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COTE D”IVOIRE :SECRET STORY: ABASS ET FADAL FONT DES REVELATIONS TRES EMOUVANTES SUR LEUR VIE PRIVEE

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La mort de son père sur scène

Il y a bientôt 20 ans, la vie du comédien Abasse a basculé un soir alors qu’il était en tournée à l’intérieur du pays. C’était précisément le 20 janvier 1994. Il avait quitté la maison familiale depuis plus de trois mois déjà pour cette tournée. Et ce soir-là, il était sur scène, en pleine représentation. Le rôle qu’il jouait, c’était celui d’un boy qui devait imiter son patron en s’asseyant bourgeoisement dans un fauteuil pour lire un journal. Pour cette scène donc, on lui avait remis un journal qu’il devait faire semblant de lire. Dès qu’il l’a ouvert, il est tombé sur la page de la nécrologie. Parmi les photos des personnes décédées, Abasse a tout de suite reconnu celle de son père. Il raconte la suite :

«Ça a été un choc terrible pour moi. J’avais pourtant laissé papa vivant à Abidjan. Et il était mort en mon absence. Pour ne pas que le public se rende compte de mon état de choc, j’ai aussitôt improvisé une sortie de scène. Je suis allé directement dans les loges pour montrer le journal et la photo de mon père au metteur en scène en lui expliquant ce qui m’arrivait.»

Mon père était mort depuis plusieurs semaines déjà. Mais, à l’époque, le téléphone portable n’existait pas encore. Mes parents n’avaient pas le moyen de me joindre. Et nous nous déplacions de ville en ville. Quand je suis revenu à Abidjan, j’ai eu une autre surprise désagréable : je n’avais plus de maison où aller. La femme de mon père, une Guinéenne, avait vidé la maison que mon père avait en location. Elle a tout emporté. Avant de s’en aller, elle a libéré la maison et remis la clé au propriétaire. Je me suis retrouvé ainsi à la rue. Je ne savais pas où aller. Je dormais çà et là, chez des amis qui voulaient bien m’héberger pour une nuit ou deux. Après, j’ai intégré la troupe théâtrale du metteur en scène Momo Ekissi. Comme Ekissi hébergeait certains de ses comédiens, je me suis retrouvé chez lui. Plus tard, quand il a eu des problèmes et que sa troupe a cessé de fonctionner, il a demandé à tous les comédiens de rentrer chez eux. Je me suis à nouveau retrouvé à la rue. Un collègue comédien a accepté de me laisser dormir dans sa maison pendant quelques semaines. Un jour, ce collègue m’a proposé un deal dans lequel je devais donner mon accord pour occuper un poste dans l’organigramme d’un parti politique. Il voulait que je fasse partie de l’équipe dirigeante de la section de ce parti dans le quartier. J’ai refusé. Il l’a très mal pris.

Un matin donc, il devait partir en voyage. J’étais allé me laver dans la douche qui se trouvait dehors, dans la cour. En partant de la maison, il a fermé la porte alors que toutes mes affaires se trouvaient à l’intérieur. Il est parti. En sortant de la douche, je n’avais que ma serviette attachée autour de la hanche. Dans la cour, une femme venait de faire la lessive de son mari, elle avait mis les habits à sécher sur la corde à linges. Dès qu’elle a détourné son regard, j’ai pris un pantalon et une chemise sur la corde. Je me suis habillé très rapidement et je suis sorti de la cour avant qu’elle ne s’en aperçoive. J’ai porté ce pantalon et cette chemise jusqu’à ce que mon collègue revienne de son voyage et m’autorise à récupérer mes affaires chez lui pour aller vivre ailleurs.»

 

Fadal

Sa fiancée a épousé un autre homme

Fadal Dey n’oubliera jamais la mésaventure qui lui est arrivée il y a quelques années. Il était encore un jeune musicien qui essayait de faire ses premiers pas. En ce temps-là, il vivait avec Adja Djéné, une jeune fille qu’il aimait très fort. Tellement fort qu’il a composé une belle chanson pour elle. Et cette chanson figurait sur son tout premier album qui était en préparation, en studio. Mais, à sa grande surprise, sa bien aimée Adja s’est cachée pour se marier à un autre homme qu’elle a été forcée d’épouser. «Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai failli faire une dépression», se souvient le reggaeman. Fadal, qui était encore en studio, dans tous ses états, a alors menacé de retirer de l’album la chanson dédiée à Adja (‘’Love for Adja’’).

Finalement, à la demande de son staff, la chanson a été maintenue sur le disque (son tout premier) de Fadal Dey. Et c’est précisément ce titre qui a propulsé la carrière du chanteur. «Pour dénoncer le phénomène du mariage forcé dont ma dulcinée a été victime, j’ai chanté ‘’Barkissa love’’ dans l’album qui a suivi.»

 topvisage

le titre est de la redaction

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