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Inhumation de Marie-Louise Asseu à Affery : Son fils unique Hermann a trés brillé par son absence/les raisons

La comédienne honorée par les siens, la 5è édition de son festival lancée
Le dernier clap de Malou entre pleurs, amertume et consternation

La célèbre comédienne et réalisatrice ivoirienne, Marie-Louise Asseu, à l’état civil Asseu Yao Marie Louise, repose à jamais au cimetière protestant d’Affery, situé dans le département d’Akoupé.

Elle a été accompagnée à sa dernière demeure, le samedi 14 janvier 2017, par ses amis des planches ainsi que des personnalités de haut rang, sans oublier les autorités politiques et administratives de la région. Un dernier clap marqué par une forte atmosphère faite d’émotions, précédé d’une messe de requiem à l’église protestante de Béthel. Retour sur ce voyage de non retour à la maison du Père céleste dont la fausse note a été l’absence du fils unique de la comédienne. Il est 14h 33. Au cimetière d’Affery, il fait frisquet. Les visages, soudainement s’assombrissent. L’émotion est à son pic. L’heure de la séparation est imminente. Les larmes coulent sans cesse. Les coeurs sont meurtris dans cette ambiance glauque. Le silence est glacial. Plus rien à dire. Plus rien à faire. Malou, comme l’appellent affectueusement ses proches, s’apprête à quitter définitivement la terre des hommes. En ces instants de douleur et d’amertume où Mai La Bombe, Adrienne Koutouan, Dan Log, Glazai Dohoun Kévine, venu ”fraîchement” d’Allemagne et tous ses pairs n’arrivent pas à contenir leur douleur, la prière et le recueillement restent l’unique recommandation des écritures saintes.

 

D’ailleurs, le pasteur célébrant la messe de requiem n’a pas occulté de le souligner dans son homélie. Bien avant l’ultime voyage, la comédienne Marie-Louise Asseu a reçu tous les honneurs des populations d’Affery. Mieux, un intermède à Adzopé, le vendredi 13 janvier 2017, a servi de prétexte pour lancer la 5ème édition du festival Layè, une initiative que la comédienne de la série télévisée ”Faut pas fâcher” a portée à bout de bras jusqu’à son dernier souffle. Une escale qui a été un des moments forts de ces obsèques. Idem lorsque le corbillard transportant la dépouille de Malou faisait son entrée dans le village. Des populations des différentes contrées de la région, massées en bordure de route, n’ont pas voulu rater ces instants.

Le cortège composé d’une trentaine de véhicules dont des cars, des minicars, des voitures de type 4×4, a été accueilli avec tous les honneurs dus au rang de la défunte. Dans la soirée, une veillée religieuse et traditionnelle s’est déroulée autant dans la cour familiale, pour les membres de sa famille, que dans la cour du groupe scolaire régional Plateau, pour la délégation venue d’Abidjan et d’ailleurs. Le lendemain, une cérémonie a consacré tous les hommages de l’État à cette illustre fille de la nation. « Au regard des personnes décédées, ce n’est pas toujours que des personnalités de telle ampleur se mobilisent. C’est dans ces instants que l’on se rend compte des personnes qui nous aiment. Je suis sûr qu’elle saura partir dignement car elle est déjà contente de l’hommage qui lui a été rendu », a fait savoir le Secrétaire général de la Présidence, Patrick Achi , avant de s’adresser à la famille de la défunte: « Réaliser des obsèques de telle nature au village peut comporter des risques. Nous sommes venus avec une délégation pour rencontrer les parents pour leur dire et rappeler la dimension internationale de leur sœur, de leur fille ».

Puis d’inviter les parents de Marie-Louise Asseu à faire en sorte que ces funérailles soient dignes parce que ces images seront retransmise non seulement au niveau national mais au-delà pour que toutes les personnes qui seront ici, en particulier les personnes étrangères, soient des ambassadeurs du village et de toute la région. « En cas d’échec, ce ne sera pas seulement la honte qui rejaillira sur la famille de notre sœur mais sur tout le village », a averti le ministre Achi. Avant de revenir sur les articulations de ces obsèques. « Depuis Adzopé, je dirais les premières arènes ont commencé et aucun incident n’a été observé. On a plutôt vu une foule en liesse en peine l’accompagnant dignement. Je ne pouvais pas venir observer cela sans vous dire merci ». Pour lui, le bon déroulement des funérailles de Marie-Louise traduit le fait que le message envoyé de la part de tous les cadres de la région surtout de la part de la Première dame Dominique Ouattara, est passé. Aussi Achi Patrick s’est-il convaincu que l’épouse du Chef de l’État n’aurait pas été contente si les choses ne s’étaient pas passées comme il se devait. En tant que fils de la région, il a traduit sa reconnaissance à la première dame pour sa sollicitude et sa contribution de 5 millions de Fcfa pour les obsèques de la comédienne et exprimé ses remerciements au ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandaman. « Déjà, sa présence physique là-bas, dénote de l’attachement qu’elle avait pour Marie-Louise Asseu », a salué le ministre Patrick Achi.

