06202018Headline:

DJUEDJUESSI a coeur ouvert “Je veux adopter un enfant”

 

Branle-bas de combat ce soir de début octobre au domicile de d’Eugénie Ouattara alias Djuédjuessi. La comédienne et productrice du téléfilm Nafi est sur un nouveau projet de film et cette fois, elle est entourée d’une équipe multinationale. Ça discute ferme sur les derniers détails des tournages. En patronne, Djuédjuéssi donne des avis, des instructions. Pour répondre à nos questions, elle s’éclipse et nous retrouve dans un des salons de sa résidence.
Entretien.

• La dernière fois qu’on s’est vus, tu vivais dans une maison autre que celle-ci…

– Oui, c’est vrai, j’ai déménagé. En fait dans la maison où je vivais, je tournais en même temps Nafi là-bas. J’avais même construit et emménagé l’arrière-cour de la résidence pour en faire un endroit de tournage, c’était la cour commune dans Nafi. J’avais même dit à la propriétaire que je voulais acheter la maison. au début elle était d’accord. Mais après, elle a changé d’avis et m’a demandé de partir parce qu’elle voulait récupérer sa maison. A sa demande, j’ai fait démolir tout ce que j’avais construit et j’ai quitté son logement. Mais à ma grande surprise, quand j’ai déménagé, elle ne l’a pas habité, elle l’a plutôt vendu.

•…

– C’est ainsi que je me suis retrouvée dans cette nouvelle maison. J’espère que Dieu va me donner les moyens de pouvoir l’acheter.

• Il y a quelques années, la diffusion de Nafi avait été brusquement interrompue sur la RTI, sans explications. qu’est-ce qui s’était réellement passé ?

– J’avais donné gratuitement Nafi à la RTI pour qu’elle le diffuse. Le film passait les samedis à 19 heures. Un jour, les reponsables de la RTI ont changé la programmation : au lieu de samedi 19 heures, mon film passait désormais les mercredis à 17 heures. Plus personne ne le regardait parce qu’à cette heure-là, les gens ne sont pas encore chez eux. Une telle programmation ne m’arrangeait pas. alors j’ai demandé à la RTI d’arrêter la diffusion. Quand TV5 Monde Afrique a acheté Nafi et qu’elle a commencé à le diffuser, la RTI est venue l’acheter et a commencé à le diffuser à nouveau.

• Dans le temps, tu disais que quelqu’un avait pris un prêt de 200 millions à sa banque pour te permettre de produire Nafi. tu as pu rembourser cette somme ?

– Oui, on a remboursé. C’était quelqu’un qui avait pris des risques pour nous permettre de tourner. Grâce à Dieu, nous avons pu rembourser la totalité des 200 millions.

• Et qui est ce quelqu’un qui a pris un si gros risque pour t’aider ?

– C’est un homme politique ivoirien bien connu: M. Paulin Danho. Il a cru en nous quand nous lui avons présenté le projet de Nafi, il a pris le prêt en son nom pour nous permettre de tourner. Nous avons tourné le film, nous l’avons vendu et nous avons remboursé cet argent. C’est un grand frère qui croit en nous et qui continue de nous soutenir.

• “Nafi” a été acheté par combien de pays en tout ?

– Nafi a été diffusé en Côte d’Ivoire, au Burkina, au Mali, sur TV5 Monde Afrique, au Gabon, au Cameroun… en somme dans beaucoup de pays qui l’ont acheté.

• La série télé sur laquelle tu travailles en ce moment, c’est celle dont tu avais déjà parlé en début d’année, Charme et chagrin ?

– Exactement. Ce film est une co-production de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso, entre la RTI et la RTB. Pour le coup d’envoi des tournages, les ministres ivoiriens et burkinabé de la culture étaient là. Le directeur de la RTI et celui de la RTB aussi. Bientôt le directeur des productions de la RTB viendra à Abidjan pour voir le travail que nous sommes en train de faire. Ils nous donnent des moyens pour qu’on travaille, c’est normal qu’ils voient clair dans ce qu’on fait.

• Au niveau des moyens, Charme et chagrin n’a donc rien à voir avec les débuts de tournages, difficiles et laborieux, de Nafi au Collège Notre dame du Plateau ?

– Une production comme celle sur laquelle nous travaillons, a toujours besoin de financement, moi je veux aussi travailler avec ma banque…

• Les tournages de Charme et chagrin se feront où ?

– On va tourner à Abidjan et au Burkina. Je pense qu’on va tourner 52 épisodes à Abidjan et au moins 20 autres au Burkina Faso.

• Et c’est quoi le fil rouge de cette série ?

