détours: ”S’ils me veulent…qu’ils le disent…..ma rivale

 

affou kéita

Affou Kéita garde un très mauvais souvenir de l’année 1994. Une année noire qui a marqué sa vie. Elle se souvient de tout… de sa rivale, de la fuite de ses musiciens lors d’une tournée aux Etats-Unis. De son foyer qui battait de l’aile, de son désespoir puis comment elle a repris goût à la vie peu à peu. D’entrée de jeu, avant le début de l’interview, lorsque nous lui avons demandé si elle avait des nouvelles de sa rivale, elle répond : ”Ma rivale, c’était une turbulence, maintenant c’est du passé”. Maintenant,Affou Kéita évoque donc sa nouvelle vie.

Affou, es-tu toujours le Drogba de la musique ivoirienne comme tu dis ?

Je le dis et je le répète, moi Affou Kéita, je continue de porter le brassard. Personne ne peut contester cela dans le show-biz ivoirien. Qu’on le veuille ou pas, on est obligé d’admettre que je fais bouger le show-biz en Côte d’Ivoire. Je compte dans la musique ivoirienne et je sais que mon nom est très important. Je porte donc le brassard de capitanat de la musique ivoirienne. Aujourd’hui, ma renommée a dépassé les frontières ivoiriennes. Et chaque jour, je bénis Dieu pour cela. Je lui dis merci. 2015 est mon année.

Pourquoi 2015 exactement ?

(Rires) Pour tout le bonheur que je vis en 2015. J’ai d’abord la santé, ensuite tout marche à merveille pour moi. Nous sommes au cours de l’année 2015 et de nombreux chanteurs tout comme de nombreuses personnes n’ont pas encore rencontré le président de la République. Alors que moi ,je l’ai croisé à San-Pédro. Je l’ai touché. C’est pourquoi j’ai dit que 2015 est mon année. Car, depuis 1994, je cherchais à le rencontrer et c’est en 2015 que je l’ai vu pour la première fois. Je dis que Dieu est grand.

Tu dis que ta renommée a dépassé les frontières de la Côte d’Ivoire. Jusqu’où on te connaît ?

Au Burkina Faso, on me connaît. Au Mali , je suis considérée comme une reine. En Guinée -Conakry, je suis adulée. La présidente du Liberia Mme Ellen Johnson Sirlaef et Georges Weah, l’actuel président de l’Assemblée nationale du Liberia, m’ont invité à prendre part a un dîner -gala à Monrovia pour soutenir une Ong. J’ai eu la chance de rencontrer George Weah avec qui j’ai longuement discuté. Et après le Liberia, je serai à Paris sur invitation de l’association Vip. Ensuite, j’irai en Italie, Belgique et Londres pour des spectacles. Vous voyez donc que j’ai un calendrier chargé.

Où est-ce que tu en es avec l’affaire de tes musiciens qui ont pris le large lorsque tu étais en tournée aux États-Unis ?

(Elle marque une pause avant de répondre)Je n’ai pas envie de parler de cela. Vous savez pourquoi ? Parce que c’est une affaire qui fait partie de 2014 qui fut une très mauvaise année pour moi. Je n’ai même pas envie qu’on me parle de 2014. Franchement, c’était une année difficile pour moi sur tous les plans. A part une superbe tournée en Guinée-Conakry où j’ai rencontré la première dame, Mme Alpha Condé. Sinon, tout le reste n’est que mauvais souvenir. Une année noire. Mais ma force à moi, était de m’accrocher à ma musique. Voyez-vous, dans la vie , il faut s’accrocher a deux choses qui ne peuvent jamais vous trahir. Votre métier que vous aimez avec passion et votre enfant. Le reste, c’est de la mer…

Aujourd’hui, après plusieurs mois de brouilles , ton mari est revenu à la maison….On peut dire que c’est maintenant le grand amour ?

Je préfère qu’on parle de mon boulot. Je suis femme de militaire. Je ne veux pas l’exposer. Cela relève de ma vie privée. Je vis le parfait amour.

A cette période difficile de ta vie, tes fans ont eu peur pour toi…

Tout ce qui arrive à l’homme, est le destin. Que tu sois milliardaire ou pauvre, on doit tout ce qui nous arrive à Dieu. C’est cela la force du destin. Je dis mille fois merci à mes fans qui m’ont soutenue jusqu’au bout. Moi, je ne sais rien faire d’autre que la musique et rester dans mon foyer. Je demande à mes fans de continuer à m’aimer. Je prie Dieu pour que mes fans se multiplient davantage.

Tu dis que tu portes le brassard de la musique ivoirienne, sans faire référence à Drogba auquel tu t’identifiais…Depuis sa retraite tu l’as oublié ?

