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Bébi Philip : Son message aux femmes-Ce quil dit…

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Le chanteur-arrangeur, Bébi Philip est depuis un moment sur une belle lancée avec ses singles ”Balaumba” et Move Dadass. Ces deux chansons sont devenues en un temps record, des titres très prisés dans les points chauds de la capitale. C’est dans cette dynamique que l’artiste prépare son deuxième concert live prévu le 30 août prochain au Palais de la culture de Treichville.

 

  • Tes deux derniers singles Balaumba et Move Dadass bougent fort depuis un moment…

– Je remercie le Tout-Puissant pour tout ça. Et je suis très heureux que les deux singles aient du succès partout. C’est le travail que j’ai entamé depuis fin 2014 qui se concrétise aujourd’hui. Et j’en suis fier, parce que partout où je passe, les gens parlent en bien de ces deux chansons. Je suis vraiment sur une bonne lancée.

  • Ces deux chansons semblent t’avoir remis véritablement en selle.

– C’est vrai, parce que j’étais un peu loin des spot-lights depuis un moment. J’étais plus tourné vers des arrangements d’artistes en studio. Ça me prenait assez de temps. Je ne m’occupais donc pas vraiment de mes propres productions. Mais le fait que les deux singles Balaumba et Move Dadass soient aimés par les mélomanes, m’a relancé auprès du public, aujourd’hui.

  • De qui parles-tu dans Move Dadass ?

– Bon, je parle de celle que j’aime. Mais de façon générale des hommes de média, des footballeurs et des artistes qui, du fait de leur travail, partent des semaines, voire des mois, loin de leur famille. Je me suis inspiré du quotidien de ces gens pour écrire cette chanson.

  • Dans une partie de la chanson, tu dis par exemple ‘’Ma prunelle n’écoute pas les “on-dit”. C’est toi que j’ai choisie….’’. Est-ce qu’à un certain moment ta femme a voulu te quitter ?

– Pas du tout. Mais j’aime prévenir les choses, c’est tout. Quand tu es adulé par le public, les gens peuvent raconter des choses pas bien sur toi. On a pu voir les cas des joueurs comme Drogba et Eto’O sur le dos de qui on a raconté des histoires grotesques. Je ne souhaite pas qu’on me fasse la même chose. A travers Move Dadass, je dis non aux jaloux et qu’ils arrêtent de s’immiscer dans la vie des gens. En même temps, je fais un clin d’œil aux femmes pour qu’elles restent fortes dans la tête et à toutes les personnes qui sont toujours loin de leur famille.

  • Comment as-tu rencontré l’artiste ougandais Eddy Kenzo ?

– Eddy Kenzo a aimé ma chanson ‘’Balaumba’’. C’est lors d’un concert à Abidjan où j’ai presté qu’on s’est rencontré. C’est par le biais de Shelby, son tourneur en Europe qu’on a pu échanger. Et il m’a demandé que je fasse un remix de ‘’Balaumba’’ avec lui. C’est comme ça qu’on est entré en studio pour l’enregistrer. Cette collaboration avec Eddy Kenzo est bénéfique pour moi. Parce que sur le bouquet anglophone de Canal +, je serai connu. La rencontre avec lui est donc bien venue. C’est pour cela qu’on fait des feats. Alors ses fans vont m’adopter et vice-versa.

  • Les mélomanes n’ont pas fini de se trémousser sur les airs de Balaumba et Move Dadass, que tu reviens avec un nouveau single baptisé, ‘’Mama Lôkô’’. Y a-t-il une explication à cela ?

– C’est un autre single qui fera partie de mon nouvel album de 13 titres, ‘’Mon style de Zik’’, qui sortira au mois de décembre. C’est un album 50% couper-décaler et 50% World Music. Avant la sortie, il y aura encore un autre single en novembre. Quand tu veux atteindre tes objectifs, il faut mettre du sérieux. C’est pour cela que depuis 2013, je prépare cet album. J’entendais dire par-ci, par-là que j’étais ‘’tombé’’, en manque d’inspiration. Cela ne me disait rien. Et je continuais de travailler. Quand tu es conscient de ton talent, tu arrives toujours à atteindre tes objectifs. Je suis confiant que mon album va se vendre, malgré la piraterie.

  • C’est qui ‘’Mama Lôkô’’ ?

– ‘’Mama Lôkô’’, veut dire grand-mère en Abidji et ‘’maman fait ton malin’’ en Bété. J’invite toutes les mamans à venir danser. En même temps, c’est une chanson qui invite à l’ambiance africaine. On y retrouve la musique de l’Afrique centrale. Comme je suis beaucoup suivi par les mélomanes du Cameroun, Congo, Tchad, j’ai décidé de faire une place de choix à la musique de cette partie de l’Afrique dans ‘’Mama Lôkô’’. Je ne me focalise pas forcément sur la musique ivoirienne dans mes chansons. Le public a besoin d’entendre de nouvelles sonorités. Ça a commencé sur ‘’Balaumba’’, ‘’Move Dadass’’ et ‘’Mama Lôkô’’. Ça va continuer et je vais surprendre beaucoup de personnes. J’aime faire des classiques et non des hits qui ne durent que quelque temps.

  • Pourquoi te fais-tu appeler le Kôrô Bébi, alors que tu es jeune ?

– Ce sont les artistes que j’arrangeais qui ont commencé à m’appeler Kôrô Bébi depuis 2011. Etant arrangeur, partout dans le monde, tu es comme un papa pour les artistes. Parce que tu les guides et leur donnes des idées. On n’a pas besoin d’être âgé pour être sage. Dans une des chansons d’Ismaël Isaac, il dit par exemple : ‘’ce n’est pas parce que tu es le petit de la famille que tu ne peux pas commander’’.

  • Ton deuxième concert était annoncé pour le mois de juillet et il a été reporté à la fin du mois d’août. Que s’est-il passé ?

– Ce n’est pas à mon niveau. C’est plutôt aux organisations qu’il faut poser la question. Mais je pense qu’ils n’étaient pas suffisamment prêts à cette période. Aujourd’hui, ils sont véritablement prêts pour le 30 août au Palais de la culture de Treichville.

Par Patrick Bouyé

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