– Ça parle du charme et du chagrin parce que quand un homme ne peut pas donner ce que le cœur d’une belle femme désire, il peut y avoir du chagrin. La belle femme insatisfaite peut laisser tomber celui qui ne la satisfait pas pour un autre.

• L’histoire est de qui ?

– Je travaille avec un scénariste burkinabé, il s’appelle Armand Sarambé. (Le scénariste intervient : Charme et chagrin, c’est l’histoire d’un groupe de huit femmes très belles mais déçues sentimentalement. Ces femmes ont en projet de séduire les hommes pour leur faire payer, au prix fort, leurs échecs amoureux. C’est une série avec du suspense, des surprises, des moments de joie, de grande tristesse, avec au bout une fin heureuse).

• Dernièrement, on m’a dit que tu as perdu 15 millions de F CFA par la faute de quelqu’un qui voulait acheter Nafi, qu’est-ce qui s’est passé ?

– En fait, c’est quelqu’un que j’avais rencontré à Paris. Il m’avait dit qu’il était en train de monter une télévision et qu’il voulait avoir Nafi dans son programme. Il m’a demandé de faire l’étalonnage de mon film sur Paris. Pour ce faire, j’ai pris un prêt de 15 millions avec ma banque en France. Quand j’ai fini l’étalonnage, je ne voyais plus. Plus tard, je l’ai croisé à Abidjan, il m’a dit qu’il avait eu quelques problèmes. Il s’est excusé pour le contretemps et il m’a remis un chèque de 15 millions pour me rembourser. Mais malheureusement, ce chèque est revenu impayé. On est même allés à la police, je n’ai toujours pas été remboursée. Et vu qu’il a des problèmes en ce moment, j’ai décidé de laisser tomber.

• Il y a aussi cette affaire selon laquelle, c’est à cause de toi qu’Akissi Delta a tenté de se suicider. Par jalousie, elle aurait demandé à la RTI d’arrêter de diffuser “Nafi”…C’est quoi la vérité ?

– Cette histoire s’est passée en mon absence, j’étais à Paris. Les gens m’ont dit qu’Akissi serait jalouse et qu’elle aurait demandé à la RTI d’arrêter la diffusion de Nafi. Mais Akissi, c’est ma sœur. Quand les gens ont dit ça, elle m’a appelée pour me demander si je la croyais capable d’un tel comportement. Je lui ai répondu que je ne pense pas qu’elle puisse faire une chose pareille. Quand Delta a fait sa tentative de suicide, j’étais l’une des premières personnes qu’on avait appelées. Et depuis Paris, je l’appelais régulièrement pour voir comment son état évoluait.

• Passons à quelque chose de plus léger. finalement, ton foyer avec le Français Lilian Delaveau, c’est à Abidjan ou à Toulouse ?

– (Elle rit) Tu es venu encore avec tes questions-là non ? Mon foyer est à Abidjan, mais aussi à Toulouse, je continue de faire la navette.

• Je demande ça parce que je sais que dans le temps tu avais trouvé un travail… en France.

– Ah oui, c’est vrai (elle rit encore). Un jour, en France, je m’ennuyais tellement que j’ai dit à mon mari que je voulais me trouver un travail. Le premier boulot qu’on m’a proposé, c’était pour m’occuper d’une vieille femme (auxiliaire de vie ou aide à domicile, ndlr). Le soir, quand je suis rentrée et que j’ai donné l’information à mon mari, il m’a dit que c’était n’importe quoi et qu’il était mieux pour moi que je continue à faire mes films. Voilà !

• Il y a quelques années, tu as dit que tu ne pouvais plus faire d’enfant. Alors ton mari et toi avez décidé d’en adopter un après votre mariage. Où en êtes-vous ?

– Je suis toujours en attente d’un enfant à adopter. Notre dossier suit toujours son cours, mais les adoptions en Côte d’Ivoire, je ne sais vraiment pas si les gens vendent les enfants ou si c’est autre chose. Parce que mon mari et moi avons fait toutes les démarches. Mon mari est venu, il a présenté ses bulletins de salaire, les assistantes sociales sont venues chez moi à la maison, nous leur avons fourni toutes les informations dont elles avaient besoin. Mais jusque-là, on ne nous a pas encore donné d’enfant (Djuédjuessi a un enfant. mais avec son mari, elle n’en a pas eu, Ndlr). Pourtant on donne des enfants à adopter à des gens en France, à des occidentaux. Et nous, cela fait des années que nos démarches n’aboutissent pas. Nous ne savons plus quoi faire.

Par Usher Aliman

 

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