05232017Headline:

Côte-d’Ivoire: A bord d’un taxi entre la Riviéra 2 et Attoban : le taximan a tenté de violer l’actrice Tata Saly

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L’actrice ivoirienne Salimata Teya Seibahi alias Tata Saly, a échappé à un viol à bord d’un taxi qui la ramenait chez elle à la Riviera-Attoban le lundi 15 février dernier. Elle a été sauvée par une force soudaine qu’elle a eue de résister et repousser le jeune agresseur.

 

Les images défilent encore dans la tête de l’actrice Salimata Teya Seibahi alias Tata Saly. Effrayantes. Dégoûtantes. Cauchemardesques. Une quinzaine de jours après, Tata Saly a du mal à oublier l’agression dont elle a été l’objet dans un taxi qui la ramenait chez elle à la Riviera-Attoban. ‘’Je suis traumatisée, confie-t-elle. C’est Dieu qui m’a sauvée, sinon j’étais à deux doigts du pire’’.

Et ce pire, l’actrice des films ‘’BB Zinzin’’, ‘’La réconciliation’’ et ‘’L’histoire d’une vie’’, l’a frôlé de très près dans la soirée du lundi 15 février dernier. ‘’Ce jour-là, se souvient-elle, J’étais allée à une rencontre professionnelle organisée par les journalistes Georges Aboké et Bamba Yssouf à la Riviera 2. Elle se déroulait dans la salle d’un restaurant affrétée pour l’occasion. J’ai été présentée aux autres participants, ainsi que mon métier d’actrice. A la fin de la séance autour de 23 heures, un jeune homme d’une vingtaine d’années, employé du restaurant, s’approche de moi pour me signifier son admiration. On échange les contacts et il m’invite même à prendre un repas. Je décline gentiment la proposition et demande à rentrer compte tenu de l’heure tardive’’.

Elle dit au revoir à Georges Aboké, Bamba Yssouf et aux au-tres participants. Et cherche à emprunter un taxi. C’est alors que selon l’actrice, le jeune homme réapparaît. Il promet de l’aider à trouver un taxi et l’accompagner même jusqu’à son domicile à cause de l’heure avancée. ‘’Je n’y ai pas trouvé d’inconvénient, parce qu’il a été sympathique avec moi. Et puis, il travaille dans ce restaurant où se tient régulièrement la réunion à laquelle j’ai participé. J’ai d’ailleurs l’âge de sa maman. Vraiment, je n’avais aucune raison d’avoir une appréhension quelconque. Il m’a dit aussi que nous sommes parents, parce que nos ethnies sont proches’’, précise Tata Saly.

Mais mal lui en a pris. Quand le taxi-compteur dépasse le secteur de l’agence de communication Voodoo, le jeune homme assis sur le siège arrière à côté d’elle se jette brusquement sur elle. ‘’Il s’est jeté subitement sur moi et a tenté de m’embrasser de force. Je n’y comprenais rien. Au bout de quelques secondes, l’effet de surprise passée, dans un instinct de survie, je l’ai repoussé violemment. Et il s’est calmé’’, raconte-t-elle.

Au dire de l’actrice, elle était tellement dépassée par le geste du jeune homme qu’elle craignait le pire. Car il aurait été capable d’aller jusqu’à la violenter sexuellement et même lui ôter la vie. Elle s’est souvenue en ce moment-là de ce qui est arrivé tragiquement à des jeunes femmes à Abidjan à bord des taxis il n’y a pas plus de deux ans. Heureusement cette fois, le chauffeur du taxi n’y était pour rien. Même s’il ne comprenait pas ce qui se passait sur la banquette arrière. A l’arrivée à Attoban à côté de l’église St Bernard, le jeune homme sort du taxi et prend la tangente.

Quand l’artiste explique au conducteur ce qui s’est passé, il est écœuré et veut faire la peau à l’agresseur. Mais il a déjà disparu à la faveur de la pénombre. Tata Saly encore sous le choc appelle immédiatement Georges Aboké pour lui expliquer sa mésaventure. Le journaliste est scandalisé. Le lendemain mardi 16 février, l’actrice se rend au restaurant qui emploie l’agresseur pour informer sa patronne. Et porter plainte pour agression et tentative de viol à la police. Avec le soutien du chauffeur de taxi qui promet de témoigner. ‘’Quand j’ai expliqué à sa patronne ce qui s’est passé dans le taxi, elle s’est agenouillée pour me demander pardon. Le jeune homme, lui, s’est caché. Elle m’a dit si je porte plainte, son frère ira directement à la MACA. Devant ses supplications et celles de ses proches, j’ai éprouvé de la pitié pour eux. Parce que je suis mariée et mère de 6 enfants. J’ai décidé donc de ne plus aller à la police. Mais si à son âge, ce gamin veut violer une mère de presque 50 ans comme moi, c’est que c’est une malédiction. Il le paiera un jour, s’il continue sur ce mauvais chemin’’,dit Tata.

Cette mésaventure inspirera-t-elle un jour cette secrétaire de direction devenue actrice par passion, pour écrire un scénario ? ‘’Pourquoi pas ?’’, murmure-t-elle.

D’ici là, Tata Saly qui a 15 ans de métier et tourné avec Philippe Monhin, Gnoan Mbala et Yolande Bogui de Emaüs Production, a un scénario déjà tout prêt. C’est l’histoire pathétique d’un enfant maltraité par des tuteurs méchants. Mais par la grâce de Dieu, il devient un cadre plus tard dans la société. Au grand dam de ses tuteurs sans scrupule. Tata n’attend que les partenaires pour donner le clap de ce film baptisé ‘’100 amours’’.

Par Eric Cossa

 

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