07202017Headline:

Incident à Paris, divorce d’avec son producteur, mariage en cachette, nouvel album: Yabongo explique tout !

yabongo-lova

Un album à succès en 2014 (Lumière), un concert live mémorable (le 5 décembre 2015) et une distinction. Celle du meilleur artiste Zouglou de l’année. Franck Bially alias Yabongo Lova, fait partie des artistes ivoiriens les plus appréciés du public depuis quelque temps. De retour d’une tournée occidentale, le descendant des chanteurs «Tohourou» de Daloa se livre à Top Visages. Sans faux- fuyant.

• Tu es beaucoup sollicité, tu reviens d’une tournée à l’extérieur ?
– Oui, ça a été une tournée très fructueuse. On a fait une quinzaine de pays d’Europe. Le public est venu nombreux à chacun de nos spectacles. Les gens ont aussi acheté nos CD et tee-shirts qui étaient en vente à ces occasions. Tous ceux qui nous ont programmés pour jouer ont respecté leurs engagements, ainsi que les dates de spectacles . A notre niveau on ne pouvait qu’assurer.

• Lors de cette tournée, il y a eu un incident à l’Ivoire discothèque de Paris, qui a fait beaucoup de bruits. Peux-tu nous dire ce qui s’est réellement passé ?
– Je ne sais pas comment les gens ont appréhendé la chose, mais c’est juste un petit truc qui a été amplifié. Il s’agit du grand frère Pat-Sako qui, en reprenant des paroles de ma chanson «You», a juste plaisanté. Il a parodié en disant : «You ho ils ont attrapé Gbagbo…». Je crois que c’était pour taquiner qu’autre chose. Mais des gens n’ont pas apprécié cela et ont manifesté leur mécontentement.

• L’incident n’a-t-il pas perturbé ton spectacle ?
– Non, je ne pense pas. Dieu merci les choses se sont arrangées rapidement. Après j’ai pu continuer tranquillement mon spectacle, sans problème jusqu’à 5h30 du matin. Franchement ce sont des choses sur lesquelles je ne voudrais pas vraiment m’attarder.

• Tu en veux à Pat Sako ?
– Pas du tout, moi j’ai pris tout cela en fair-play. Pat Sako a voulu rigoler, apparemment cela a choqué des gens. Je ne lui en veux pas. Les gens ont seulement interprété ce qu’il a dit comme ils le voulaient. Je crois que c’est tout simplement une incompréhension.

• Tu es fils de musicien, mais tu parles peu de ton père, Noël de Bially, ex-musicien des frères Sehia ?
– C’est vrai, mais c’est tout simplement parce je n’aime pas trop parler de ma famille dans les médias. Mon père a fait son temps à une certaine époque. Il a aujourd’hui passé le flambeau à son fils que je suis. Même à Paris où il vit, il est toujours dans la musique.

• Qu’est-ce que ton père t’a apporté à ce jour musicalement ?
– Beaucoup. Quand on parle souvent, il me donne beaucoup de conseils. Il me dit : «Fais ceci, ne fais pas cela». Pour que j’emprunte le bon chemin. J’avoue qu’il m’a beaucoup guidé, comme un père peut le faire pour son fils.

• Tu n’as pas prévu de l’avoir en featuring un jour sur un album ?
– Pourquoi pas ? C’est même en vue sur mon prochain album qui sort bientôt. C’est une surprise que je réserve aux mélomanes.

• Il y avait un froid un moment entre toi et ton premier producteur Mike le Bosso. Qu’en est-il aujourd’hui ?
– Je ne cesserai de le dire, Mike Le Bosso est un père pour moi. Entre un père et son fils, il ne peut y avoir de divorce. Si vous voulez en savoir plus, sachez qu’on a de bons rapports. C’est un monsieur pour qui j’ai beaucoup de respect et d’estime. Je lui dois beaucoup. C’est Mike qui a permis que Yabongo sorte un album et que cet album connaisse un franc succès. Je vous apprends d’ailleurs que lorsque j’étais récemment à Paris, je me suis déplacé pour aller le voir. On a parlé de beaucoup de choses et on s’est compris.

