04202024Headline:

BOUNA : LA NUIT DE LA SAPE

La sape est une esthétique corporelle, une autre façon de concevoir le monde et de donner de la joie autour de soi. C’est cette joie que la jeunesse Unie pour le développement du Bounkani (JUDB) a partagé le samedi 24 février 2024 avec tous les habitants de BOUNA et la jeunesse de BOUNA.

Ce jour-là, le Royal Kounga Hôtel était plein à craquer de jeunes et femmes, exhibant leurs sapes dans une folle sarabande. Pas signées de grands couturiers, ni hors de prix, juste originales, fêtées sous les applaudissements de près de 2.000 spectateurs. Initiée par la Jeunesse Unie pour le développement du Bounkani (JUDB), cette nuit placée sous le parrainage de la ministre de l’Économie, du Plan et du Développement, Nialé Kaba, s’est tenue en présence d’officiels dont les représentants de la Direction Régionale de la Culture et de la Francophonie du Bounkani.

Les deuxième et troisième lauréats ont respectivement reçu un réfrigérateur et un bon de permis de conduire
Après plusieurs passages des sapeurs et sapeuses, c’est l’étudiante en deuxième année de tourisme et hôtellerie, Mlle Diabagaté Djénéba qui a conquis le cœur du public et du jury en devenant la grande lauréate de la 2ème édition de la nuit de la sape. Elle a reçu un trophée et les clés d’un tricycle d’une valeur de 1,6 million FCFA des mains de Mamadou Ouattara, le président de la jeunesse Unie pour le développement du Bounkani (JUDB). Les deuxième et troisième lauréats ont respectivement reçu un réfrigérateur et un bon de permis de conduire.

La fête va au-delà du boucan et de la sape.
A travers son représentant, la marraine de la cérémonie, elle a fait don de deux motos et la somme d’un million FCFA à la JUDB. A travers ce concept innovant, la JUDB compte donner un nouveau souffle à la culture de la région du Bounkani à travers le boucan et la sape à BOUNA. Mais selon le concepteur de l’événement Mamadou Ouattara, cette fête va au-delà du boucan et de la sape, en ce sens qu’il compte rassembler la population du Bounkani autour d’un nouveau concept.

La légende dit que la sape aurait émergé au cours des années 1920 avec un tirailleur du Congo de retour au pays, habillé par les plus grands couturiers. Le phénomène s’est popularisé dans les années 1960 dans les deux Congo, Brazzaville et Kinshasa. La « sapologie » serait un mouvement d’identité vestimentaire, une forme de dandysme et d’insoumission.

 

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