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Election PCA / Burida : Qui peut faire l’affaire ?Qui dit mieux?

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Si tout se passe bien, le 8 octobre 2015, le BURIDA (Bureau ivoirien du droit d’auteur) aura son nouveau Président du Conseil d’Administration (PCA). Mais avant, il faudra passer par les urnes, le 7 octobre. Selon les règles et le processus, les différents collèges élisent les membres du Conseil d’Administration, le 7 octobre. Et ce sont ces membres qui, à leur tour, vont élire le PCA, le lendemain 8 octobre, jour de l’installation du bureau.

Environ une soixantaine de candidats ont été retenus pour les postes à pourvoir au niveau des différents collèges. Au bout du compte, chacun espère bien se retrouver dans le fauteuil présidentiel, le 8 octobre.

Mais parmi les candidats déclarés, lequel présente les meilleurs atouts ? Lequel dispose du meilleur profil pour diriger le BURIDA et ses milliers de sociétaires ?

Dans le milieu du show-biz et, plus généralement, les acteurs du monde culturel, chacun a sa petite idée de l’homme qu’il faut. Ils donnent leur pronostic. D’autres, par contre, se montrent sceptiques ou évitent de se mouiller trop tôt. « Je ne peux pas parler des affaires du BURIDA. J’observe en ce moment », affirme Alpha Blondy. Pour sa part, Tantie Oussou ne sait plus sur quel cheval miser depuis que son poulain Jack Dely s’est vu éliminer de la course par les critères du nouveau décret. «Je suis donc restée dans mon coin. Mais en toute sincérité, je ne vois pas qui peut diriger le BURIDA parmi ceux qui se sont déclarés. Je soutenais Jack Dely, parce que je l’ai vu travailler avec moi et avec Gadji Céli. C’était un bon travailleur», dit-elle.

A quelques jours donc de ces élections, nous avons sondé quelques personnalités du monde culturel pour savoir, selon eux, lequel des candidats présente le meilleur profil pour être président du Conseil d’Administration du Burida. Evidemment, leurs avis ne sont pas des votes.

Mais ils peuvent donner des indications, voire des suggestions intéressantes avant les échéances de la semaine prochaine.

 

George Taï Benson

“Je réfléchis…”

«Personne ne sait ce qu’est le BURIDA, ni qui peut valablement le diriger. On mélange tout ! Par exemple, il y a des gens qui pensent que c’est une caisse sociale. L’excellente Mme Vieira devait mener une campagne d’information auprès des artistes eux-mêmes pour leur expliquer ce que c’est. Sinon, il y a vice de forme. Tous ceux qui grenouillent autour aujourd’hui, c’est parce qu’on leur a donné l’impression que c’est pour avoir de l’argent. Ils ont vu leurs devanciers se remplir les poches. Parmi les candidats qui se signalent, je ne connais pas leur situation. En France, par exemple, on ne peut pas voir Johnny Hallyday dire qu’il veut diriger la SACEM (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique : ndlr). Il n’a pas le temps. D’autre part, il ne suffit pas d’être un ancien du milieu. On dit bien : «droits d’auteur», c’est-à-dire, celui qui a créé quelque chose. La première question qu’on devrait poser aux candidats serait de leur demander qu’est-ce que le BURIDA ? A quoi sert-il ? Quel est son rôle ? Qui peut y être ? Ce n’est pas le meilleur médecin qui est forcément nommé ministre de la santé ou encore le meilleur enseignant qui devient ministre de l’éducation nationale. Chacun veut diriger un monde aussi important. Je ne juge pas un candidat. Je les connais seulement dans leur domaine d’activités. Mais je ne les connais pas en tant que dirigeants. Donc, je ne vois pas qui. J’essaie seulement de réfléchir par rapport à la situation. Il y a des noms, c’est vrai. Mais il faut d’autres aptitudes.»

 

 

François Konian, PDG de Radio JAM

“Séry Sylvain est un passionné…”

« En toute honnêteté et en toute sincérité, je n’accorde jamais d’interview à un média, quel qu’il soit. J’ignore pourquoi, mais c’est comme ça. Exceptionnellement, le seul organe auquel je me confie, c’est Top Visages. A cause du patron, pour son sens de la responsabilité et de l’humilité. A mon âge, je ne me mets jamais dans la mêlée, par rapport à certains sujets. Notamment, pour ce qui concerne le BURIDA. Je connais Séry Sylvain depuis sa tendre jeunesse. Il m’a pris comme idole et père spirituel. Ça, c’est un point de vue subjectif. Au plan objectif, à dire vrai, je ne connais personne qui s’est impliqué avec autant de passion dans ce qu’il fait. La musique, c’est la passion de Séry Sylvain. C’est sa vie. Il préfère investir dans ce métier, en produisant des artistes au détriment de sa propre vie. Parfois, c’est moi qui le gronde en lui demandant de s’occuper de ses propres affaires par moments. Je ne dirais pas que c’est le meilleur candidat, vu que je ne connais pas les autres sous l’aspect du show-biz. J’entends leurs noms. Mais, mon candidat, celui dont je me porte garant, celui qui a mon soutien, c’est Séry Sylvain ! »

 

 

Nayanka Bell

“Que le meilleur gagne !”

