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Des secrets sur Kadhafi, DJ Arafat, Mickaël Jackson / Hillary Clinton et des chefs d’États africains livrés par Alphadi

Artiste de l’Unesco pour la paix, Ambassadeur de bonne volonté du Niger, créateur de mode et fondateur du Festival international de la mode africaine (Fima), Alphadi est de passage en Côte d’Ivoire. Invité d’honneur de l’hôtel Azalaï lors de son ouverture officielle, le créateur de mode était l’invité, samedi 25 février de l’émission Carrefour Week-end de Fréquence.

Ce grand nom de la couture africaine en plus d’avoir donné son actualité a aussi livré des confidences sur certains chefs d’États qui se confiaient à lui.

Fima et musique

Dans le Fima, on crée une nuit. À l’époque, on a reçu les plus grands de ce monde dont Kassav, Yémi Aladé, Pierrette Adams et des grands musiciens ivoiriens aussi. J’adore aussi le couper-décaler surtout le petit barbu dont la mère était danseuse, Arafat. J’aime beaucoup ce garçon parce qu’il se fâche souvent. C’est mon fils parce que sa maman, je l’ai vue danser à l’époque. Je crois que la Côte d’Ivoire est un pays de valeur musicale où on a une liberté. Je suis d’ailleurs producteur d’artistes. J’ai produit beaucoup d’artistes au Niger.

Au Niger, j’ai un un immeuble dont le 4ème étage est consacré aux musiciens. Tous les soirs donc, il y a quatre musiciens qui donnent un concert. C’est un bon mélange de mode et de musique. On les habille dans un premier temps et on leur donne leur chance de pouvoir se faire connaître à travers leurs musiques en leur permettant de se faire remarquer par des bailleurs de fonds. Et très souvent de gros producteurs me contactent pour produire des artistes. Pour la prochaine édition du Fima, j’aurais bien aimé avoir Arafat qui est très bien aimé au Niger mais je crois que c’est un musicien qui dit oui et après il ne vient plus. C’est l’image qu’il a laissée au Niger. Il faut qu’il change cet esprit parce qu’un artiste c’est comme un couturier qui donne des faux rendez-vous. Sinon, la jeunesse nigérienne l’aime beaucoup. La musique ivoirienne est extraordinaire.

Comment Alphadi s’est imposé comme créateur de mode de renom

Je crois que le travail, le respect de la clientèle et de l’image sont des éléments assez déterminants. Renom parce que j’ai habillé les plus grands de ce monde. J’ai habillé Kadhafi, toutes les plus grandes dames de ce monde parce que l’image d’Alphadi est avant tout l’Afrique. J’ai africanisé en quelque sorte la mode en habillant ces grandes dames qui n’avaient d’yeux que pour les grandes marques occidentales. J’ai habillé aussi Mme Henriette Konan Bédié et aussi de grands musiciens d’ici et d’ailleurs.

Alphadi et les célébrités

J’ai habillé aussi des célébrités. Ces célébrités ne sont pas comme les autres parce qu’avec elles, ce sont des pièces uniques à la base. Le plus souvent, on n’a pas droit de dire leurs noms. On fait juste leurs vêtements et on leur envoie. Il y a des clients qui m’envoient des avions chez moi. Je prends leurs mesures et après je leur envoie leurs vêtements. Entre autres célébrités, j’ai habillé Hillary Clinton, Mickaël Jackson et d’autres célébrités dont je n’ai pas le droit de dire le nom. En général, j’ai des agents partout qui créent le contact avec ces célébrités. C’est une clientèle qui nous vient le plus souvent par leurs protocoles.

Avec Mickaël Jackson par exemple, c’est une création, une image qu’on paie. Habiller les princesses ou les princes, je le fais entièrement seul, ce qui n’est pas très souvent le cas avec des célébrités. Ça peut coûter entre 15 000 ou 20 000 dollars ou encore 4 ou 5 millions de F Cfa. Je vis de ça. Ce sont des choses qui apportent aussi une bonne image au créateur que nous sommes.

Ses confidences avec des Chefs d’États

Certaines personnalités se confient le plus souvent à moi. Ces personnalités pleurent même le plus souvent en se confiant à moi. Des présidents, des ministres, des hommes d’affaires, quand ils ont des problèmes avec leurs femmes, se confient à moi. Je suis en quelque leur confident. C’est la même chose que quand une cliente ordinaire raconte sa vie à sa coiffeuse. Ce sont de grands enfants qui ont envie d’être aimés.

 Philip KLA

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