07272017Headline:

Etudiante en licence /La main de Dieu nous a sauvés/ Une emouvante histoire !!!

femme histoire d'une vie

Mes parents ne sont pas originaires de la Côte d’Ivoire, mais moi je suis née ici. Ce pays est tout pour moi. Je le considère comme ma patrie. J’ai la nationalité ivoirienne.  Mon père était chauffeur de taxi. Grâce à ce travail, il nourrissait la famille.

Mais ce n’était pas son premier métier. Autrefois, il était chef magasinier dans une entreprise, à Abidjan. La société qui l’employait a fermé au début des années 2000. Le «vieux» a pris l’argent de ses droits ainsi que ses économies pour investir dans le transport. Il avait acheté ce véhicule qu’il a transformé en taxi-compteur. Il le conduisait lui-même. Je suis sa fille aînée. Notre mère est décédée depuis. Etant étudiante, à l’époque, je vivais sous le toit de mes parents, avec mes frères et sœurs. Chaque jour, notre père quittait très tôt la maison pour aller au travail. Il ne rentrait que la nuit. Il conduisait, tous les jours, excepté les dimanches et certains jours, quand il était fatigué ou ne se sentait pas bien. Comme il prenait de l’âge, je lui ai suggéré de prendre au moins un chauffeur qui allait le remplacer certains jours, afin qu’il se repose un peu. Mais il a refusé. Vu que nous dépendions de lui, je n’ai pas insisté. Le «vieux» prenait soin de sa voiture. Elle était comme sa deuxième femme. Je pense que c’est en raison de tout cela qu’il ne laissait personne d’autre y toucher, à part lui. Du lundi au samedi, il travaillait. Mais, il roulait à son rythme.

Un jour de 2013, les problèmes de santé du «vieux» ont véritablement commencé. Il n’était pas alité, puisqu’il parvenait encore à travailler presque normalement. Seulement, il se plaignait quelquefois de maux de cœur et de douleurs lombaires. Cela l’a emmené à faire deux ou trois tours à l’hôpital. Le reste du temps, il préférait se traiter à l’indigénat. Il disait que c’était plus sûr et efficace. En fait, c’est un homme qui n’écoutait que sa propre voix.

Au mois de septembre 2013, il a gardé le lit pendant plusieurs jours, avant de se remettre sur pied. Alors que nous craignions pour sa santé, cela ne semblait pas l’inquiéter.

Les fêtes de fin d’année étaient la période de traite pour lui. Il faisait de grosses recettes. En décembre 2013, il n’a pas roulé pendant deux jours, les 22 et 23 du mois. Il s’est ménagé en quelque sorte pour le réveillon de Noël. Ce jour-là, le 24 décembre, il a roulé toute la journée. Il est rentré à la maison autour de 22 heures. Le lendemain 25 décembre, au réveil, nous avons constaté que le «vieux» était décédé. La veille, il n’était pas rentré malade. Généralement, lorsqu’il ne se sentait pas bien, il nous le disait. Mais cette fois-là, on n’a rien su. De quoi est-il mort ? Je crois que nous n’en saurons rien.

Etant la fille aînée, j’ai été mise devant mes responsabilités. A 23 ans. Comme mes oncles vivent au village, on a gardé le corps pendant deux jours, le temps qu’ils arrivent. Papa a ensuite été inhumé à Williamsville. J’ai décidé de raconter cette histoire pour dire à quel point j’ai été marquée par ces événements.

Après l’inhumation, mes oncles nous ont demandé, à mes frères et moi, si nous voulions rentrer au village. On allait à l’école.

Et moi, je préparais une Licence. J’ai opté pour les études, en restant ici, à Abidjan, avec mes frères et sœurs. Etant orphelins de père et de mère, on ne savait pas comment on allait s’en sortir. Mais je comptais sur Dieu.

Peu de jours après les obsèques et le départ des parents au village, j’ai fait une découverte surprenante dans les affaires de papa. Ce jour-là, j’ai décidé de ranger ses affaires. Les oncles n’avaient pas jugé nécessaire de les emporter. Ils ont laissé certaines choses dans la maison, telles qu’elles étaient, vu que nous étions encore là. J’ai voulu ranger aussi le lit de papa, puisqu’il ne servait plus. Lorsque je l’ai soulevé, j’ai découvert une petite sacoche. Il y avait de l’argent à l’intérieur. Beaucoup d’argent ! J’étais tremblante. J’ai appelé mon frère cadet qui était à la maison, avec moi ce jour-là. Nous avons compté l’argent. Le montant était de 4 800 000 F (quatre millions huit cent mille francs). Je n’en croyais pas mes yeux ! Cette manne nous tombait du ciel. En tout cas, Dieu a mis sa main sur cet argent afin que personne d’autre que nous ne le retrouve. Je lui dis merci. On a gardé précieusement cet argent. Et c’est grâce à ça que nous avons pu vivre pendant un bon moment et payer nos études. On a mis le wôrô-wôrô en location. Ça nous rapportait aussi un peu d’argent. Je gérais toutes les dépenses de la maison, car j’étais un peu comme le papa et la maman de mes frères et sœurs. Je dois dire que Dieu a été avec nous durant cette période. Puisqu’après, j’ai terminé ma Licence et obtenu un boulot dans une entreprise. Aujourd’hui, je travaille et je ne me plains pas.

 

Voilà, c’était là mon histoire. Merci de m’avoir lue.

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