Drogba ? Je n l’ai jamais oublié. Je m’inspire toujours de Drogba. Ce n’est pas parce qu’il ne joue plus en équipe nationale que je ne vais plus l’aimer. Je le cite toujours en exemple. Je vais vous faire une confidence. Moi, je n’ai aucun problème avec les joueurs de L’équipe nationale. Savez-vous qu’au mariage de Kolo, j’étais au four et au moulin ?J’étais là parce que la femme de Kolo est mon amie depuis l’enfance. Je peux vous révéler que la voiture que je roule actuellement, c’est grâce à elle que je l’ai obtenue. Elle m’a donné assez d’argent, et moi j’ai acheté la voiture.

En 2014, il y avait aussi la rivale…

(Elle réfléchit) Qui ça ? Avec tout le respect que je vous dois, parlons d’autres choses. De mon boulot, de ce que j’apporte pour le pays. Ce que je représente réellement pour la Côte d’Ivoire. Je suis quand même une grande dame dans ce pays.

Avant de commencer cette interview, quand nous avons évoqué le nom de ta rivale tu as nous dit : ” Ma Rivale ? C’est une turbulence, c’est du passé”…

m’attendais pas a cette turbulence. A mon arrivée au pays, je suis entrée avec les deux pieds dans cette turbulence. C’était dur, mais je suis arrivée à surmonter cela. C’est Dieu seul qui est fort. C’est lui le maître du monde. Maintenant, je vis une nouvelle vie.

Qu’est-ce que tu as comme projet dans l’immédiat ?

Comme je l’ai dit, tout est dans la main de Dieu. L’homme propose, Dieu dispose. Je suis en train de peaufiner un single pour rendre hommage au président Ado. La sortie de cette œuvre est imminente.

Qu’est-ce qui explique cet amour indéfectible pour le chef de l’Etat ?

(Rires) c’est depuis 1994 que je suis derrière le président. Je n’ai jamais douté un jour qu’il dirigerait ce pays. A cette époque-là, nous portions des ”lêkê” (chaussure en plastique) pour aller le voir. On partait de Williamsville rien que pour le voir au Parc des sports de Treichville. C’est depuis que je suis enfant que je supporte ce monsieur.

On voit que tu es beaucoup sollicitée par le Rdr pour animer ses manifestations. Pourquoi toi seule ?

Je ne suis pas la seule artiste qui anime les événements du Rdr. Il y en a plusieurs. Mais je dois dire que c’est le sérieux de mon travail qui fait qu’on me fait confiance. C’est ce qui fait aussi la différence. Je respecte toujours mes contrats et ce que je dis.

Mais quand tu rencontres ta rivale au cours d’un événement organisé par le Rdr, qu’est-ce que vous vous dites ?

Quand le parti m’appelle pour animer un de ses événements, et qu’elle est là, je ne m’occupe de personne. Je me dis que je suis venue pour faire mon métier. Chanter. Je ne vais pas là -bas pour faire la bagarre. Moi, ma drogue, c’est l’argent et boire de l’eau glacée. Le reste ne m’intéresse pas. Là où je suis aujourd’hui, l’essentiel, c’est de m’occuper de mon travail.

Tes détracteurs disent que c’est le ”goumin-goumin” (chagrin d’amour, Ndlr) t’a fait maigrir. Que dis-tu ?

Les gens peuvent raconter ce qu’ils veulent. C’est vrai qu’à l’époque, je nourrissais l’idée de perdre du poids. La turbulence est arrivée en même temps que j’avais pris la décision mais ce n’est pas cause de cela que j’ai maigri. Il est vrai que ma perte de poids fait jaser mais sérieusement, ce n’est pas à cause de mes problèmes que j’ai maigri. C’est moi-même qui ai fait un régime. Maintenant, si mes fans veulent que je sois comme avant, qu’ils me le disent aussi. Sinon, c’est pas ”goumin-goumin” qui m’a fait maigrir. Pour finir, je voudrais profiter de votre journal pour remercier tous ceux qui m’ont soutenue jusqu’au bout. A toutes mes mamans au Rdr qui m’ont soutenue et encouragée. Moi, je suis animée d’une joie de vivre.Mais vous savez, on ne peut pas plaire à tout le monde. Je dis merci à tous ceux qui m’aiment et à ceux qui ne m’aiment pas. Car, c’est avec les critiques qu’on avance. Cette année, mon ambition est d’avoir un disque d’or. Et je dis également merci à Magic System qui m’a permis de jouer au Femua, sans oublier José Touré.

Réalisée par JFK

StarMagazine

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