10252020Headline:

Côte d’Ivoire: YACOLIDABOUO, le beau village de feu Marcel Zadi Kessi

Le décès de Marcel Zadi Kessi est une grosse perte pour ce pays mais une très grosse perte pour un petit village perdu dans la région de SOUBRE: YACOLIDABOUO, le village de l’illustre disparu.
Jadis petit village totalement méconnu, YACOLIDABOUO est aujourd’hui une très belle cité avec toutes les infrastructures que l’on pourrait trouver dans une ville. Ce qui lui vaut le surnom de Village-Ville.
Selon un reportage du journaliste Fernand Dedeh, tout a commencé dans les années 70 lorsque Yacolidabouo, 6000 habitants à 28 km de Soubré amorce son développement avec La Sogefia qui y bâti les premières opérations immobilières. Coût d’acquisition, 300.000 F à l’époque. Œuvre de Zadi Kessi, un jeune cadre du village, particulièrement impliqué dans tout ce qui a trait au développement humain. « Il ne nous a pas donné du poisson. Il nous a appris à pêcher. » témoigne un fils du village.
Marcel Zadi Kessi réunit les jeunes et ses parents du village et leur tient un langage de vérité: votre réussite est en vous-même et par vous-même.
La zone est forestière. L’avenir du pays repose sur l’agriculture. Il va convaincre les populations à s’investir dans l’agriculture, l’hévéaculture notamment. Il donne lui-même l’exemple. Ensuite, à chacun, il offre des parcelles. Au besoin, il rachète les portions de forêt vendues aux allochtones par les parents pour les remettre à la disposition des fils du village. Yacoli se développe alors à un rythme vertigineux. Les rues sont bien tracées et bien éclairées. Un plan d’urbanisme clairement défini. Une usine de traitement de caoutchouc est implantée. Un lycée voit le jour. Des structures de micro-finance et banque sont installées.
Un accès gratuit au WiFi dans tout le village-ville.
Le village est doté d’infrastructures modernes, on y trouve un Château d’Eau, un hôpital, une coopérative d’épargne, une radio, une école primaire, une école maternelle, un collège, des espaces verts, des adressages de rues, une usine de transformation d’hévéa, des routes bitumées et un centre de formation… Telle est l’ambition d’un projet de développement de proximité rêvé et exécuté avec abnégation par Marcel Zadi Kessy, « bâtisseur » de ce chef-lieu de commune dans Ie département de Soubré.
Zadi Kessy, très jeune initie des projets et met en place une cohorte d’autochtones, les impliquant dans l’exploitation des ressources de cette zone forestière parcourue par des cours d’eau.
Les villageois, par le biais de Zadi Kessy, s‘engagent dans la production de riz en exploitant des bas-fonds et ensuite la culture de maïs. Aujourd’hui, l’hévéaculture est le nouveau paradigme cultural des habitants qui, chacun, disposent d’une parcelle d’au moins deux hectares et un revenu d’au moins100.000 F Cfa par mois.
Le développement de proximité de Yacolidabouo s’impose véritablement comme un exemple dans un pays en développement. Sous l’impulsion visionnaire de Marcel Zadi Kessy, il montre que les populations locales peuvent prendre en main leur destin.
M. Zadi, dont Ia ”passion » est comment transformer l’homme et son environnement, a, il y a quelques années, construit une trentaine de maisons modernes pour amorcer le développement de Yacoli. Aujourd’hui, la mutualisation des efforts, a permis à la communauté de créer une microfinance qui a actuellement un fonds de prés de 450 millions de FCfa.
Voilà qui fût Zadi Kessi pour son village natal. Un bâtisseur, un baobab dont l’œuvre pour son village est jusqu’ici inégalé. Différent de ces cadres qui refusent d’aider la jeunesse afin de mieux les contrôler. Ces cadre qui souhaitent avoir des roperos dans les villages plutôt que des jeunes indépendants.
Gageons que l’oeuvre de ce grand bâtisseur soit copié dans nos différentes région. Parce que ya cadre et puis ya CADRE. C’est pas nos plaisantins qui offrent sac de riz et demandent qu’on fasse leur atalaku sur Facebook là.
Repose en paix le baobab !!!

Merveilles

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