10222017Headline:

(Artiste-Zouglou) Abandonné par sa femme et donné pour fou/ Bagnon lance un message poignant à ses fans

le zouglouman Bagnon

Interview exclusive

Abandonné par sa femme et donné pour fou/ Bagnon (Artiste-Zouglou) : « Voici pourquoi Jeanini a fini par craquer»

« Il n’y a plus rien à faire pour notre réconciliation»
« Que je fume la drogue, ce n’est pas le plus important

Bolou Zahi Patrice, ce nom ne devrait pas dire grand-chose aux mélomanes ivoiriens. Mais lorsqu’on dit Bagnon, tous savent de qui il s’agit. Eh bien, c’est le nom à l’état civil de celui que Marcelin Yacé a baptisé le Rossignol.

Nous avons rencontré l’artiste dimanche dernier, à Treichville, à l’occasion d’un concert qu’il devait donner. Dans cet entretien à bâtons rompus, il revient sur sa descente aux enfers, sa séparation avec Jeanini (sa femme), son addiction à la drogue, et lance un poignant message à ses fans et aux promoteurs culturels.

Quand démarre votre passion pour la musique ?

Ma passion pour la musique commence très tôt. J’étais très petit déjà lorsque j’ai commencé à chanter. Je suis originaire de Daloa. Vous savez, chez nous, on chante véritablement quand on vient d’un parent qui chante. Donc, moi ma mère est une parolière. Le virus m’a donc été transmis depuis le bas âge. Voilà comment les choses sont venues. C’est comme un don.

Yabongo Lova, une des révélations du Zouglou, a une voix qui a des similitudes avec la tienne. En as-tu l’impression quand tu l’écoutes ?

(Il hésite…) J’ai entendu beaucoup le dire. Je pense qu’on doit laisser tomber les polémiques. Ce sont des choses qui ne font pas avancer l’art en Côte d’Ivoire. Les influences musicales viennent de partout. Si chacun capitalise les choses pour valoriser nos richesses culturelles, c’est l’essentiel. Mais ce que je peux dire, c’est que Yabongo, c’est un jeune frère qui a aussi du talent. Moi, j’admire ce qu’il fait. Et, je l’encourage beaucoup à persévérer dans ce qu’il fait. Vous voyez le succès qu’il a ? Cela dénote de son talent.

A quel niveau situes-tu ta carrière musicale?

J’ai réalisé six albums. Il y a cinq albums qui sont bien connus. J’avais déjà fait ”Dénonciation” qui n’a pas trop bien marché. Après ça, j’ai rencontré Marcellin Yacé. Avec lui, j’ai fait ”Bawonon”. C’est à partir de là que mes albums ont commencé à avoir du succès. Juste après, nous avons réalisé ”Maimouna”, ”Jeanini”. Mais pour ce qui est de mon actualité, j’ai deux nouveaux albums que j’ai mis sur le marché. Il s’agit de ”La reconnaissance”, un album de 8 titres enregistré chez Olivier Blé, et de ”Don de Dieu” qui comprend quatre titres enregistrés chez David Tayorault. Ce sont des œuvres discographiques qu’ont mes agents. On est en train de faire la promotion. Et ça se passe bien. On les propose au public à chacune de nos sorties. On essaie de faire la promotion-vente dans nos spectacles. Et le public réagit bien. Et j’en suis satisfait.

 

Dans tes chansons, tu fais les éloges de la beauté féminine, à travers des noms de femmes que tu cites. Pour toi, que représente la femme?
La femme est tout pour moi. Elle est notre mère et représente le socle de la famille. J’ai grandi avec une mère qui m’a élevé. Je sais ce qu’une femme peut constituer dans la vie d’un homme. Surtout avec l’expérience que je vis.

Revenons à l’album ”Jeanini” qui a connu un énorme succès. Ce titre éponyme est évocateur de l’amour qui te liait à ta femme ”Jeanine”. Qu’est-ce qui n’a pas marché entre vous pour que vous en arriviez à la séparation ?

Pour le cas de Jeanini, ce sont les commérages. Ce sont des gens qui sont toujours entrés entre elle et moi, pour essayer d’expliquer des choses qui ne sont pas toujours la vérité. Vous savez, une personne, à force de parler et d’insister, même si ce n’est pas la vérité, cette personne finit par gober ce qu’on lui dit. Et, elle en a marre. Ça a été le cas de Jeanini. C’est comme ça qu’elle a craqué. Sinon, ce sont des gens qui sont venus mélanger entre nous.

