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Dj Lewis Sort enfin de sa réserve “Moi, fini ?

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Il est discret et peu bavard ces derniers temps. Plusieurs rumeurs avaient circulé au sujet de Dj Lewis, le disant perdu pour la musique. Le chanteur sort enfin de sa réserve. Et met les points sur les «I». Sa nouvelle vie, son récent séjour parisien, son avenir dans le couper-décaler, M. Sans-Guêbê en parle sans détour dans cette causerie.

  • C’est le come-back à Abidjan après pratiquement un an d’absence. Quelles sont les nouvelles ?

– Les nouvelles sont bonnes. Je reviens avec de nouveaux produits pour les présenter aux fans. Ce sont les résultats de mes séances studio et de mes rencontres parisiennes. J’ai également profité de mon séjour pour enregistrer un nouveau single “Dis-moi non”. Je suis dans un nouveau registre avec une autre coloration, une nouvelle instrumentalisation et des arrangements pour l’international. afin d’intégrer les radios et les plate-formes “world music”.

  • La rumeur prétendait pourtant que tu avais callé à Paris ?

– (Il sourit), Beh, comme vous le constatez, je suis bel et bien à Abidjan. J’espère donc que ma présence suffira pour faire taire les rumeurs.

  • Tes fans disent aussi qu’ils ne te sentent plus ?

– Qu’est-ce qu’ils ne sentent pas. J’’ai encore en moi l’énergie et toute la fougue de mes débuts, j’ai beaucoup de réserves…loool.

  • Tu comptes relancer ta carrière avec une nouvelle maison de disque européenne ?

– J’ai signé il y a quelques mois, un contrat de production avec la structure GivMeAll, une maison de disque européenne. C’est un contrat de production et d’édition qui porte sur plusieurs albums. Je suis leur locomotive pour le développement de leur branche africaine.  Cette maison veut valoriser la musique de Dj Lewis et développer mon image en Europe. Pour me permettre de m’implanter sur le marché français et européen.

  • Pourquoi avoir attendu maintenant, pour une nouvelle organisation ?

– La musique c’est mon métier et c’est la seule chose que je fais pour subvenir à mes besoins. Raison pour laquelle j’ai décidé de confier ma carrière à des professionnels. Après plus de 8 ans de carrière, quand tu vas au Burida, on te verse que 400 000F cfa comme droits d’auteur alors que tu as fait pas mal de tubes, ça donne à réfléchir.

  • Des regrets. Tu penses avoir perdu du temps ?

– Non pas du tout, je suis dans le temps. C’est maintenant que je compte véritablement développer ma carrière européenne. Ma carrière est  lancée depuis des années, j’ai été plusieurs fois numéro 1 aussi bien en Côte d’Ivoire qu’à l’extérieur, avec plusieurs tournées qui m’ont emmené dans les 4 coins du monde.

  • Comment expliques-tu aujourd’hui que tes derniers sons et concepts n’ont pas eu le succès escompté ?

– S’il  y avait une recette magique pour faire de chacune de nos chansons des tubes, je pense que tout chanteur l’appliquerait. On sort des chansons en donnant à chaque fois le meilleur de nous même et en espérant à chaque fois que le public suivra. Le reste relève de la volonté de Dieu.

  • Penses-tu être toujours inspiré, certaines langues avancent que tu es fini pour la musique ?

– (Il rit) Moi fini ? pas du tout. J’explore un nouveau registre, registre dans lequel mes fans me découvrent avec un “son” qui fera danser le monde entier. En février d’ailleurs, je vais entreprendre une nouvelle tournée qui m’emmènera notamment aux Antilles et en Europe. Je ne connais pas beaucoup de chanteurs qui tournent autant que moi.

  • A ton arrivée à Abidjan, tu as aussitôt déclaré que tu viens reprendre ta place, un défi, une revanche à prendre ? 

J’ai toujours revendiqué une place de 1er choix dans le couperdécaler. Je reste une icône de ce mouvement dont on a tous contribué à faire grandir.

  • On dit que les chanteurs couper- décaler de votre génération, Chanaka Yacuza, Francky Dicaprio, Dj Rodrigue, Dj Kaloudji, sont en perte de vitesse ?

– Il ne faut pas vite enterrer l’ancienne génération. Elle contribue à apporter au couper-décaler son rayonnement à l’extérieur du pays. Si le couper-décaler a largement dépassé les frontières de la Côte d’Ivoire, c’est encore grâce à ceux que certains se mettent à appeler des “has been”.

  • Que penses-tu de la nouvelle génération de chanteurs couper- décaler symbolisée par les Dj Léo, Shado Chris, Doliziana, Safarel…

– Ils font du bon boulot également. Ils apportent leur pierre à l’édification de ce mouvement musical.

  • Comment juges-tu le niveau actuel du couper décaler ?

– Le couper-décaler a évolué. Il y a de nouveaux chanteurs, de nouveaux arrangeurs, de nouveaux danseurs, le public aussi a évolué.

  • Penses-tu que l’expansion de la musique Naija pourrait nuire au mouvement couper-décaler ?

– C’est nous qui faisons d’eux des rois, la musique Naija n’est rien d’autre qu’’une autre forme de couper-décaler. Ils savent ce que nous leur avons apporté. Quand on se retrouve sur des plateaux à l’international, ils nous vouent beaucoup de respects.

  • Il y a un problème de leadership dans le couper-décaler depuis quelque temps. C’est qui le numéro 1 selon toi aujourd’hui ?

– Après Douk Saga, pour moi le leader incontestable du mouvement est Molare. De part le rayonnement qu’il a à l’extérieur du pays et surtout par le respect que lui témoigne tous les artistes.

  • On en vient à toi. A ce jour, es-tu personnellement satisfait de ta carrière ?

– Non, je ne suis pas encore satisfait, je dois le reconnaître. Il me reste encore à atteindre les sommets.

  • Qu’est-ce qui jusque-là, a manqué à ta carrière ?

– Je le sais, mais je ne vous le dirai pas. Parce qu’il faut que je l’expérimente pour voir si c’était vraiment ce qui manquait pour que je sois l’artiste numéro1.

  • Dj Lewis, un homme heureux ?

– (Il sourit) Pourquoi je ne le serais pas. Oui grâce à Dieu, je vis tranquillement ma vie.

  • Qu’est-ce que tu regrettes le plus aujourd’hui ?

– Je regrette de ne pas pouvoir venir en aide à tous ceux qui me sollicitent. Mais le nouveau Dj Lewis se caractérisera aussi par le social, à l’écoute et à l’aide de son prochain.

  • Un homme seul ? Qui sont tes amis aujourd’hui dans le milieu ?

– On forme tous ensemble une grande famille. Tous les acteurs du couper-décaler savent que j’ai toujours été prêt comme on dit pour mes collègues. Dans tous les cas, je n’ai pas d’ennemi avéré.

  • Avec qui vis-tu aujourd’hui ?

– Avec des personnes chères à mon cœur. Je n’en dirai pas plus.

  • Tu as connu des insuccès amoureux. Qui partage le cœur de l’artiste à ce jour ?

– Tous ceux qui m’aiment et qui me témoignent leur amour tous les jours.

  • Que réponds-tu à ceux qui continuent de te traiter de gigolo ?

– La question visiblement sous-entend que je l’ai été un jour et que j’ai désormais arrêté, mais il faut que vous sachez que ça n’a jamais été le cas. Mon éducation ne me permet pas de profiter des autres.

 

Par Inzah D.

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