• Une possible reprise de votre collaboration ?
– Pour la production, l’avenir nous situera.

• Pour ce qui est de ta collaboration avec Aimé Zébié, on a entendu dire qu’il est ton nouveau producteur ?
– Non pas du tout. Aimé Zébié est comme un conseiller artistique pour moi. Il m’apporte des conseils avisés chaque fois que le besoin se fait sentir. Il faut aussi relever que c’est son espace l’Internat à Yop qui m’a vraiment boosté à mes débuts. C’est là-bas à l’Internat que le public a découvert le nouveau talent Zouglou que je suis.

• Tes deux parents vivent à Paris. Pourquoi ne restes-tu pas en France pour poursuivre ta carrière ?
– Je l’avoue, c’est le souhait de mes parents. Mais si tu quittes la Côte d’Ivoire pour t’installer là- bas, les fans t’oublient, c’est clair. Alors que je viens juste de débuter ma carrière en Côte d’ivoire. Abidjan reste donc ma base. Toutes les stars africaines sont passées par Abidjan pour être aujourd’hui des célébrités.

• Tu as mis a profit ton passage à Paris pour enregistrer une chanson, semble-t-il ?
– J’ai fait à Paris une chanson Zouglou, style français, qui va sortir là-bas. Je travaille à Abidjan, mais j’essaie de laisser mes empruntes dans le show biz parisien. Mais en toute franchise, ça ne me dit rien d’aller m’installer à Bengue.

• Tu as été distingué meilleur artiste Zouglou au dernier Oscar du Zouglou, que représente ce prix pour toi ?
– En 2014, j’ai été la révélation Zouglou, l’année d’après en 2015, je suis le meilleur artiste Zouglou de Côte d’Ivoire. Sans oublier la dernière distinction que j’ai reçue récemment lorsque j’étais en tournée. Personnellement, ça me fait plaisir. Cela dénote du fait que je suis beaucoup suivi. Je suis conscient qu’il faut chercher à faire mieux et ne pas dormir sur mes lauriers. Il y a encore du boulot.

• ça marche bien pour toi aujourd’hui, qu’est-ce que ça te fait de revoir le marché de Siporex à Yop, où tu as dormi à la belle étoile, sur des tables à une certaine époque ?
– (Il remue la tête en souriant) Sincèrement, ça me touche. Ça me rappele beaucoup de souvenirs. C’est un grand symbole de ma galère abidjanaise. Il m’arrive parfois de garer quand je suis en voiture et entrer dans le marché pour causer avec les mamans qui vendent dans le coin. Mais on n’est plus dans le passé, on est dans le présent. Il faut préparer le futur.

• Il paraît que des jeunes de la nouvelle génération Zouglou sont dans un clash avec les anciens du milieu ?
– (Il s’offusque) Ah bon ? Je ne suis pas informé de cela. Si c’est avéré, je suis contre ce fait. Dans tout milieu, il faut apprendre à respecter les doyens. Ce sont des doyens qui ont porté le mouvement et nous aujourd’hui, on suit.

• Quelle place te donnes-tu aujourd’hui dans le milieu Zouglou ?
– (Il sourit) C’est au public de juger. Moi, je ne me fixe pas de place. Puisque je n’ai pas encore atteint mon objectif.

• C’est quoi ton objectif ?
– Mon objectif, c’est d’être une véritable star en Côte d’Ivoire. J’ai pour ambition d’avoir une renommée qui dépasse les frontières du continent. Afin que lorsqu’on cite les grosses têtes de la musique en Côte d’Ivoire, qu’on cite le nom de Yabongo Lova.

• Où en es-tu avec ton prochain album ?
– Je suis en train de faire des mises en boîte avec mon arrangeur. On va apporter des sonorités nouvelles. On observe. Il y a en ce moment des sorties Zouglou, on va prendre le temps d’écouter et voir ce qu’on peut apporter de neuf. On réfléchit, après on passera à l’enregistrement.