«Dans le milieu, on se côtoie souvent, on est des amis. Mais je ne les connais pas tous, en tant que gestionnaires. Cependant, je connais un homme comme Séry Sylvain en tant qu’un ancien qui connaît le milieu et qui est un grand manager. Je pense qu’il pourrait faire quelque chose. Toutefois, je leur souhaite bonne chance à tous et que le meilleur gagne ! »

 

 

Athanase Koudou

“Eviter les amalgames”

«En principe, je faisais partie des 101 éligibles dans le collège des artistes, mais j’ai demandé qu’on enlève mon nom. Je suis compositeur-arrangeur, musicien, mais pas administrateur. Ce n’est pas mon métier. Je ne sais pas si ceux qui se présentent ont fait des études pour ça. Je pense pour ma part, qu’il faut confier la gestion du BURIDA à un administrateur et non à quelqu’un du milieu. Moi, par exemple, je travaille, je n’ai pas le temps pour ce poste-là. (…) Quelqu’un comme Séry Sylvain, là encore, ça va. Je suis d’accord pour sa candidature. Mais pour une personne qui a le micro, je dis non. C’est à cause de tous ces amalgames qu’au BURIDA ça ne marche jamais ! C’est une affaire qu’il faut confier aux gens qui ont le temps pour ça, pour réfléchir. Quant à Séry Sylvain, c’est quelqu’un qui a de belles idées. Je suis d’accord pour sa candidature. Il pourrait faire l’affaire.»

 

 

Arantess de Bonali

“Il en faut plus !”

«Je pense qu’un candidat au poste de PCA du BURIDA doit être quelqu’un qui a de l’expérience et le sens du management. Il faut des personnes qui savent ce que c’est que la gestion d’une entreprise. Parmi les candidats, je n’en connais aucun qui ait déjà fait ses preuves dans une société. Par exemple, on ne peut pas être chanteur et vouloir manager une entreprise. L’artiste, lui-même, a besoin d’un manager. Voilà pourquoi, il a une équipe autour de lui. Je peux accepter qu’un artiste soit au Conseil d’Administration pour parler des problèmes du métier, mais pas Président du Conseil d’Administration. Je trouve d’ailleurs que le décret est très faible sur certains points. Gadji Céli réussissait à fédérer, parce qu’il était à la tête d’une union (UNARTCI). Mais, en général, quand un artiste s’intéresse trop au BURIDA, c’est que sa carrière est déclinante. Personnellement, j’ai déjà travaillé au BURIDA et ça ne m’intéresse plus. Ça m’a pris 3 années de ma vie. Aujourd’hui, je veux me consacrer à mes films. Chacun doit connaître sa place. La personne qui m’a approché, c’est Séry Sylvain. Il a un sens de l’organisation. Il peut avoir des arguments. Mais il faut qu’il rassure.»

 

MAGIC SYSTEM

‘’C’est pat Sako’’

«Le Burida a besoin d’un changement profond. Et seule la jeunesse peut relever ce défi. Pour assurer la présidence du conseil d’administration et offrir le bonheur aux artistes ivoiriens, il faut quelqu’un qui vive et partage leurs problèmes au quotidien. Et l’artiste chanteur Pat Sako répond à ces critères.»

 

 

David Tayorault 

“Pourquoi pas Kajeem ?”

« Je ne connais pas la liste définitive des candidats, mais je sais qu’il y a Kajeem, Pat Sako dont la candidature a fait beaucoup de bruits sur les réseaux sociaux, alors qu’il s’agissait juste du vote des collèges… Pour ma part, je pense d’abord que chaque candidat doit avoir un programme assez convaincant allant dans le sens du changement. Ensuite, il faut qu’on quitte les querelles. On pense ensemble, mais pas dans le même sens. Chacun apporte sa pierre. Je souhaite que ce qui s’est passé ces 10-15 dernières années ne se reproduise plus. Il faut que le nouveau PCA soit quelqu’un d’expérimenté et qui voit grand. Chacun d’eux a sa petite chance. J’espère que cette fois-ci les choses vont se passer sans protestations. J’ai participé à l’élaboration du nouveau décret. Mais il a été finalisé par des experts. Ce ne sont pas toutes les propositions qui ont été retenues. Donc, ceux qui pensent que ce décret a été dirigé contre eux, il n’en est rien ! J’ai moi-même été touché par ces mesures. Je ne peux pas faire acte de candidature, alors que j’avais des intentions dans ce sens. S’agissant du profil, j’apprécie beaucoup Kajeem, pour sa hauteur d’esprit. Il a un potentiel. C’est quelqu’un qui a des atouts. Au même titre que Séry Sylvain, un grand producteur qui a beaucoup d’expérience. Ce sont mes deux choix. Pour moi, ils ont les meilleurs atouts. Mais ça va se jouer sur des détails. »

 

 

Akissi Delta

“Pierre ou Paul, j’accepte”

«Personnellement, je souhaite bonne chance à tous les candidats. Ils sont tous mes frères, je ne veux pas choquer l’un ou l’autre en donnant un nom. Je pense que celui qui sera élu sera mon président. Que ce soit Pierre ou Paul, ça ne me dérange pas. Je souhaite seulement qu’il n’y ait plus de disputes dans cette maison après ces élections. »

 

 

francoisyeo@topvisages.net

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