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Authenticité du Djidji Ayôkwé, Patrice Koutouan oriente le débat

Peut être une image de 1 personne et intérieurAfin de vous donner une idée exacte de l’œuvre authentique du tambour, nous vous donnons ici, une description succincte faite en 1938 par SCHAEFFNER.
NB André Schaeffner, né à Paris le 7 février 1895 et mort dans la même ville le 11 août 1980, est un anthropologue et ethnomusicologue français.
En outre :
Nandjui Abrogoua est née en 1838 décédé en 1948.
Le tambour a été arraché au Bidjan en 1916.
Le tambour était au Musée de Bingerville jusqu’en 1929.
Nampé Dioulo a été nommé chef canton par decret au titre de nomination des rois et chefs de la colonie de Ci décret 1929 du Gouverneur Lapalude.
Les Bidjan contextant cette nomination, a cette même période fut nommé Nandjui Abrogoua comme chef suprême des Tchaman.
Le tambour mythique fut transporté en France en 1930 (Musée d’ethnographie du Trocadéro).
En 1938 A. André Schaeffne anthropologue et ethnomusicologue fit une description complète de Djidji Ayokwe.
Ayokwe qui désigne l’iroko en même temps l’instrument a chasser la panthère n’est pas exclusivement Bidjan, il existait plusieurs tambours de guerre dans les Goto Tchaman à l’instar de N’sèmi (Akwè Gban) et Ayokwè Songon, Niangon altérés par le temps. Visiblement l’origine de ces tambours est une fois de plus héritée du Bono ( Abron), Ashanti Frontonfrom par les Kobriman.
DJIDJI AYÔKWE.
Djidji Ayôkwé, est le tambour très célèbre des Tchaman Bidjan, symbole de la résistance contre l’oppression du colonialisme, fabriqué dans un bois dur, qui ne pourrit, pas (iroko) du nom Ayôkwé.
C’est un tambour décoré de plusieurs couleurs (noir, blanc, rouge, pigment naturels) à deux bords jouant le rôle de tam-tam mâle, et l’autre celui du tambour femelle.
Ces 2 lèvres d’épaisseur inégale, donnent chacune des sons différents, qui s’étendent sur des longueurs d’arc inégales.
Sur un côté sont sculptés des trophées de guerres : 3 têtes coupées, ainsi qu’une rangée de mâchoires humaines et des motifs géométriques (carrés, losanges, rectangles), disposés autour d’un motif central.
Les extrémités sont pourvues de petites planches servant de support, sur la gauche plus allongée se tient un léopard ayant un être humain dans la gueule, s’élançant sur un lézard peint en blanc, la queue repliée dans le dos arrivant à la hauteur de la tête.
Photo du tambour exposé au Musée à Paris, un peu abîmé sur sa partie basse, une restauration va être entreprise en accord avec les autorités ivoiriennes.
Patrice Koutouan

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