05242017Headline:

Attribution des nouvelles fréquences radios commerciales/ Georges Aboké très en colère/ Les raisons

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Attribution des nouvelles fréquences radios commerciales/ Georges W. Aboké en colère: « Toutes les dernières licences ont été octroyées à des groupes étrangers »

« Si on n’y prend garde maintenant, ça risque d’exploser »
Les choses vont se compliquer avec les télévisions privées»

Georges Aboké s’offusque des nouvelles attributions de licences de radios commerciales

Le patron de la structure Multiplex, Georges Wenceslas Aboké était le mardi 15 mars 2016, l’invité du célèbre promoteur et animateur culturel et artistique Touré Mamadou plus connu sous le nom de Touré Bts. C’était à Angré en prélude à la rentrée artistique marquant le retour professionnel de celui qui tient les rênes de la présidence du Syndicat national des éditeurs et commerçants de cassettes.

«Quand vous regardez le paysage médiatique ivoirien notamment au niveau du paysage audiovisuel, on remarque qu’on parle beaucoup de promotion de la musique ivoirienne. Quand vous regardez les nouvelles chaînes de radio qui se sont installées, ce sont des chaînes de radio qui viennent de l’étranger comme le groupe Lagardère avec Vibe. Je ne suis pas xénophobe mais je fait un constat. C’est un grand groupe en France qui va s’imposer ici. Trace Fm découle de Trace Tv et Hit Radio qui vient du Maroc… », fait savoir l’ex-directeur général de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (Rti), avant de s’étonner « Les dernières licences qui ont été attribuées l’ont été à des groupes étrangers. Je n’ai rien contre tout ce qui est étranger mais j’aurais bien voulu qu’on prenne en compte notre patrimoine ». Et Georges Aboké de déplorer : « c’est vrai, ces chaînes de radio disent qu’elles sont venues faire la promotion de la musique ivoirienne. Moi, je suis d’accord mais ce qu’on constate c’est qu’elles se contentent de faire la promotion de la musique urbaine ivoirienne : le zouglou et le coupé décalé. Mais qu’est-ce qu’on fait de tout le reste ». Ensuite, le conseiller spécial en communication de l’ex-Chef de l’État Laurent Gbagbo met en garde sur les risques que cela peut constituer. «Si on n’y prend garde maintenant ça risque d’exploser dans quelques années. Peut-être même dans pas très longtemps », insiste-t-il, non sans reconnaître que l’initiative de Touré Bts de créer un musée sonore pourrait permettre de corriger les choses. Car, à l’en croire, bientôt la Côte d’Ivoire va entrer dans l’ère des télévisions privées. Selon lui, si les autorités ne rectifient pas le tir en annihilant ces mêmes tares, cela risque ”d’être compliqué”. « La culture, c’est très important. C’est sur ce socle là que le développement est possible. Il faut pouvoir mettre le doigt sur des choses qui ne vont pas. Des fois, ce n’est pas parce que les dirigeants n’ont pas envie de prendre des chemins qu’ils devaient prendre, peut-être que c’est par méconnaissance . Personne ne peut dire je sais tout », rappelle Aboké, tout en partageant cette anecdote avec l’auditoire : « Hier (lundi 14 mars 2016:Ndlr), j’étais dans un taxi. Il y avait la musique de Doh Albert ”Moya” qui passait. J’ai demandé à dessein au chauffeur du taxi : ce qui joue là c’est sur Vibe, il m’a dit non !. Je lui ai ensuite demandé si c’était Trace Fm, il m’a répondu non. J’ai fini par lui demander c’était qu’elle chaîne de radio. C’est là qu’il m’a dit que c’était Ivoire Fm ». L’ex-directeur général de la Rti est convaincu que ceux qui peuvent bien faire la promotion de la musique ivoirienne, ce sont d’abord les Ivoiriens. Et puis ensuite les autres. « Il faut qu’on fasse attention. C’est toute une vie qui est là. C’est même plusieurs vies et des générations de musiciens qu’on découvre », prévient-il.

DIARRA Tiémoko

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