Y a-t-il eu des démarches et médiations pour la faire revenir ?

Elle même n’aurait pas dû s’engager comme ça pour la rupture. Elle devrait, en principe, consulter mes parents pour leur dire ce qui n’allait pas. Moi, j’ai à maintes reprises, tenté de la ramener à la raison et lui faire comprendre que ce qu’on lui disait n’était pas vrai. Mais c’était trop tard. Elle avait déjà choisi son chemin. Et lorsque quelqu’un décide de prendre son camp et choisit son chemin, on ne peut plus rien.

Quel était l’état de ta relation avec une certaine Sandrine?

(Il semble un peu gêné) Blandine en fait, c’était une ami. Il y a longtemps qu’on ne se voit plus. Je n’ai plus de ses nouvelles. Je n’ai plus ses contacts.

N’y a-t-il pas eu des choses entre vous, qui auraient découragé Jeanini ?

Je reconnais que dans ma carrière, à un moment donné, elle m’a aidé. Elle était un soutien mais il n’y a rien eu entre elle et moi.

Et Sabine, celle qu’on a présenté comme ta seconde femme ?

C’est un sujet sur lequel je ne veux pas revenir. Elle est partie. Je ne sais pas où elle se trouve. Tout le monde le sait. Chacun vit sa vie. C’est tout.

T’as-t-elle aussi abandonné ?

Je t’ai dit que je ne veux pas aborder ce sujet. Donc laisse tomber. On n’est plus ensemble. Et pour l’heure, je cherche à rebondir et à relancer ma carrière.

Aujourd’hui, qu’as-tu besoin réellement pour rebondir ?

Aujourd’hui, ce dont j’ai besoin, c’est de montrer que je suis présent. Les promoteurs peuvent me faire confiance. On peut me compter parmi les meilleurs de la place. Je ne dis pas qu’on ne me compte pas. Mais, je veux dire que j’ai besoin de démontrer que je fais partie des meilleurs artistes de ce pays. Il y a beaucoup de choses qui ont été dites. C’est le moment de prendre le micro et de communiquer avec les fans (Relatif à son concert:Ndlr). Le talent de l’artiste est toujours présent. Les promoteurs peuvent compter sur moi pour faire des concerts. S’ils me donnent une seconde chance, je ne vais pas décevoir. Mais, il faut un bon contrat fiable signé avec un bon plan de carrière. Sur cette base, on peut s’engager. Je suis déjà bien encadré avec mes agents dont Otto qui est là, le Gbelys, Davido David, Manadja.

Il revient, de plus en plus, que votre traversée du désert est due à votre addiction à la drogue. Que réponds-tu à ces affirmations ?

Vous savez, quand on ne voit pas un artiste souvent, chacun interprète les choses à sa manière. Puisqu’on ne voit pas l’artiste. Donc chacun dit ce qu’il pense. Chacun raconte ce qu’il veut. C’est pour faire taire mes détracteurs et tous ceux qui parlent à gauche et à droite, qu’il me faut prendre le micro et démontrer mon talent pour que les gens sachent que je suis toujours présent pour faire mon travail. Ce qui se dit à gauche et à droite que je consomme de la drogue, n’est pas le plus important. Ce qui est le plus important, c’est le message que j’apporte à mes fans.

On vous donnait pour fou…

Ce sont des rumeurs. J’entends toujours des choses çà et là. Vous même, vous le constatez. Je ne suis pas fou. Je reconnais vivre une période très difficile. Mais grâce au soutien des fans, je vais rebondir.

Aujourd’hui, tu laisses pousser tes cheveux. Et on constate sur ta tête des dreads locks. A quoi cela répond au juste ?

L’artiste doit avoir un look évolutif. A un moment donné, on essaie de varier. Peut-être que dans peu de temps, ce ne sera pas le même look. On ne sait jamais. Donc ça dépend. Aujourd’hui, c’est ce style qui m’inspire. Voilà pourquoi je suis comme ça. Les gens doivent me comprendre.

Quel appel aimerais-tu lancer à tes fans ?

J’aimerais dire à mes fans de toujours me soutenir. Chaque fois qu’ils entendent que je dois me produire quelque part, je les invite à venir me soutenir ; ils peuvent m’appeler ou chercher à m’aider. Ce n’est pas seulement l’argent qu’on peut donner aux gens. Ils peuvent me donner des conseils, m’apporter des idées, et même tout ce qu’ils souhaitent mettre à ma disposition pour que je rebondisse. Je suis prêt.

DIARRA Tiémoko

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