• Tu parles de sonorités
nouvelles. Tu veux t’essayer à d’autres genres musicaux ?
– Tout à fait. Il y aura entre autres, une chanson reggae pour montrer que Yabongo peut faire autre chose que le Zouglou. Il y aura aussi la chanson qu’on a enregistrée en France. Ce sera un album de 12 titres avec les thèmes de l’amour, la vie, la mère. On va donner de l’espoir aussi aux gens. Il y aura des featurings tant en Côte d’Ivoire qu’a l’extérieur. On veut sortir du lourd. A partir de là, c’est la carrière internationale qui sera lancée.

• Tu préparerais également une tournée dite de remerciment ?
– Oui, c’est pour bientôt. Nous allons sillonner les quatre coins du pays. Ça va se faire dans une dizaine de villes. Et nous allons faire le show avec nos concitoyens pour leur dire merci. Mais on n’a pas encore fixé de date de démarrage.

• Songes-tu à entrer dans une major ?
– C’est justement ce qui m’a fait faire une chanson du côté de Paris dans le feeling français. Il y a des propositions, il ne reste que la confirmation. Les choses viendront progressivement.

• Tu aimes te faire appeler
«Loutché», pourquoi ?
– (Il sourit) Ce nom m’a été donné par un vieil ami. Il aimait bien m’appeler, «La Loutche». Quand je lui ai demandé ce que cela veut dire, il ma répondu : La lumière. Et depuis que je porte ce sobriquet, j’ai la lumière dans ma carrière. Il me porte chance. J’ai même fait baptiser mon orchestre : La Lumière.

• Quand on t’invite pour prester, tu souhaites généralement jouer en live ?
– Oui, exactement. C’est par le live qu’on évalue vraiment un artiste. Le live permet de savoir ce que vaut celui qui se proclame chanteur. Et c’est pour tout ça que j’ai créé mon orchestre, La Lumière, qui tourne avec moi presque partout ou je suis invité à prester. Je me sens plus dans le live, surtout que je suis à l’aise dans l’improvisation.

• Des promoteurs trouvent que ton cachet est élevé ?
– Ecoutez, si je dois me produire en live, il est clair qu’il en soit ainsi. Pour la qualité, il faut y mettre le prix. Quand je viens jouer, c’est avec mon orchestre au grand complet. Ceux qui travaillent avec moi, je tiens à ce qu’ils soient à l’aise.

• Tu es aussi dans le social?
– Tout à fait. J’y suis depuis un moment. Je n’aime pas communiquer là-dessus. Je le fais dans la discrétion. Quand tu mènes ces actions, c’est ton cœur qui parle. Et cela représente beaucoup pour moi. J’ai été aidé, en retour j’aime bien aider les autres.

• Tu as célébré il y a quelques mois ton mariage traditionnel, dans la plus grande discrétion ?
– C’est mieux ainsi, c’est ce que ma femme et moi-même avons voulu. On ne voyait vraiment pas l’opportunité de faire du tapage sur notre union.

• Qu’est-ce que ça t’a fait de demander officiellement la main de ta go de galère ?
– (Il sourit) C’est une reconnaissance envers Dieu. C’est quelqu’un qui est resté auprès de moi depuis longtemps. Elle a toujours su me comprendre et me soutenir. La plus belle preuve d’amour que je puisse lui donner, c’est de l’épouser. C’est très important.

• Tu es père de deux garçons…
– Oui, et je veux avoir quatre garçons si possible. Moi, j’ai toujours préféré les garçons. Là je sais que quelqu’un ne viendra pas se foudre de mes enfants (il rit). Si je n’ai que des filles, c’est beaucoup de bavardages garantis (sourire).

• Un père jaloux ?
– Non pas du tout. Si tu dois passer ton temps à demeurer Papa jaloux, qui va épouser un jour tes filles ? (Rires).

Par Inzah D.
Source: Topvisages

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