 

Sans manquer d’annoncer le don de 2 millions de Fcfa du président de la République, Alassane Ouattara, pour ces obsèques. Le porte-parole de la famille a profité de l’occasion pour faire une doléance à l’émissaire du Chef de l’État, afin qu’une bourse d’études soit trouvée pour le fils de Marie-Louise Asseu, bloqué en Ukraine, où il fait des études, pour des problèmes de visa. Un plaidoyer que les hôtes du jour ont promis de transmettre à la première personnalité de l’État de Côte d’Ivoire. Rappelons qu’au cours de la levée du corps de la comédienne, décédée le 7 décembre 2016, des suites d’un Accident vasculaire cérébral (Avc), l’État de Côte d’Ivoire a élevée Marie-Louise Asseu au rang de chevalier national du mérite culturel, à titre posthume.

DIARRA Tiémoko

 

Les à-côtés

 

Le comité d’organisation pas à la hauteur

Le comité d’organisation des obsèques de Marie-Louise Asseu, présidé par Acho Weyer, n’était pas à la hauteur de la mission qui lui a été assignée. C’est le constat qui a été fait par la délégation des journalistes invités pour la couverture de cet événement. Débordés, les responsables en charge de l’organisation ont montré leur impuissance. Laissant pantoise toute la délégation en quête de repères.

 

Le grand acte du commissaire Ossohou

Les journalistes présents aux obsèques de Marie-Louise Asseu ont été honorés par un des illustres fils de la région. Le commissaire Ossohou Léopold, c’est de lui qu’il s’agit, grand-frère du célèbre zouglouman du groupe Espoir 2000, Hugues PatrickOssohou alias Pat Sako, a reçu avec tous les honneurs aussi bien la presse que les artistes. Une hospitalité qui a été marqué par le somptueux plat partagé avec ses hôtes en présence de son épouse.

 

Malou honorée par ses collègues de ”Faut pas fâcher”

Les comédiens de la série télévisée de la première chaîne ivoirienne ”Faut pas fâcher” ont tenu à rendre un vibrant hommage à leur collègue au cours de ses obsèques. Tous ont répondu présents à l’appel pour accompagner à sa dernière demeure l’actrice Marie-Louise Asseu. Habillés en uniformes, la plupart d’entre eux dont Djimmy Danger, Guéhi Vêh, Martial Bohui et Flèkè Flèkè étaient totalement bouleversés tout au long de ces obsèques.

 

La leçon de Jean Aristide Dicko

”La politesse a ceci de spécial qu’elle grandit celui qui en use”, dixit Jean Aristide Dicko, membre de la délégation de la directrice générale du Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida). Propos tenus juste après avoir été froissé par l’inélégance de quelqu’un qui est loin d’avoir appris les règles élémentaires du protocole. Un comportement que l’arrangeur de renom, connu pour sa courtoisieu n’a pas manqué de mettre au vitriol. Bien avant, face à l’impuissance du comité d’organisation, il a dû intervenir auprès de Mme Assa Vieira pour héberger les journalistes chez un tuteur.

DIARRA Tiémoko

 Encadré : Plaidoyer pour la perpétuation du Layè festival

La 5è édition du ”Layê festival”, a été lancé le vendredi 13 janvier, à la place publique d’Adzopé. Un rendez-vous culturel de promotion des arts vivants notamment du théâtre, des contes, de la poésie et de la gastronomie du peuple akyié dont la comédienne Marie-Louise Asseu était le commissaire général. Un intermède que le comité d’organisation a inscrit au programme pour annoncer que la disparition brusque de Marie-Louise ne devrait pas consacrer l’inhumation de cet important événement culturel. Mieux, il faut que les autorités et cadres de la région s’approprient l’événement et l’inscrivent dans leur programme d’activités afin de perpétuer cet outil de développement culturel que symbolise le Layè festival. Un événement qui a donné de la visibilité à la région de La Mé pour lequel la promotrice s’est battue pour le maintenir en vie.

DT

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